30.07.2009
Les malades non rentables n'intéressent personne en dehors des catastrophes sanitaires médiatisées

Passer à la télévision, c'est devenu synonyme d'exister, et bon nombre d'individus se prêtent au jeu. Mais ceux qui forment le public des émissions sont des jeunes standardisés ou des sans âge liftés par la médecine esthétique et conservés par une médecine dont la fonction principale ne semble plus être de soigner des maladies, mais de les empêcher à tout prix, y compris au prix de la santé. S'occuper des bien portants, figer dans leur trentaine lisse ces jeunes cadres dynamiques, semblables à leurs voisins et désespérément normaux, voilà ce que fait de plus en plus notre médecine, puisque c'est cela qui est "rentable". A condition que les patients soient solvables, bien entendu, et aux tarifs voulus. Qu'il faudrait accepter sans moufter, puisque la santé n'a pas de prix, comme le laissait entendre un commentateur dans une pitoyable tentative de rationalisation des dérives commerciales de bon nombre de médecins.

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| Tags : hôpital public, personnes âgées, rentabilité en santé, privatisation de la santé, sélection des malades, catastrophes sanitaires, gestion comptable de la santé, handicap et invalidité, pauvreté dans les media, médecine et service public |
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09.05.2008
La privatisation de la santé: illusion destructrice de l'intérêt général pour augmenter le profit des industriels et assureurs. La résistance citoyenne québécoise
Quelques articles, tribunes et réactions tirés des media québécois. Parce que le Québec est lui aussi entraîne par des politiciens
néolibéraux vers l'impasse de la privatisation du système de santé et qu’on peut apprendre beaucoup de la mobilisation citoyenne qui s'y organise.
Autant commencer par la réponse à la question essentielle : à qui profite le crime ? A ceux qui voient que – contrairement à ce qu’on veut nous faire croire – le système de santé public se porte très bien si on ne cherche pas à le saboter - en le privant des financements par les revenus du capital (stock options, etc.), par exemple - qu’il a un excellent potentiel de croissance et peut donc générer énormément de profits : « Mais qui veut du privé en santé ? Le système de santé public coûte 21 milliards $ annuellement au Québec. Si vous êtes propriétaire d'une compagnie d'assurance et que vous visez seulement 10 % du marché, cela vous donnera un petit 2 milliards $ de profit. Assez pour motiver bien du monde. », dit un syndicaliste québécois dans un article en date du 17 avril 2008 intitulé Non au privé en santé.
03:04 Publié dans Privatisation du système de santé, hôpital public | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : protection sociale, service public, privatisation de la santé, idéologie néolibérale, système de santé, assurances privées, sécurité sociale, gestion comptable de la santé, franchises médicales, accès aux soins, mutuelles et complémentaires privées |
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