25.02.2009
"La nuit sécuritaire": pétition et manifeste. Bravo à ces citoyens psychiatres qui défendent l’intérêt général!
"Sans la reconnaissance de la valeur humaine de la folie, c’est l’homme-même qui disparaîtrait", peut-on lire d’emblée sur le site du Collectif psychiatrie. La "défense des libertés individuelles des plus fragiles, des exclus, des malades mentaux" est primordiale, car elle est l’un des indices les plus fiables de l’état de la démocratie d’un pays et du degré de sa pourriture par des ferments totalitaires avançant sous les dehors policés d’une "Sarkofrance" dans laquelle la gouvernance satisfaisant des intérêts électoralistes, particularistes, clientélistes a remplacé depuis longtemps la politique oeuvrant pour le bien commun dans des institutions républicaines.
Peut-être avez-vous déjà signé la pétition relancée par le "mouvement des 1789" présents le 7 février à Montreuil, qui ont adopté le Manifeste de la Nuit sécuritaire. Sinon, il est grand temps de la signer et d’en parler autour de vous. En parler, pour contrer ce à quoi Sarkozy et Cie veulent nous pousser, à savoir nous taire et accepter progressivement toutes les atteintes à nos libertés individuelles et politiques, à nos droits, y compris celui de l’égalité de l’accès aux soins. Or, faire taire un être humain, c’est le nier dans son humanité, comme dit Hervé Bokobza dans la conclusion. Et voici l'intervention de Jack Ralite, connu pour sa bataille pour une psychiatrie éthique, qui ne mâche pas ses mots quant au "coup du 2 décembre" porté par ce "grand éducateur" qu'est Nicolas Sarkozy.
05:37 Publié dans Psychiatrie: dérive sécuritaire, exclusion des fou | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : maladie mentale, psychiatrie et totalitarisme, intérêt général, psychiatrie et répression, criminalisation des maladies mentales, nuit sécuritaire, dignité du patient, éthique médicale en psychiatrie, ordre sécuritaire, politique de la peur, exclusion des malades mentaux, folie et discrimination, nicolas sarkozy et la maladie mentale |
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05.04.2008
De l’enfer psy surmedicalisé à la gestion autonome des psychotropes. Un parcours initiatique exemplaire au Québec.
relate un parcours initiatique exceptionnel qui débouche sur la création d’une méthode novatrice de « gestion autonome des médicaments de l’âme ». Après l’enfer de l’enfermement et de la surmédicalisation, Luc Vigneault a repris possession de sa dignité et de sa capacité de décision par un acte d’ »empowerment » exemplaire, favorisé par la rencontre avec une institution qui n’a rien à voir avec l’hôpital psychiatrique habituel. Pour juger des résultats, il suffit de dire que Luc Vigneault est aujourd’hui conférencier international, consultant sur des projets en santé mentale, directeur général de l'APUR Québec (Association des personnes utilisatrices des services de santé mentale) et président du conseil d'administration de l'AQRP (Association québécoise pour la réadaptation psychosociale). L’article de Liliane Leroy - psychologue clinicienne, attachée auprès du groupe d’études "Femmes Socialistes Prévoyantes" – s’intitule Gestion autonome des médicaments de l’âme. Une expérience québécoise. Il nous apprend ce qui a rendu cet « empowerment » possible, et comment cette méthode de gestion autonome de psychotropes, popularisée d’abord au Québec dans les groupes d’entraide, etc. s’étend actuellement à la Belgique.
13:25 Publié dans Psychiatrie, psychotropes, culture psy, dérapages | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : psychotropes, schizophrénie, maladie mentale, autonomie, DSM, surmédicalisation |
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