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11/01/2010

Roselyne Bachelot révèle la vérité sur les effets secondaires des vaccins contre la grippe A H1N1!


L'exagération de Roselyne Bachelot retournée dans l'autre sens...

09/12/2009

"Aliénation grippale", par Joan Ramón Laporte. Censure des critiques de la vaccination de masse et des restrictions des libertés

L'une des méthodes de l’industrie pharmaceutique pour intimider les critiques, c'est de tenter de les discréditer. Lorsque des intérêts Joan Ramon Laporte.jpgéconomiques énormes sont en jeu, portés par un réseau de connexions malsaines entre hommes politiques, experts plombés par leurs conflits d’intérêts et media détenus par les industriels, il faut mobiliser la valetaille de leaders d'opinion pour chanter des berceuses qui endorment l’esprit critique du public ou pour le ramener dans le droit chemin, si jamais la voix d’un critique a réussi à susciter des interrogations.

Le Pr Joan Ramón Laporte n’a rien qui puisse plaire à l’industrie pharmaceutique. Aussi, quand il s’exprime pour critiquer la vaccination massive contre la grippe A, il faut le faire taire. Lui comme d’autres. Et voici un exemple de méthode : des experts aux positions orthodoxes écrivent un texte publié par le principal journal barcelonais, La Vanguardia, traitant tous les critiques d’irresponsables, etc. Visé lui aussi, Joan Ramón Laporte répond deux jours plus tard. Mais le journal le censure et d'autres suivent...

La blogosphère va jouer son rôle et déjouer les rouages de la désinformation. Merci à l’excellent Dr Carlos Ponte, responsable de l’association indépendante No gracias, présentée dans cette note, qui m’a transmis l’original. Paru juste sur le site de la Fondation catalane de pharmacologie, il sera publié bientôt sur des blogs espagnols du réseau « Gripe y calma » (voir plus bas).

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05/12/2009

Le nombre de décès imputés à la grippe A H1N1 par pays, au 5 décembre 2009

Je conteste l'utilité du décompte. Pourtant, face aux spéculations les plus folles qui circulent ici ou là, il est nécessaire de donner les chiffres Arzte-Zeitung.jpgofficiels, avec le bémol de rigueur. C'est le principal journal médical allemand, Ärzte-Zeitung, organe du consensus officiel, qui publie ce décompte, dont les sources sont le CDC (Center for Disease Control and Prevention), l'ECDE (European Center for Disease Prevention), le Robert-Koch Institut (chargé de la surveillance des maladies infectieuses en Allemagne) et la DPA (agence de presse allemande).

Le nombre de décès attribués à la grippe A H1N1 s'élevait le 5 décembre 2009 à 1.035 morts en Union Européenne. Au niveau mondial, 12.268 décès ont été imputés à la grippe A. Les chiffres pour la France incluent ceux des DOM. Le journal tient à souligner que les chiffres mondiaux sont plus élevés que ceux auxquels on s'attendait, parce que le CDC a changé au mois d'octobre sa méthode de comptage. Cela a abouti à un bond dans le nombre des morts, qui ne correspond pas à une hausse des cas réels de décès. Ce nombre de morts devrait donc être relativisé, revu à la baisse.

Voici les chiffres par pays.

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23/11/2009

La Pologne refuse les vaccins mal testés contre la grippe A et l’exigence d’immunité juridique des laboratoires. Pressions sur la ministre de la santé

C’est la radio publique polonaise qui donnait la nouvelle dans un article du 13 novembre intitulé « Health minister to be sued over swine flu Ewa Kopacz Radio polonaise.jpgjab? » (Action en justice contre la ministre de la santé [à cause de son opposition] aux vaccins contre la grippe A ?)

Le médiateur chargé de veiller aux droits des citoyens a donné un ultimatum à la ministre, la Dre Ewa Kopacz (photo: radio polonaise), la menaçant de poursuites pénales si elle n’achetait pas des vaccins contre la grippe A dans les jours à venir (voir son intervention sur YouTube). Selon Janusz Kochanowski, la ministre "joue" avec la santé de la population. Il menace même de saisir les instances européennes pour pallier au déficit de responsabilité des décideurs de son pays… Or la Commission européenne tente déjà de faire pression sur le gouvernement polonais, qui ne veut pas acheter de vaccins sans études sérieuses démontrant leur sécurité et leur rapport bénéfices - risques. Début novembre, le premier ministre Donald Tusk avait critiqué ouvertement l’absence d’évaluation sérieuse des vaccins ainsi que le refus des laboratoires pharmaceutiques d’assumer leurs responsabilités en cas d’effets secondaires graves et/ou autres défauts des vaccins pandémiques. La ministre de la santé en a rajouté plusieurs couches en critiquant vertement les contrats douteux proposés par les laboratoires. Pour les autorités polonaises, en l’état actuel, les vaccins ne servent que les intérêts financiers des laboratoires qui les commercialisent. Les administrer massivement, c’est cela qui serait jouer avec la santé de la population.

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13/11/2009

"Grippe A H1N1: une expertise grippée". Communiqué commun de la Fondation Sciences Citoyennes et du Réseau Environnement Santé

Fondation Sciences Citoyennes.jpg

"La révélation des liens étroits entre le Professeur Bruno Lina, le Groupe d’Expertise et d’Information sur la Grippe (GEIG), le Comité de lutte contre la grippe et l’industrie pharmaceutique est une illustration supplémentaire de la nécessité d’assainir la situation de l’expertise en France.

Qu’un groupe financé à 100 % par les producteurs de vaccins serve de conseiller à la Ministre de la Santé est une incongruité qui devrait cesser, voire même être sanctionnée.
La stratégie du Ministère repose depuis le début sur l’hypothèse d’une épidémie touchant 30 % de la population et responsable de 0,4 % de décès (soit 250 000 morts). Il est stupéfiant que ce scénario puisse constituer encore aujourd’hui le scénario de référence alors même que le bilan de la grippe A dans l’hémisphère Sud montre que son impact est de loin inférieur à celui de la grippe saisonnière.

On comprend que l’industrie pharmaceutique ait intérêt à maintenir cette fiction pour justifier la diffusion de millions de doses mais pourquoi l’expertise publique est-elle muette sur le sujet ? Pourquoi aucun scénario autre que celui de la vaccination massive n’a été pris en considération ?
Il semble de plus en plus évident pourtant qu’un autre scénario plus protecteur et plus économe de l’argent public s’impose : celui ciblé sur la protection des groupes à risque et le renforcement des mesures d’hygiène.
Ces faits illustrent l’importance de l’indépendance et de la transparence dans l’expertise pour qu’elle soit fiable et reconnue par les populations.

Cette affaire d’expertise sous influence pour la grippe n’est pas un cas isolé. C’est la même logique qui explique que l’Agence Française de Réseau environnement santé RES.jpgSécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) ait rendu récemment deux avis d’expertise influencés par l’industrie et non protecteurs de la santé publique sur le Bisphénol A et sur le PFOA, comme l’a dénoncé le Réseau Environnement Santé.

Ce grave dysfonctionnement de l’expertise publique montre la nécessité de développer la capacité d’expertise dans les organismes de recherche publique en France et de rompre avec la logique d’une recherche publique de plus en plus mise au service des intérêts privés. La Fondation Sciences Citoyennes demande une loi de protection des lanceurs d’alerte et de l'expertise, reposant principalement sur la création d’une Haute Autorité de l’Alerte et de l’Expertise, chargée non pas de réaliser des expertises mais de définir une déontologie de l’expertise et de la faire respecter (en cas de conflits d’intérêts notamment). Le principe en a été acté lors du Grenelle de l’Environnement, mais la traduction dans la loi Grenelle 1 n’a retenu que l’engagement du gouvernement à présenter un rapport d’ici juillet 2010.
Le rapport attendu du gouvernement sur la Haute Autorité de l’Alerte et de l’Expertise devra tenir compte de ces derniers événements."

(5 novembre 2009)

Contacts FSC et RES

  • André Cicolella : 06 35 57 16 82
  • Elena Pasca : 01 43 60 01 35

http://sciencescitoyennes.org/

http://www.reseau-environnement-sante.fr/

01/11/2009

"Les profiteurs de la peur", leurs conflits d'intérêts et leur business autour de la grippe A H1N1. Intégralité du documentaire ARTE "Un virus fait débat"

J'ai fait une brève présentation de ce documentaire dans cette note. Il esquisse les étapes de l'escalade qui nous a conduit à jouer les cobayes d'un commerce rendu possible par une OMS sous influence des laboratoires. Cette organisation, qui n'est que politique mais se fait passer pour une instance scientifique, a fort opportunément changé sa définition de ce qu'est une "pandémie".

Le réseau de conflits d'intérêts tissé par l'industrie pharmaceutique dans chaque pays a fait le reste, et nous voilà avec des vaccins bâclés (Focetria, Pandemrix, Celvapan, Panenza...) et des médicaments (Tamiflu, Relenza) controversés et inutiles en l'état actuel de la pandémie. Sans parler de l'énorme gaspillage de finances pourtant mal en point. Et du discrédit que cette hystérie jette sur les procédures d'évaluation et de contrôle des médicaments et des vaccins, compte tenu des AMM (autorisations de mise sur le marché) tenues pour acquises avant même que les vaccins ne voient le jour, etc. Et du discrédit jeté sur tous ces experts et ces agences de régulation grevés de conflits d'intérêts, au vu du fondement scientifique quasi inexistant des décisions de vaccination massive. Le documentaire aborde beaucoup d'autres aspects, le mieux, c'est de le regarder.

Je note avec plaisir la présence, parmi les intervenants, du Pr Peter Schönhöfer, pharmacologue aux états de service impressionnants, pourfendeur de la corruption en santé et rédacteur de ma principale référence médicale: la revue Arznei-Telegramm. Et de Gerd Glaeske, économiste de la santé dénonçant les conflits d'intérêts, que j'ai cité à plusieurs reprises, notamment s'agissant de critiquer cette autre expérimentation grandeur nature qu'est la vaccination systématique des jeunes filles par Gardasil.

Les vaccins sont devenus une source centrale de revenus pour des laboratoires qui n'innovent plus et dont les pipelines sont vides... Plus que jamais comptent les slogans d'une "prévention" déformée, qui n'a plus grand chose de scientifique et dégénère en propagande. Il en faut afin de mettre en oeuvre le pharmacommerce de la peur à l'échelle voulue - y compris à l'échelle planétaire, comme on le voit avec la grippe porcine. Et pour ce faire, il suffit que les firmes se rappellent au bon souvenir de tous ceux qu'elles paient et qui sont leurs obligés par quelque moyen que ce soit. Hommes politiques ayant des liens (Roselyne Bachelot, Nicolas Sarkozy, etc.), experts consultants pour Sanofi, Baxter, GSK..., autorités sanitaires serviles dont le budget dépend des pharmas, leaders d'opinion, organisations professionnelles sponsorisées parfois à 100%, groupes de travail et comités techniques de vaccination sous influence, journalistes qui font des "ménages pour l'industrie" ou ne font pas leur travail... - c'est un système parfaitement verrouillé par l'industrie pharmaceutique. Il y a beaucoup de notes sur Pharmacritique traitant de ces aspects, accessibles à partir de la liste de catégories à gauche de la page.

A propos, le même système verrrouillé par les experts ayant des conflits d'intérêts qui en bloquent toutes les articulations est dénoncé par le réseau interassociatif ETAL, dont la Fondation Sciences Citoyennes fait partie. La description de ce système a semblé "effrayante" au vice-président du Sénat, Jean-Léonce Dupont, lors d'une audition du réseau ETAL le 29 septembre. (Voir le compte-rendu public). Et pourtant, la réalité dépasse les contes d'horreur.

Il suffit que l'OMS, instance de tous les pantouflages et liaisons dangereuses, donne l'alerte à la pandémie, et les firmes donnent l'alerte à leur valetaille, qui se charge aussi de la rétroaction sur l'OMS... Parler de ghost management n'est pas de la science-fiction: la gestion est là, invisible mais omniprésente, exerçant un contrôle total à tous les niveaux.

Voici les quatre parties du documentaire diffusé le 20 octobre 2009 sur ARTE.

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30/10/2009

L’union régionale des médecins libéraux de la Réunion refuse la vaccination en masse contre la grippe A H1N1

Le Dr Hugues Raybaud m’informe de la décision prise par l’Union régionale des médecins libéraux de la Réunion lors de son Assemblée URML Réunion.gifgénérale extraordinaire du 27 octobre. Je reprends le communiqué de presse, suivi des commentaires qui exposent en détail les raisons du refus. Espérons que cela donne des idées aux autres URML, réputées obéissantes...

Non à la vaccination de masse contre la grippe A H1N1 !

"L'Union Régionale des Médecins Libéraux de La Réunion (URML) s'oppose à la vaccination de masse telle qu'elle a été programmée à la Réunion par les pouvoirs publics. L'URML relève que cette vaccination est controversée dans les milieux scientifiques et les organisations compétentes aussi bien dans son utilité que de son innocuité (cf. calendrier vaccinal inversé par rapport aux recommandations de l'OMS), d'autant que le pic épidémique est derrière nous.

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19/10/2009

"Grippe A, un virus fait débat"... et permet des affaires juteuses... Documentaire diffusé sur ARTE le mardi 20 octobre à 20:45

Le mardi 20 octobre à 20:45 sera diffusé sur ARTE le documentaire "Grippe A, un virus fait débat" (NDR 2009, 52mn), réalisé par Jutta Grippe A NDR.jpgPinzler. Le titre allemand est plus significatif: "Profiteure der Angst. Das Geschäft mit der Schweinegrippe" (Qui profite de la peur? Grippe A H1N1: une affaire juteuse). Notons qu'il y aura aussi des voix critiques françaises, même si elles sont de fait plus rares que celles allemandes... Marc Girard interviendra, entre autres. Quant à Wolfgang Becker-Brüser, nommé dans la présentation ci-après, il s'agit du directeur de l'excellente revue médicale indépendante Arznei-Telegramm, dont j'ai traduit plusieurs prises de position. Selon mes informations, le professeur de pharmacologie Peter Schönhöfer, représentant de la même revue, dira lui aussi ce qu'il pense de cet immense business...

Enfin un documentaire qui met le doigt sur le nerf de la guerre: l'argent et sa traduction concrète dans les conflits d'intérêts déterminants dans l'approche de la grippe A depuis l'OMS jusqu'aux experts et aux politiques de chaque pays.

Mise à jour: Le documentaire peut être visionné en intégralité sur cette page.

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18/10/2009

Vaccination grippe A H1N1: 6 euros par vaccin pour les généralistes britanniques, au moins 66 euros de l’heure pour les médecins français. Tarifs infirmiers négociés

Une circulaire du ministère britannique de la Santé (Department of Health) en date du 10 septembre nous donne une idée de argent santé Courrier Times.jpgl’investissement – au sens propre (financier) comme au sens figuré (pressions directes et indirectes) – des autorités pour que les médecins se fassent eux-mêmes vacciner et surtout administrent un maximum de vaccins contre la grippe A H1N1. La Grande-Bretagne n’est pas le seul pays qui prend les médecins par ce qui est le point névralgique de beaucoup d’entre eux. La France applique des "recettes" semblables, dans une transparence moindre, comme nous le verrons en lisant la circulaire qui fixe les grandes lignes de la logistique, puis un texte qui rend compte des négociations pour doubler la rémunération des médecins et des infirmiers, en plus des indemnités et exonérations des charges d'assurance déjà prévus.

Curieusement, malgré les vaches maigres de la Sécurité sociale, invoquées pour faire de nouveau les poches des malades, il y a toujours de l’argent s’agissant d’instrumentaliser des médecins consentants. Comme cela se fait déjà au moyen des CAPI ("contrat d’amélioration des pratiques individuelles", selon l’euphémisme qui sert de titre à cet achat des médecins par l’assurance-maladie). J'en profite pour dire en passant que le Conseil de l’ordre des médecins a déposé un recours en annulation auprès du Conseil d’Etat; j’espère bien qu’il aboutira. C'est un dangereux précédent, une pente glissante: l'établissement d'un cadre qui permettra de plus en plus de demander aux médecins d'agir contre les intérêts de la santé des patients, moyennant finances. Ne fermons pas les yeux sur ce qui s'avère être un conflit d'intérêts entre médecins et patients.

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11/10/2009

Focetria et Pandemrix, vaccins adjuvantés potentiellement plus dangereux que la grippe A H1N1, selon Arznei-Telegramm

Le 25 septembre, l’agence européenne du médicament (EMEA) recommandait l’autorisation de deux vaccins contre la grippe A H1N1, tous vaccination grippe A.jpgles deux adjuvantés au squalène: le Focetria de Novartis et le Pandemrix de GSK. Le même jour, l’excellente revue allemande indépendante Arznei-Telegramm, qui avait déjà parlé du Pandemrix et des conditions imposées par GSK (voir la traduction du texte par Pharmacritique), envoyait à son réseau d’alerte (« blitz a-t ») une analyse synthétique de la situation allemande et européenne, avec un rappel des risques et de la différence d’approche avec les Etats-Unis. Et une révélation quant à un mensonge des laboratoires... Une révélation aussi quant à l'immunité juridique qu'ils ont extorquée, alors que tout le monde pensait que seuls les Etats-Unis la leur avait accordée. Ce pays est tout bonnement plus transparent...

Pharmacritique vous propose une traduction du texte, précédée par quelques remarques et liens.

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01/10/2009

La revue Prescrire met en garde contre une prévention démesurée face à une grippe A H1N1 de gravité modérée

Voici enfin la position de la revue Prescrire (N° 312, octobre 2009).

"GRIPPE A/H1N1 : GRAVITÉ MODÉRÉE

L'expérience acquise dans le monde montre que la grippe A/H1N1 est de gravité clinique voisine de celle de certaines épidémies intenses de grippe saisonnière.

Des actions de prévention de grande ampleur ont été mises en oeuvre et d'autres sont annoncées contre la grippe A/H1N1. La gravité de cette épidémie est le premier élément à analyser pour déterminer la balance bénéfices-risques de ces interventions.

Dans son numéro d’octobre,Prescriresouligne que le taux de mortalité de 1 décès pour 2 000 cas de grippe notifiés, parfois donné pour les États-Unis d'Amérique et l'Europe, surestime ce taux car le nombre de cas de grippe notifiés est très inférieur au nombre de cas réels.

En Nouvelle-Zélande, après l’épidémie de grippe de l’hiver austral, le taux de mortalité de l'épidémie a été évalué par les épidémiologistes locaux à 1 décès pour 20 000 cas de grippe.

Une personne sur 330 a été hospitalisée, et une sur 2 700 a été hospitalisée en soins intensifs.

Les situations cliniques associées à un risque accru d'hospitalisation sont les mêmes que pour la grippe saisonnière : grossesse au cours du 3èmetrimestre, diabète, maladie respiratoire ou cardiaque sévère, immunodépression.

Les décès chez des personnes jeunes en bonne santé sont exceptionnels. Peu de cas ont été recensés chez des personnes âgées de plus de 65 ans, peut-être en raison d'une immunité acquise dans les années 1950.

Au total, cette grippe est de gravité comparable à une grippe saisonnière intense. Gare donc aux actions préventives aux conséquences démesurées : par exemple une trop large utilisation des antiviraux, une utilisation indiscriminée de vaccins trop peu évalués, des mesures coercitives injustifiées.

GRIPPE A/H1N1 : GARDER SON SANG-FROID

L'emballement politico-médiatique autour de la grippe A/H1N1 est démesuré par rapport à sa gravité sans particularité.

Durant tout l’été et la rentrée 2009, les préparatifs nationaux et internationaux en vue de la pandémie grippale A/H1N1 ont été omniprésents dans les médias. Dans son numéro d’octobre, Prescrires'interroge sur le raz-de-marée de dépêches, d'annonces, de plans, et de commentaires plus ou moins contradictoires, plus ou moins sous influences, qui a submergé grand public et professionnels, avec force promotion des antiviraux et des vaccins.

Pourtant, dans les premiers pays touchés, les données montrent qu'en réalité la gravité clinique de cette grippe pandémique est du même ordre de grandeur qu’une grippe de forte épidémie saisonnière, sans catastrophe.

Les antiviraux n’ont pas d’efficacité démontrée en termes de complications de la grippe saisonnière. Leur évaluation,mi-2009, était très pauvre dans la grippe pandémique, et aucun élément probant ne suggérait qu'ils en modifient de façon décisive l'évolution naturelle. Y compris l'oséltamivir(Tamiflu°), dont les effets indésirables graves sont de mieux en mieux connus, notamment neuropsychiques, cutanés et à type de saignements digestifs."

Relations avec la Presse: Pierre Chirac - Tél : 01 49 23 72 63

24/09/2009

Roselyne Bachelot a passé au moins 12 ans au service de l'industrie pharmaceutique. Source de conflits d'intérêts, par exemple dans la vaccination massive contre la grippe A H1N1?

Dans une note en date du 3 mai 2008, j'ironisais sur l'interview donnée en février de la même année par Roselyne Bachelot au magasine de Bachelot photo portail gouvernement.jpgl'industrie pharmaceutique PHARMAnetwork. Notre ministre de la santé pouvait se prononcer en experte sur le fait que "Le métier de visiteur médical doit évoluer", puisqu'elle est elle-même une ancienne visiteuse médicale.

De tels liens ne sont jamais anodins; ils peuvent induire des conflits d'intérêts même à distance, et on doit s'interroger  lorsqu'un élu qui représente l'intérêt public, l'intérêt général, cache pendant quelque temps une partie de son passé, et notamment ses 12 ans de travail pour l'une des industries les plus puissantes qui soient: celle pharmaceutique. (Globalement, cela va de 1969 à 1989, avec un trou non explicité au milieu; peut-être 20 ans en tout?).

Industrie dont on sait qu'elle entretient aussi l'un des lobbies les plus actifs, les plus acharnés et qui ont le plus d'influence sur les hommes politiques, y compris au sommet de l'Etat, comme on peut le voir en lisant cette note, qui mentionne aussi la ministre de la Santé: "Plan Alzheimer et conflits d'intérêts: les Sarkozy, Sanofi, la recherche publique et les franchises médicales... Les deniers publics feront les profits privés".

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21/09/2009

Grippe A H1N1 et vaccins: le Réseau Environnement Santé s'interroge entre autres sur le faible fondement scientifique des décisions (communiqué)

Le Réseau Environnement Santé (RES) a été fondé par plusieurs associations dont la Fondation Sciences Citoyennes - à l'intérieur de Réseau environnement santé RES.jpglaquelle nous préparons nous-mêmes un texte au sujet de la grippe A H1N1 et de la vaccination, sous l'angle des conflits d'intérêts.

Pharmacritique a récemment repris le communiqué du RES demandant l'interdiction du bisphénol A et invitant les lecteurs à participer à la cyberaction mise en place en ce sens.

Le 9 septembre, le RES a rendu public son communiqué "Grippe A et vaccins: les questions du Réseau Environnement Santé", reproduit intégralement sur Pharmacritique, avec l'aimable autorisation de son porte parole, André Cicolella.

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02/09/2009

Prévention contre la grippe A H1N1: Pharmacritique vous recommande ce moyen naturel, à usages multiples et sans risques de rupture de stock ;)

L’imitateur Dany Moreau nous donne ici quelques conseils sensés de conduite face à la grippe porcine / grippe A H1N1. Il joint l’utile à l’agréable, car "Tamiflu, la chanson du petit cochon rose" est certainement mieux faite et plus envoûtante que les campagnes publicitaires habituelles... Cette imitation du tube de Luis Mariano, "Mexico, Mexico", qui fait l'éloge des vertus du Tamiflu, a été diffusée le 31 août sur France Inter.

Et c’est une véritable leçon de santé publique que nous donne Moreau, qui devrait breveter le moyen de burqa Elle.fr.jpgprévention tous risques qu’il prône… Appliquons ces conseils et restons zen, car si jamais "le cochon de Mexico nous poursuit" en passant à la vitesse supérieure, "il y a le plan B de Bachelot: / c’est une arme antibactérienne, / qui s’enfile de bas en haut; / au premier coup de sirène, / c’est de la 100% pure laine, / c’est la burqa sur le dos". Moyen de prévention captivant, c'est le cas de le dire. Et naturel, de surcroît, en pure laine, rien de chimique là-dedans. Sans parler de ses vertus de promotion du dialogue interculturel, version inter-intégrismes...

Les intégristes islamistes pourraient en faire un argument de promotion, puisque la burqa protège non seulement des regards des hommes, mais aussi de leur salive, en toutes circonstances... Je ne suis pas sûre que cet aspect-là plaise à notre Roselyne, mais elle se doit de donner l'exemple.

Image: Miss Arabie Saudite, qui peut se tapoter le nez sans danger, elle… (site Elle.fr) Ou se pincer le nez en réaction à toutes sortes de cochonneries. Pour une fois que les intégristes ont des raisons plus valables de promouvoir leur version de la combinaison et du masque de protection antibactériologique... ;))

© Pharmacritique pour le texte

26/08/2009

La grippe A ou grippe porcine de 1976: épidémie d’effets secondaires d’une vaccination massive inutile (vidéo)

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24/08/2009

Femmes enceintes et grippe A : vaccins et Tamiflu à gogo et à l’aveugle, selon des articles du Lancet

Dans le numéro du 8 août de la revue The Lancet, on peut lire les conclusions d’une étude financée par le Center for Disease Control and Prevention des Etats-Unis (CDC) : Denise J Jamieson et al. "H1N1 2009 influenza virus infection during pregnancy in the USA" (Etats-Unis: Gripe A H1N1 pendant la grossesse ; Lancet. 2009 Aug 8;374(9688):451-458).

Selon les auteurs, les femmes enceintes pourraient être plus à risque de faire des complications (pneumonie, détresse respiratoire...) suite à une grippe A. Le taux d’admission à l’hôpital serait plus élevé que dans la population générale. Jamieson et al. recommandent un traitement systématique et précoce par antiviraux (oseltamivir - Tamiflu, zanamivir – Relenza), dès le début des symptômes, considérant que, même si on ne sait pas grand-chose des effets de ces médicaments sur le fœtus, les bénéfices devraient l’emporter sur les risques... Donc à l'aveugle. Un commentaire par Punam Mangtani et al. paru dans le même numéro du Lancet conforte ces thèses et insiste aussi sur la vaccination des femmes enceintes, qui leur paraît nécessaire. Vaccination qui devrait comprendre le vaccin contre la grippe saisonnière, et ce quel que soit le trimestre de la grossesse.

Est-ce bien raisonnable ? Il m'a paru intéressant d'entrer dans les détails, pour que chacun puisse juger par lui-même et se poser la question de la solidité des preuves scientifiques sur lesquelles se basent de telles recommandations, surtout dans un cas aussi sensible que celui de vaccins et de médicaments administrés pendant la grossesse.

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14/08/2009

Les vraies causes de la grippe A H1N1, dite grippe porcine

Un titre accrocheur, cela fait partie de la blague ;-) L'image est tirée du site Boldt.us, avec un texte modifiée par Pharmacritique, pour mieux rendre compte des activités occultes de l'internationale cochonne, oups, porcine. Je ne sais pas si la teinte violacée de ces cochons n'est pas déjà un signe de maladie, puisque je les voyais plus en rose, moi ;-) Voici la preuve que le disease mongering (invention de maladies / façonnage de maladies) a contaminé les animaux... Le sens est un peu modifié au passage, certes, mais l'inventivité n'est pas l'apanage exclusif des humains, après tout.

Swine flu.jpg
Pour l'information sérieuse, voir la note "Vaccin et Tamiflu sont inutiles dans une grippe A H1N1 bien moins grave que la grippe saisonnière. Juan Gervas nous rappelle à la raison". On ne sait plus s'il faut pleurer ou rire de l'emballement ambiant...
 
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