11.05.2008
La dépendance au tabac bombardée maladie chronique à traiter indéfiniment. Avec Champix et Zyban et les substituts nicotiniques pour méthadone…
D’autres preuves, si besoin était, pour voire à qui profite la politique hygiéniste de contrôle social qui cherche à tout normaliser, aseptiser, lisser, réglementer…
Deux médecins connus pour leurs attitudes critiques à l’égard de l’influence de l’industrie pharmaceutique, Adriane Fugh-Berman et Douglas Melnick, signent le 25 avril un article intitulé Smoke and Mirrors ("Fumée et écrans de fumée"). Ils dénoncent le dernier cas connu de « disease mongering », terme indiquant l’invention de toutes pièces d’une gamme de symptômes ou de caractéristiques qui sera médicalisé et déclaré « maladie », problème de santé publique, etc. Et ce rien qu’à des fins de marketing : pour vendre tel médicament ou élargir son marché.
La nouvelle invention nous est assenée par un article récent de la revue Annals of Internal Medicine : The Case for Treating Tobacco Dependence as a Chronic Disease : "Arguments en faveur du traitement de la dépendance tabagique comme une maladie chronique", même une fois que le fumeur a ... arrêté de fumer.
La dépendance au tabac serait une maladie comparable à l’asthme ou au diabète ( !!) et imposant donc des traitements de longue durée, voire à vie…
17:38 Publié dans Disease mongering, façonnage/invention de maladies, Tabac, sevrage tabagique, champix, substituts | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
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21.02.2008
Nouveau marché pour Big Pharma: la vente des indulgences...
Il y a de nos jours un médicament pour tout ; c’est le rêve de ce PDG disant qu’en bon commercial, il doit faire en sorte que tout le monde prenne les médicaments de sa firme, pas seulement les malades… On y arrive peu à peu, en médicalisant tout, du moindre vague à l’âme aux étapes naturelles de la vie, comme la ménopause. Les firmes créent une pilule pour tout – à l’exemple des "lifestyle drugs", sorte de médicaments de confort ou plutôt de conformisme social. Sans parler des médicaments qui existent et pour lesquels il faut trouver des débouchés en inventant des maladies : c’est le disease mongering abordé dans ces notes. Une nouvelle technique de contrôle social, sur le modèle du biopouvoir? A méditer... Et voici un nouveau "lifestyle drug" pour les croyants, car, dans son immense philanthropie et générosité, Big Pharma a tout tenté pour décharger les pauvres pécheurs des poids des repentances, des prières à répétition, de la culpabilité… Et si Big Pharma allait à l’Eglise, de quoi ça aurait l’air, se demande Mike Adams ?
Qui disait que l'Occident risque d'oublier ses racines chrétiennes?? Big Pharma nous montre qu'elles sont toujours vivantes! La pratique catholique de vente des indulgences et autres rémissions de péchés et absolutions contre de la monnaie sonnante et trébuchante (bling, bling ??) n’est pas si loin… La Réforme est venue nettoyer un domaine qui n’aurait pas dû être contaminé et déformé par l’argent. Et dans les rapports médecine – industrie pharmaceutique, qui et quand fera le ménage ?? This is THE question…Dans la caricature, le croyant dit: pardonnez-moi, mon père, car j'ai péché. Le prêtre lui répond, tout sourire: Mon fils, on a une pilule pour ça!
01:15 Publié dans Disease mongering, façonnage/invention de maladies, Méthodes publicitaires, marketing; exemples, surmédicalisation, surmédicamentation, surconsomma | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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