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12/09/2008

Arnold Relman s’en prend aux médecins inféodés aux firmes, auxquelles ils abandonnent jusqu'à leur formation médicale continue

Le numéro du 3 septembre du JAMA (Journal of the American Medical Association) contient trois commentaires sur le thème des relations Corruption Eric Uslaner.jpgentre médecins et industrie pharmaceutique. L’un d’eux est signé par Arnold S. Relman et s’intitule "Industry Support of Medical Education" (Pharmacritique traduit l'intégralité du texte, réservé aux abonnés). Nous avons présenté brièvement le Pr Arnold Relman dans cette note où nous traduisions un excellent texte de cette grande figure de la résistance à la corruption par les Big Pharma : "Ethique et valeurs médicales dans un monde marchand où la santé n’est qu’un commerce parmi d’autres".

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26/08/2008

Alfredo Pisacane: "Repenser la formation médicale continue", sans industrie pharmaceutique ni conflits d’intérêts

Cette note contient la traduction d’un article de Ray Moynihan paru dans un dossier du British Medical Journal sur la formation médicale FMC la une du BMJ 28 août.gifcontinue dominée par les firmes pharmaceutiques. Un autre article du dossier, paru le même jour sur le site et repris dans le numéro du 28 août, dont on voit ici la une, s’intitule Rethinking continuing medical education ("Repenser la formation médicale continue" ; BMJ 2008;337:a973). Son auteur est Alfredo Pisacane, directeur de l’unité de formation médicale continue de la faculté de médecine de l’université Federico II de Naples.

 

Pour contourner l’obstacle de l’accès restreint au texte complet, Pharmacritique vous propose une traduction.

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Le Guardian dénonce l’impact du financement industriel de la formation médicale sur la santé des patients

Un article intéressant a été publié le 23 août dans le journal britannique The Guardian : Drug giants accused over 1548256468.jpgdoctors' perks ("Les firmes pharmaceutiques se voient reprocher les à-côtés offerts aux médecins. Accepter des vols gratuits, des repas et des tickets pour des matchs peut nuire aux soins, disent les critiques").

 

"Les firmes pharmaceutiques dépensent chaque année des millions de livres sterling pour financer la participation des médecins et autres professionnels de santé à des conférences partout dans le monde. Ce sont des voyages tous frais payés, et le tout n’est qu’une application massive des stratégies promotionnelles de l’industrie pharmaceutique, sous les oripeaux de la formation médicale continue".

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11/08/2008

L'ordre des médecins et l'industrie pharmaceutique: frères siamois et relations incestueuses...

Qui disait que le mariage par intérêt ne donne pas d'union solide ? Et une progéniture qui fait bloc. Ou monopole. Ou encore cartel, selon les reproches que l'Office allemand antitrust fait à l'ordre des médecins pour avoir promu les intérêts de son frère siamois (l'industrie pharmaceutique), en bourrant le crâne des médecins de publicités en guise de formation médicale continue. Et l'ordre médico-pharmaceutique de France et de Navarre? Il se porte comment, lui, dont aucun office antitrust et aucune loi ne viennent troubler la quiétude ?

Le Conseil national de l'Ordre des médecins (CNOM) et co-responsable de la situation actuelle de corruption, de conflits d'intérêts généralisés. C'est lui qui a permis le contrôle total de l'industrie pharmaceutique et des fabricants de dispositifs médicaux sur l'ensemble de notre pseudo-système de santé, sur toute la recherche médicale, sans oublier la formation médicale initiale et continue et les moyens d'information (de désinformation) des professionnels de santé comme des usagers. Les victimes d'effets indésirables de médicaments devraient porter plainte systématiquement contre les médecins prescripteurs, mais aussi contre le CNOM.

Car c'est l'Ordre des médecins qui gère les relations des médecins avec l'industrie pharmaceutique; chaque médecin qui signe un contrat doit le soumettre à l'Ordre départemental des médecins, qui le valide selon un barème tenu secret. Or on aimerait bien savoir quel est le prix de l'intégrité et de l'indépendance d'un médecin, selon le CNOM et pour quelles activités...

L'existence même d'un ordre des médecins est contraire à l'esprit et à la loi de la République, puisque la Révolution était censée mettre un terme aux ordres et aux privilèges qui vont avec, afin qu'aucun corps professionnel intermédiaire ne s'interpose entre les citoyens et la loi et que tous les citoyens soient égaux devant la loi commune. Or les velléités d'autorégulation (sic) et d'autodiscipline (sic) de l'ordre des médecins font que les assujettis à cet organisme qui rassemble les positions les plus réactionnaires échappent à la loi commune, échappent au Code pénal. Il faut dissoudre tous les ordres professionnels, il faut appliquer la loi Le Chapelier de 1791 et garantir la généralité de la loi. Interdire les intérêts corporatistes que l'on voit fleurir partout, se traduisant dans des sous-systèmes de vassalité quasi-féodale autour des firmes et des leaders d'opinion qui verrouillent le système pour le profit des industriels qui les paient et leur permettent de faire carrière (l'argent industriel finance des essais cliniques et les moyens d'en parler, finance aussi les grandes campagnes de communication dans la presse médicale et les sociétés savantes (elles-mêmes financées) ainsi que dans les media généralistes, qui font que la cote des leaders d'opinion augmente, qu'ils sont promus experts auprès des instances de régulation car ayant écrit sur le sujet (grâce aux industriels...). Et ainsi de suite, dans un cercle vicieux infini. 

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