23.04.2009
L’Odyssée du médecin : c’est par où, l’Ethique ?
Par Clarinesse, auteure du blog L'Oeil du vent

Comme Ulysse avec Ithaque, l’odyssée qu’est l’exercice de la médecine part de l’éthique, formulée rituellement dans le serment d’Hippocrate, explore toutes les mers des possibles techniques et retrouve à l’arrivée un vestige d’îlot défiguré par les ambitions, délabré par des années de tâtonnements sans gouvernement moral comme Ithaque l’était par les prétendants de Pénélope.
Ou pourquoi science et conscience doivent penser de concert pour ne pas faire boiter l’humanité dans sa marche vers le progrès et lui faire éviter, entre Charybde et Scylla, les écueils qui menacent l’apprenti sorcier.
(Photo extraite du film Johnny s'en va-t-en guerre)
07:42 Publié dans Ethique, morale, philosophie... vs. médecine | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
| Tags : éthique médicale, morale, paternalisme, philosophie, technique, humanisme, conscience, corporatisme |
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03.03.2008
Médecine: l’autarcie, la liberté sans limites n’est-elle pas le contraire de l’éthique ?
Je pose cette question après avoir entendu beaucoup de médecins défendre bec et ongles la liberté du médecin, sa liberté de prescription, de refuser ou d’accorder telle chose à un patient, etc. J'ai remarqué que le terme "liberté" n'était jamais réfléchi, mais reflétait plutôt un individualisme en accord avec l'époque, voire même un arbitraire qui se refuse à toute règle. Et il me semble que, sous couvert de liberté - malmenée pour "arranger" et justifier des pratiques individuelles - certains médecins s’aménagent un territoire où ils sont seuls à décider. Un territoire de l'arbitraire. Comme si médecins et médecine pourraient s’autodéterminer en vase clos, se définir et définir les termes de leur fonction sociale et l’avenir de celle-ci en toute autarcie. La "vieille" médecine pouvait encore se définir en termes de "mission", de fonction sociale, de valeurs; celle que la tendance historique est en train d'imposer - non sans la participation active de la plupart de médecins qu'il ne faut pas styliser en victimes - est individualisée à l'extrême. Et c'est aussi ce qui leur permet de la concevoir comme un commerce dans lequel le médecin règne en maître, en businessman soucieux de ses intérêts financiers et autres. Le reste (l'intérêt de la santé du patient) passe après, si ça "cadre" avec les objectifs de rentabilité...
04:25 Publié dans Narcissisme pathologique des médecins? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : éthique, paternalisme, intérêt public, liberté du médecin, antiintellectualisme, autarcie |
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