12.10.2008
La Commission européenne et l’EFPIA sapent la législation sur la publicité directe et l'accès direct aux patients
Le Financial Times a rendu compte le 3 octobre d’une rencontre des décideurs politiques et pharmaceutiques européens,
qui peaufinent leur stratégie de mise en pratique des propositions antérieures, connues sous le nom "paquet pharmaceutique" (pharmaceutical package).
Le titre de l’article en dit long sur les objectifs : "Plan to give drug groups direct public access" (Projet permettant l’accès direct des firmes pharmaceutiques aux patients).
Sous prétexte d’améliorer l’observance des traitements, la pharmacovigilance et la "qualité de l’information" venant de tous les "acteurs importants" du domaine de la santé, l'accord entre l’EFPIA (le syndicat européen des pharmas) et la Commission européenne (avec Günter Verheugen en tête) permettra aux firmes d’accroître leurs profits par un marketing direct auprès des patients, qui court-circuitera les médecins et contournera l’interdiction de la publicité directe aux usagers pour les médicaments d'ordonnance (DTCA: direct-to-consumer advertising).
07:35 Publié dans Autorités de sécurité sanitaire: insécurité, Méthodes labos: corruption, fraude, pression..., Publicité directe pour les médicaments | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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24.07.2008
Les pressions de GSK, Pfizer, Abbott et Cie font sauter un projet de loi interdisant tout cadeau aux médecins du Massachusetts
Le Sénat de l’Etat de Massachusetts a examiné ces derniers mois des dispositions législatives dans le domaine de la santé. Un
amendement devait être inclus dans la nouvelle loi, pour interdire aux firmes pharmaceutiques de faire des cadeaux aux médecins. Quelle qu’en soit la valeur. Les peines devaient aller jusqu’à deux ans de prison en plus des amendes.
Ce projet, qui a pourtant bénéficié d'un très large soutien, y compris politique, a suscité l’ire de plusieurs firmes pharmaceutiques. GSK, Pfizer, Amgen, Abbott et des entreprises de biotechnologie qui possèdent des équipements dans le Massachusetts ont fait ce qu’on doit qualifier de chantage à l’emploi et aux investissements, en plus d’un lobbying acerbe. Les menaces des firmes ont été payantes, c’est le cas de le dire, puisque le Sénat a tellement dégraissé le texte qu’il n’en reste plus rien.
02:51 Publié dans Méthodes labos: corruption, fraude, pression... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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