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24/09/2009

Roselyne Bachelot a passé au moins 12 ans au service de l'industrie pharmaceutique. Source de conflits d'intérêts, par exemple dans la vaccination massive contre la grippe A H1N1?

Dans une note en date du 3 mai 2008, j'ironisais sur l'interview donnée en février de la même année par Roselyne Bachelot au magasine de Bachelot photo portail gouvernement.jpgl'industrie pharmaceutique PHARMAnetwork. Notre ministre de la santé pouvait se prononcer en experte sur le fait que "Le métier de visiteur médical doit évoluer", puisqu'elle est elle-même une ancienne visiteuse médicale.

De tels liens ne sont jamais anodins; ils peuvent induire des conflits d'intérêts même à distance, et on doit s'interroger  lorsqu'un élu qui représente l'intérêt public, l'intérêt général, cache pendant quelque temps une partie de son passé, et notamment ses 12 ans de travail pour l'une des industries les plus puissantes qui soient: celle pharmaceutique. (Globalement, cela va de 1969 à 1989, avec un trou non explicité au milieu; peut-être 20 ans en tout?).

Industrie dont on sait qu'elle entretient aussi l'un des lobbies les plus actifs, les plus acharnés et qui ont le plus d'influence sur les hommes politiques, y compris au sommet de l'Etat, comme on peut le voir en lisant cette note, qui mentionne aussi la ministre de la Santé: "Plan Alzheimer et conflits d'intérêts: les Sarkozy, Sanofi, la recherche publique et les franchises médicales... Les deniers publics feront les profits privés".

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29/07/2009

La réglementation des lobbies à l'Assemblée nationale légitime les lobbies comme des interlocuteurs valables, avec des restrictions de façade

Le Réseau ETAL (pour l'Encadrement et la Transparence des Activités de Lobbying), animé par l'association Adéquations, rassemble 20 lobbying Pharmalot.jpgassociations et syndicats parmi lesquels figure la Fondation Sciences Citoyennes, dont Pharmacritique est membre. ETAL a publié le 3 juillet un communiqué de presse sous le titre "Les règles d’encadrement des groupes d’intérêt décidées par l’Assemblée nationale sont insuffisantes". Le communiqué commente et critique le texte stipulant les conditions d'encadrement des "Représentants d’intérêts à l’Assemblée nationale".

Notons déjà qu'en plus de la nature dérisoire de ces mesurettes qui servent d'écran de fumée, ce texte légitime, sous couvert de transparence, les lobbies et les groupes de pression et d'intérêt dans leurs activités d'influence sur nos élus. Alors que, dans une perspective républicaine et citoyenne, il s'agirait de les faire disparaître, et il faudrait commencer par leur interdire l'accès aux lieux où se décide la politique de la nation, celle qui devrait être faite dans l'intérêt général, et non sous la pression des divers intérêts privés, dont le plus fort imposera sa loi... Les codes de bonne conduite n'imposent aucune obligation, comme on l'a vu avec le code d'éthique/ de déontologie (sic) du LEEM - dont vous trouverez la quintessence artistiquement stylisée dans cette note...

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16/06/2009

Conflits d’intérêts des sénateurs engagés dans la réforme du système de santé américain. Où sont les déclarations d’intérêts des politiques français?

Les déclarations d’intérêts d’un certain nombre de sénateurs des Etats-Unis ont suscité un grand émoi dans la presse américaine, qui a Conflits d'intérêts Blog bioethics.net.jpglargement repris la dépêche d’Associated Press "Key Health Care Senators Have Industry Ties". On y apprend que des sénateurs ayant un rôle essentiel dans l’élaboration de la réforme du système de santé et de soins ont des conflits d’intérêts par leurs relations financières directes ou familiales avec des sociétés prestataires de soins, des laboratoires pharmaceutiques ou d’autres intervenants commerciaux dans le système de santé.

Ces révélations feront-elle le jeu de la campagne de discrédit engagée par les industriels contre la réforme d’Obama ?

A la fin de la note, plusieurs liens parlent de la situation française, bien pire, compte tenu de l’absence de transparence sur les liens entre les divers lobbies et nos hommes politiques. Des exemples concrets illustrent les conflits d’intérêts et les influences à l’œuvre dans notre république bananière. (Ou monarchie? Difficile à dire, avec Sarkozy 1er et les grandes familles (Sarkozy, Kouchner, Kosciusko-Morizet...) qui remplacent la noblesse de l'Ancien régime et imposent leurs intérêts privés partout).

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03/05/2008

Roselyne Bachelot prône une certaine transparence sur la visite médicale tout en revisitant son CV. Edulcorer la vérité: une règle du métier d'homme politique et de visiteur médical?

Dans la note concernant le rapport de Catherine Lemorton, je mentionnais le fait, relevé par le Figaro, qu’elle est pharmacienne et ménage sa Bachelot Pharmanetwork.gifcorporation. Source de conflits d’intérêts. Mais nous avons un exemple bien plus parlant et plus révélateur de la représentation de l’intérêt général et des intérêts privés… Remarquez au passage que les media de pub de l’industrie pharmaceutique savent à qui s’adresser pour parler de la visite médicale… Que trouve-t-on dans le numéro de février 2008 du journal PHARMAnetwork ? Un entretien avec Roselyne Bachelot, intitulé "Le métier de visiteur médical doit évoluer." Dit comme ça…

Mais que lit-on sous la plume de certains méchants détracteurs ? Ainsi dans cette note de 2002 du site Dissident Media : « La vie de Roselyne Bachelot ressemble parfois à une jolie légende. Née le 24 décembre 1946 "à minuit", à Angers, fille de chirurgiens-dentistes, elle fait des études de médecine, se marie, interrompt ses études, devient visiteuse médicale. Entrée au RPR dès sa création, en 1976, elle démarre sa carrière politique à l’âge de 30 ans, sous l’il de son père, l’ancien député gaulliste Jean Narquin. Ses ennemis politiques critiqueront dès lors la "fille à papa". La pharmacienne est élue conseillère générale en 1982. Battue aux municipales à Angers, en 1995, elle est élue députée en 1988 grâce à son père qui se désiste en sa faveur, au dernier moment. (…)

Ou encore sur le site Atoute, où l’on peut admirer les talents de Mme Bachelot en matière de retouches. De son CV et de son prénom (Roseline), par exemple. L’ancienne version, désormais démodée, indique ceci : « Déléguée à l’information médicale, laboratoire Ici Pharma – de 1969 à 1976. Chargée des relations publiques – Soguipharm – de 1984 à 1989. Titulaire d’une pharmacie de 1984 à 1991 ».

Toute trace de ces activités disparaît de son nouveau CV, repris sur la même page d'Atoute. Il faut bien savoir "se vendre", non ? N’est-ce pas ce que l’on sérine à longueur de journée à M. et Mme tout le monde ? En un sens, la ministre est exemplaire, donne l’exemple. Je parle de s’adapter en modifiant son CV, bien entendu.

Ce serait intéressant de savoir ce que pensent les visiteurs médicaux de cette façon inédite de valoriser leur travail, en niant jusqu'à son existence... Serait-il honteux? Incompatible avec l'image d'une élue censée représenter l'intérêt général, trop souvent malmenée par les firmes pharmaceutiques?

 
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