04.06.2009
L'Express: conflits d'intérêts et corruption des médecins par le lobby pharmaceutique, qui contrôle toute l'information sur les médicaments
L’Express d’hier (3 juin) a publié sur son site un dossier qui fait la une cette semaine : "Tout ce que l’on ne vous dit pas sur les
médicaments". Il contient des extraits du livre du Dr Sauveur Boukris intitulé "Ces médicaments qui nous rendent malades" (Le Cherche Midi), à paraître aujourd’hui.
Sont abordés entre autres : "les effets secondaires gravissimes de médicaments consommés couramment; l'ignorance crasse de médecins formés, le plus souvent, à la seule école de l'industrie pharmaceutique; l'invention de maladies imaginaires pour l'unique profit d'entreprises florissantes; la partialité des experts; le laxisme d'autorités sanitaires bienveillantes; la force d'un lobby mieux organisé que jamais...", les interactions médicamenteuses, le nombre colossal d’hospitalisations et de décès dus aux effets secondaires, l’absence d’innovation thérapeutique, les risques de l’automédication, "les médecins téléguidés" par les laboratoires par le biais des visiteurs médicaux et autres financements créant des conflits d’intérêts...
La préface du livre est signée par le Pr Philippe Even, et le dossier contient un entretien avec lui, intitulé "Certains représentants de l’Etat sont corrompus". C’est sur celui-ci que je voudrais mettre l’accent dans cette note, parce que je pense qu’il a raison en disant qu’en France, le véritable changement ne peut venir que des patients, d’une prise de conscience qui pourrait faire suite aux scandales provoqués par les effets secondaires des médicaments et qui les poussera à taper du poing sur la table.
08:49 Publié dans Méthodes labos: corruption, fraude, pression... | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
| Tags : lobby pharmaceutique, conflits d'intérêts, corruption, effets secondaires, invention de maladies, autorisation de mise sur le marché, pantouflage, innovation thérapeutique, visiteurs médicaux, visite académique, experts sous influence, information médicale indépendante, philippe even |
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03.02.2009
Progrès thérapeutique nul en 2008, dit Prescrire. Multiples critiques de l'autorisation de mise sur le marché de médicaments mal évalués
Le Monde reprend une dépêche AFP intitulée "Médicaments 2008 : pas de progrès thérapeutiques, selon la revue Prescrire". Nous irons au
texte original, mais il sera question aussi des critiques des procédures actuelles d'AMM (autorisation de mise sur le marché), accordée de plus en plus facilement à des médicaments qui n'apportent rien, pour la plupart d'entre eux. Nous citerons Prescrire, le Pr Claude Béraud, le Groupe de Recherche et d'Action en Santé (GRAS), le Collectif Europe et Médicament, le LEEM (L€€M) et des médecins américains, pour montrer comment la faiblesse des études avant AMM (autorisation de mise sur le marché) a son pendant dans la négligence coupable de l'évaluation des risques une fois que les médicaments sont sur le marché.
Et la Commission européenne, acquise aux industriels, comme nous le disions dans plusieurs notes de la catégorie "Autorités d'(in)sécurité sanitaire", veut affaiblir encore plus et les conditions d'AMM et le suivi post-commercialisation.
06:21 Publié dans Autorités de sécurité sanitaire: insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : progrès thérapeutique, autorisation de mise sur le marché, innovation thérapeutique, surveillance post-marketing, étude de non infériorité, médicament me too, plan de gestion des risques, éthique médicale |
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01.02.2008
Industrie pharmaceutique: du profit à tout prix. Le marketing des me-too cache l'absence d'innovation thérapeutique
Marc-André Gagnon est l’un des auteurs de la toute récente étude sur le marketing de l’industrie pharmaceutique, dont
nous rendions compte dans la note précédente.
Et voici un article publié hier où Gagnon se départit de la neutralité des chiffres et dénonce ! Preuve que tous les économistes ne sont pas (encore ?) adeptes des théories ultralibérales du profit à tout prix. Il y en a encore qui pensent en termes de raison. Ouf ! Tout n’est peut-être pas perdu ! Gagnon ne mâche pas ses mots sur les conséquences de la prédominance du marketing sur la production, qu’il mettait en évidence dans son étude.
Pour utiliser les termes de Marx, parfaitement appropriés en l’occurrence, l’industrie pharmaceutique est le parfait exemple de la tendance économique qui fait passer la valeur d’échange avant celle d’usage. Ce n’est pas l’utilité d’un médicament qui compte, mais ce qui vient se surimposer. Les firmes vendent une marque, un logo, une illusion, en jouant sur la tendance sociale au conformisme, y compris dans la consommation médicale. Elles vendent une promesse. Presque jamais tenue, puisque la valeur d’usage se révèle être nulle ou presque (médicament sans bénéfice thérapeutique ou qui n’apporte rien par rapport à ceux déjà existants). L'antidépresseur Zoloft et les anticholestérol (surtout Ezétrol et Inegy) sont pris pour exemple par Gagnon.
14:10 Publié dans Désinformation médicale et pharmaceutique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : marketing pharmaceutique, zoloft, inegy, ezétrol, conflits d'intérêts, désinformation médicale, médicaments me-too, ghostwriting, ghost management, innovation thérapeutique, recherche et développement, recherche médicale, visite médicale |
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