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24/11/2008

Une étude doute de l’efficacité du Gardasil et un éditorial appelle à la raison : modérer les espoirs et éliminer les fausses idées (Gynecologic Oncology)

Le numéro d’octobre de la revue Gynecologic Oncology contient un article de Gonzalez-Bosquet et al, qui rend compte d’un essai clinique réalisé avec la participation de femmes barcelonaises ayant un diagnostic de dysplasie : “Identification of vaccine human papillomavirus Gardasil El Mundo.jpggenotypes in squamous intraepithelial lesions (CIN2-3)” (résumé ici).

Les auteurs se sont intéressés aux génotypes de human papillomavirus (HPV) liés à ces dysplasies et ont abouti à la conclusion que les génotypes à haut risque contenus dans le vaccin Gardasil (HPV 16 et 18), comme dans le Cervarix, d’ailleurs, étaient beaucoup moins présents en réalité que dans la propagande des laboratoires. Cette découverte qui renforce les positions de ceux qui mettaient en doute l’utilité des vaccins en Europe occidentale vu la répartition très inégale de ces génotypes, amène les auteurs à conclure que leurs résultats remettent en cause le degré de protection conférée par le vaccin.

L’article est accompagné par un éditorial signé par Karen K. Smith-McCune du département de gynécologie, obstétrique et médecine de la reproduction d’UCSF (University of California, San Francisco) : "Human papillomavirus vaccine efficacy: Aligning expectations with reality", Gynecologic Oncology 111 (2008):1–2.

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02/07/2008

Même une vaccination systématique par un Gardasil supposé efficace n’aurait qu’un faible impact sur l’incidence du cancer du col de l’utérus, selon une modélisation autrichienne

Rappelons la décision des autorités politico-sanitaires autrichiennes de ne pas recommander le Gardasil et de ne pas le rembourser : 1541060979.jpgL’Autriche mise sur les méthodes sûres de prévention du cancer du col de l’utérus. Un sérieux revers pour le Gardasil. La revue allemande Arznei-Telegramm a salué la décision de l’Autriche et souhaité que les autorités allemandes s’en inspirent. Suite à cette décision, certains scientifiques liés à Merck et/ou Sanofi Pasteur MSD ont essayé de faire pression, par exemple lors d’un colloque organisé début février. Le journal Der Standard en rend compte sous le titre Wieder Diskurs um HPV Impfung: « Le vaccin anti-HPV fait de nouveau parler de lui. »

Laissons de côté la répétition de la soupe publicitaire servie ad nauseam par des médecins ayant des conflits d’intérêts. Prenons l’intervention d’Ingrid Zechmeister, experte internationale en santé publique, du prestigieux – et indépendant - Institut Ludwig Boltzmann.

La conclusion d’Ingrid Zechmeister est sans appel, alors même que l’analyse est faite selon le meilleur scénario possible : même si on vaccinait 85% des jeunes filles de 12 ans par Gardasil jusqu’en 2060 - et ce en supposant qu’il est efficace à 100% et immunise à vie - on n’atteindrait au bout de 52 ans qu’une diminution de 10% des cas de cancer du col de l’utérus. Et la mortalité ne baisserait que de 13%...

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13/06/2008

Fréquence des infections par tous les sérotypes HPV à Barcelone: 2,98%... Gardasil et Cervarix, pour quoi faire??

Une étude publiée par Sanjosé, Almirall et al en 2003 analyse la prévalence des divers sérotypes de human papillomavirus (HPV) dans la population générale féminine de Barcelone (Espagne): Sanjose S, Almirall R, Lloveras B, Font R, Diaz M, Muñoz N, et al. "Cervical human papillomavirus infection in the female population in Barcelona", Spain. Sex Transm Dis. 2003;30(10):788-93. Le texte a été intégralement reproduit sur cette page. L'auteure principale, Silvia de Sanjosé, était affiliée à l'Institut Catalan contre le Cancer pendant la réalisation de l'étude.

L’étude comprend 973 femmes ; âge moyen 43 ans (± 16 ans) ; taux de monogamie 79%. La prévalence des papillomavirus après ajustement en fonction de l’âge était de … 2,98%... (On parle d’infections en général, tous types de HPV confondus. Ces infections banales éliminées spontanément et sans aucun symptôme dans 90% des cas…).

A part cette fréquence extrêmement basse, il y a un autre élément à retenir de cette étude : quels sont, chez ces moins de 3% de femmes infectées, les génotypes HPV qui prédominent ? Il suffit pour cela de regarder la figure 1 de l’étude. Et on verra que cet élément n’a rien à voir non plus avec la propagande de Sanofi Pasteur MSD présentant les sérotypes HPV à haut risque 16 et 18 comme omniprésents, mettant toutes nos filles en danger de mort, etc... Les HPV 6 et 11, responsable de condylomes acuminés (verrues génitales) seraient eux aussi à tous les coins de rue… Parmi les 29 femmes ayant contracté une infection par un papillomavirus (29 sur 973!), aucune n’était infectée par les HPV 18 ou 11… 6 femmes étaient infectées par le HPV 16 et une seule par le HPV 6. Aucune par au moins deux des quatre sérotypes du Gardasil...

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12/06/2008

Gardasil: vaccin pour les pauvres, vendu aux riches... Les pauvres sont les plus exposées aux infections par des HPV à haut risque comme aux pathologies, rappelle une étude

J'ai parlé à plusieurs reprises de la prévalence inégale des génotypes HPV, mettant l'accent sur deux des HPV à haut risque - 16 et 18 - censés être une épée de Damoclès sur la tête de toutes nos jeunes filles… Or, comme je l’ai dit dans la note, au titre certes provoquant, Le vaccin Gardasil est là. Mais où sont les sérotypes HPV 16 et 18 ?, citant Arznei-Telegramm et le JAMA, la prévalence de ces deux derniers est très faible dans les pays industrialisés et donne, pris ensemble, 2,3% de toutes les femmes infectées par les papillomavirus aux Etats-Unis. Mais encore faudrait-il prendre en compte le fait que ce pourcentage ne se répartit pas uniformément dans la population féminine du pays en question… Ce que nous disions dans un tout autre contexte se vérifie ici aussi: les inégalités en santé résultent d'inégalités socioéconomiques.

Cette étude américaine faite en 2007 a analysé les facteurs sociodémographiques, ethniques et économiques associés aux génotypes de papillomavirus à haut risque : Kahn et al, Sociodemographic factors associated with high-risk human papillomavirus infection

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11/01/2008

Des médecins espagnols réclament un moratoire pour l'utilisation du Gardasil. Raisons et pétition

Un mouvement espagnol de résistance au Gardasil et aux méthodes de l'industrie pharmaceutique pour l'imposer... Gardasil El Mundo.jpg

Au mois d’octobre 2007, les autorités sanitaires espagnoles ont introduit le vaccin Gardasil® [1] dans le calendrier vaccinal remboursé par l’assurance-maladie. Carlos Alvarez-Dardet, directeur du Journal of Epidemiology and Community Health, professeur de santé publique de l’Université d’Alicante, spécialiste des vaccins, a signé une virulente tribune dans le journal El Pais et appelé à une mobilisation civique au nom de la « défense du bien public ». Les près de 3.500 signataires de la pétition en cours demandent un moratoire sur l’utilisation du Gardasil® et dénoncent plusieurs éléments révélateurs :

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