28.11.2008
L’avenir de l’université: mandarinat, lobbies aux commandes, conflits d’intérêts privé – public… La casse de Pécresse est industrielle...
L’article "Dislocation accélérée du CNRS et de l'INSERM", paru sur le blog du Collectif pour l’indépendance des chercheurs, décortique la
stratégie actuelle de privatisation des institutions publiques de recherche, qui suit en tous points le modèle américain Reagan-Bush, avec tous les conflits d’intérêts qu’il implique… Sarkozy et Pécresse tiennent décidément à appliquer, comme Bachelot en santé, un modèle désavoué ailleurs…
A lire aussi le texte du 31 octobre, "Statut des enseignants-chercheurs et privatisation de l'enseignement supérieur", et divers autres articles à partir des liens.
Complétez par les sites Indépendance des chercheurs et Sauvons la recherche. Sur ce dernier, suivez les aventures d’Olivier Ertzscheid à l’université Lagardère, aux ordres des "partenaires industriels", lesquels décident (aussi) des thèmes de recherche en fonction des applications et des profits qu’ils peuvent en tirer et "sont les plus représentés dans toutes les nouvelles instances décisionnaires de l’université". (Ceci est un extrait du texte de la loi Pécresse, notre vénérable "ministre de la recherche industrielle". Il faut enfin dépoussiérer cette langue publique viellotte et appeler un chat un chat, que diable !! Statut des chercheurs, quelle vieille lune! Virons-les par SMS, s'ils l'ouvrent ! Ca s'appelle la flexibilité et la gestion compétitive des ressources humaines, autrement dit, du lean management pur jus !)
Photo : Merci patron! sur Dudélire.com
Elena Pasca
05:25 Publié dans Université SARL, partenariats public-privé PPP | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : université, privatisation, recherche publique, cnrs, inserm, conflits d'intérêts, lean management |
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03.05.2008
Bientôt les sondes urinaires pour ne pas interrompre le travail ? Le "lean management", cher à l'industrie pharmaceutique
Dans un article du numéro de février 2008 de PHARMAnetwork, Sylvie Ouziel, Directeur Général de l'Activité Management Consulting France
et Benelux, pose la question stratégique cruciale pour l’industrie pharmaceutique : "Laboratoires : comment réamorcer la machine à créer de la valeur?". Je pense que personne ne se trompe sur le sens du mot "valeur" : valeur d’échange, pas valeur d’usage. Valeur marchande, profit, valeur de l'action, etc. Tout cela compris comme une "machine". Je le souligne au cas où il y aurait encore des personnes qui se feraient des illusions sur la nature de l'activité des multinationales pharmaceutiques et leur prêterait des intentions philanthropiques...
L’une des réponses est le "lean management", dont le site Logistique Conseil donne la définition suivante : "Ensemble de techniques visant à l’élimination de toutes les activités à non valeur ajoutée. "Lean" en français signifie "Moindre"". Autrement dit, le principe du rendement et d’automatisation par élimination de toute humanité. PHARMAnetwork dit cyniquement que l’industrie pharmaceutique fait sienne cette orientation (et on verra où elle mène) : "Dans la tourmente des enjeux économiques et à la recherche constante de la maîtrise des coûts, les hommes et femmes de terrain ne restent pas inactifs. Pratique issue de l'aéronautique et de l'industrie automobile, le Lean management entre depuis quelques années dans nos entreprises et permet aux laboratoires d'être plus souples, d'accélérer les processus, de disposer de plus de capacité et d'optimiser la performance. Deux témoignages nous expliquent les enjeux de ces méthodes ou l'atout le plus précieux de l'entreprise : les hommes sont au coeur de cette nouvelle culture."
06:14 Publié dans Néolibéralisme, l'idéologie qui vous veut du bien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : néolibéralisme, conditions de travail, lean management, pharmaceutique, profit, lean manufacturing |
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