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02/07/2008

Même une vaccination systématique par un Gardasil supposé efficace n’aurait qu’un faible impact sur l’incidence du cancer du col de l’utérus, selon une modélisation autrichienne

Rappelons la décision des autorités politico-sanitaires autrichiennes de ne pas recommander le Gardasil et de ne pas le rembourser : 1541060979.jpgL’Autriche mise sur les méthodes sûres de prévention du cancer du col de l’utérus. Un sérieux revers pour le Gardasil. La revue allemande Arznei-Telegramm a salué la décision de l’Autriche et souhaité que les autorités allemandes s’en inspirent. Suite à cette décision, certains scientifiques liés à Merck et/ou Sanofi Pasteur MSD ont essayé de faire pression, par exemple lors d’un colloque organisé début février. Le journal Der Standard en rend compte sous le titre Wieder Diskurs um HPV Impfung: « Le vaccin anti-HPV fait de nouveau parler de lui. »

Laissons de côté la répétition de la soupe publicitaire servie ad nauseam par des médecins ayant des conflits d’intérêts. Prenons l’intervention d’Ingrid Zechmeister, experte internationale en santé publique, du prestigieux – et indépendant - Institut Ludwig Boltzmann.

La conclusion d’Ingrid Zechmeister est sans appel, alors même que l’analyse est faite selon le meilleur scénario possible : même si on vaccinait 85% des jeunes filles de 12 ans par Gardasil jusqu’en 2060 - et ce en supposant qu’il est efficace à 100% et immunise à vie - on n’atteindrait au bout de 52 ans qu’une diminution de 10% des cas de cancer du col de l’utérus. Et la mortalité ne baisserait que de 13%...

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13/06/2008

Fréquence des infections par tous les sérotypes HPV à Barcelone: 2,98%... Gardasil et Cervarix, pour quoi faire??

Une étude publiée par Sanjosé, Almirall et al en 2003 analyse la prévalence des divers sérotypes de human papillomavirus (HPV) dans la population générale féminine de Barcelone (Espagne): Sanjose S, Almirall R, Lloveras B, Font R, Diaz M, Muñoz N, et al. "Cervical human papillomavirus infection in the female population in Barcelona", Spain. Sex Transm Dis. 2003;30(10):788-93. Le texte a été intégralement reproduit sur cette page. L'auteure principale, Silvia de Sanjosé, était affiliée à l'Institut Catalan contre le Cancer pendant la réalisation de l'étude.

L’étude comprend 973 femmes ; âge moyen 43 ans (± 16 ans) ; taux de monogamie 79%. La prévalence des papillomavirus après ajustement en fonction de l’âge était de … 2,98%... (On parle d’infections en général, tous types de HPV confondus. Ces infections banales éliminées spontanément et sans aucun symptôme dans 90% des cas…).

A part cette fréquence extrêmement basse, il y a un autre élément à retenir de cette étude : quels sont, chez ces moins de 3% de femmes infectées, les génotypes HPV qui prédominent ? Il suffit pour cela de regarder la figure 1 de l’étude. Et on verra que cet élément n’a rien à voir non plus avec la propagande de Sanofi Pasteur MSD présentant les sérotypes HPV à haut risque 16 et 18 comme omniprésents, mettant toutes nos filles en danger de mort, etc... Les HPV 6 et 11, responsable de condylomes acuminés (verrues génitales) seraient eux aussi à tous les coins de rue… Parmi les 29 femmes ayant contracté une infection par un papillomavirus (29 sur 973!), aucune n’était infectée par les HPV 18 ou 11… 6 femmes étaient infectées par le HPV 16 et une seule par le HPV 6. Aucune par au moins deux des quatre sérotypes du Gardasil...

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