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14/03/2018

Locataire de l'Office HLM Paris Habitat à Bagnolet: "vivre dans la merde et être traité comme une merde"

Voilà un témoignage sur les conditions de vie et de logement, à l'intérieur comme à l'extérieur de hlm paris habitat critiques,jets d'ordures,saleté bagnolet,rats bagnolet,souris paris habitat,bruno nerbollier,paris habitat plainte,locataires maltraités paris habitat,discrimination handicapés,handicap bagnolet,insécurité bagnolet,insécurité malassis,insécurité montreuil,mobilisation locataires hlm paris habitat,services municipaux bagnolet critique,commissariat de police bagnolet,laïcité bagnolet,insalubrité paris habitat,personnels paris habitatl'appartement, d'une personne handicapée et pauvre (mais handicap rime avec pauvreté) vivant dans un immeuble géré par l'Office HLM Paris Habitat. Dans le quartier des Malassis à Bagnolet. Et il est question aussi de l'(in)efficacité d'un certain nombre d'agents des services publics de la municipalité. "Les services municipaux, c'est un désastre", disait même un locataire lors d'une réunion publique de 2015, en présence du maire de Bagnolet, Tony di Martino (qui n'est pas en cause, puisqu'il est certainement beaucoup mieux que le précédent maire).

Lorsqu'un habitant des Malassis lit le Bajomag, censé être "le magazine de tous les Bagnoletais", il a l'impression que l'on parle d'une autre ville. Et même d'un autre monde. Même chose quant aux pages Facebook de la ville de Bagnolet, ou alors quant aux dépliants envoyés par l'ancien élu, Razzy Hammadi. Cité parce que sollicité en vain par le passé à propos de questions sur une réglementation qui discrimine les personnes handicapées les plus pauvres. Selon les dépliants, il a agi pour les droits des personnes handicapées. Là encore, la différence entre ce qui est écrit et la réalité de certains habitants est énorme. (Que l'on ne s'y trompe pas. Il ne s'agit pas de critiquer la couleur politique).    

"Vivre dans la merde" est ici à prendre aussi au sens propre du terme, comme vous verrez en lisant le témoignage. Ainsi que ceux qui vont suivre, car cette note n'est que le début d'une longue série. Il y a a beaucoup à dire sur la façon de certains personnels de Paris Habitat de traiter les locataires, de se défiler, les laisser vivre dans un habitat indigne, mais aussi leur pourrir la vie à cause des façons d'essayer de leur donner la faute, de les obliger à faire des démarches et à les recommencer sans cesse (puis de se plaindre du nombre d'appels, de signalements, de démarches, etc.). Et pourrir la vie des locataires à cause de la façon de les traiter.

Vivre dans la merde et être traité comme une merde. Texto. Jusqu'à la discrimination en raison du handicap, aux calomnies, etc. Lorsqu'une personne se fait poursuivre dans la rue par une gardienne qui lui crie dessus que c'est elle la source de tous les problèmes, et que des voisins incommodés par les démarches (visant à ce qu'ils ne jettent plus les ordures par les fenêtres, etc.) s'en prennent à elle, là, il y a un problème, non? Et sachant que Paris Habitat laisse faire. Et qu'appeler ne sert à rien, à moins de vouloir passer son temps en attente. Et ainsi de suite.

Les façons de balader les locataires sont innombrables. Ils peuvent supplier ou alors envoyer des lettres recommandées, cela ne sert à rien. Le personnel ne vient pas constater, donc les problèmes n'existent pas. Ou alors, un technicien passe et constate, il donne raison au locataire, mais il n'a pas le droit de lui laisser le constat. Et Paris Habitat dira autre chose... Et le gardien (Madame Asma Belkebir, en l'occurrence) engueule le locataire et le rembarre quasiment à chaque fois qu'il signale ou appelle, jusqu'à le briser. Enregistrements à l'appui, dont le personnel est au courant, mais il n'en a rien à faire, puisque la hiérarchie le soutient. C'est dit texto.  

En l'occurrence, ce n'est pas un comportement isolé. Cette personne handicapée raconte ses expériences pendant huit ans, dans un logement qui était pourri avant qu'elle n'y entre, avec trois gérants successifs et trois gardiens successifs. Un état des lieux prérempli. Une chambre inaccessible, à cause d'un couloir bloqué par une carcasse en bois encastrée dans le mur, et le personnel qui conseille à la locataire d'introduire ses meubles... par la fenêtre. Etc. Plus l'expérience avec le directeur d'agence, Monsieur Bruno Nerbollier, plus la directrice de la filiale Est, Emmanuelle Copin et leur secrétariat, plus des personnels à divers niveaux.

"On est pas dans le 16ème, ici!", s'exclame un gardien. 

Au meilleur des cas, les dirigeants ignorent les démarches, réagissent lorsqu'ils sont interpellés publiquement en disant qu'ils vont s'en occuper, et puis les locataires n'entendent plus parler d'eux. Réparations? Voyons! Lorsque quelque chose est fait, c'est du rafistolage, avec des matériaux low cost... Et les démarches doivent recommencer, parce que l'effet dure quelques semaines tout au plus. Au final, cela coûte plus cher. "Mais c'est de l'argent public!", s'exclamait Madame Morin, de la filiale Est, en disant que l'Office HLM Paris Habitat n'allait quand même pas dépenser de l'argent pour faire des réparations et que la locataire devait s'adresser à son assurance, que c'était sa faute, en gros, de ne pas avoir signalé les problèmes à son assureur. Mais il s'agissait d'une insalubrité déjà présente à son arrivée. Cachée en bonne partie, puisque l'ampoule était grillée là où les dégâts avaient noirci tout un mur. Pour le reste, le gardien disait qu'il s'agissait de traces de dégâts des eaux anciens, mais réparés. Au locataire de prendre le logement en l'état...     

Voyons donc pourquoi j'ai titré "vie dans la merde", constat partagé: 

Il y a les excréments humains, ceux des locataires des étages supérieurs qui infiltrent les murs et coulent le long des murs, tombent parfois sur la tête en entrant dans la cuisine, coulent aussi le long des installations électriques et jusque dans l'évier, et forment des flaques au sol. De quoi glisser dessus. Surtout une dame qui n'est pas très stable. Des excréments humains dehors aussi, puisque des voisins jettent des couches pleines et d'autres tas de merde, qui peuvent arriver sur le rebord des fenêtres ou sécher sur les vitres.

 

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