Or, depuis des décennies, l’encadrement des honoraires facturés aux malades, subit une succession de remises en cause.
Aujourd’hui, la différence entre les honoraires réglés par les patients et les remboursements de la Sécu représente plus de 6 milliards d’euros (plus de 2 Mds pour les médecins, 4 Mds pour les dentistes). Cette charge, considérable, repose principalement sur le budget des ménages et elle contraint un grand nombre de nos concitoyens à renoncer aux soins.
Devant cette situation qui dégrade gravement le droit à la santé, le gouvernement, avec la complicité de la quasi-totalité des représentants sociaux (syndicats, mutualité, associations, seule la CGT s’est abstenue) au sein de deux instances destinées à gérer l’assurance maladie (l’UNCAM et l’UNOCAM), vient d’instaurer de nouvelles possibilités pour les médecins de dépasser les tarifs de remboursement sous le vocable de « secteur optionnel ».
Bien qu’actuellement limitées, ces nouvelles dérogations aggravent un recul du principe d’encadrement des honoraires et annoncent une libéralisation générale des prix en matière de santé.
La santé est la condition fondamentale d’une vie harmonieuse. C’est un droit inscrit dans notre Constitution. Chacun doit pouvoir se soigner, quels que soient ses moyens financiers.
Nous exigeons du gouvernement qu’il abandonne sa volonté de détruire notre système de sécurité sociale fondé sur la solidarité. Nous exigeons de nos représentants au sein des organes de gestion de l’assurance maladie qu’ils assument la mission qui leur est confiée : promouvoir une protection sociale collective et solidaire. Nous refusons que les soins deviennent de vulgaires produits soumis à un « marché » de la santé."
















Pharmacritique ne peut se faire sans mon accord préalable.
l’association Médecins québécois pour un régime public (lire
largement repris la dépêche d’Associated Press "

retrouvent (…) au beau milieu d’un
l’hôpital public par les marchands
Healthcare Research and Quality) rend publics les résultats d’une étude qu’elle a commandité. Elle est parue dans le
Krugman, qui s’est vu décerner le Nobel d’économie pour sa clairvoyance, y compris à propos de la crise actuelle, analyse les programmes de John McCain et Barack Obama en matière de santé. Comme vous pourrez le voir en explorant les quelques liens à la fin de la note, Krugman prône la construction d'un service de santé qui serait au moins partiellement public, avec une assurance-maladie universelle, nationale et publique, elle aussi. De quoi faire de lui un socialiste, si ce n'est un communiste aux yeux des Américains...
la privatisation rampante de celle-ci. La ministre de la santé,
Appel à la mobilisation paru sur le
néolibéraux vers l'impasse de la privatisation du système de santé et qu’on peut apprendre beaucoup de la mobilisation citoyenne qui s'y organise.
des intellectuels français (Raisons d'agir, 1998), il collabore aux Actes de la recherche en sciences sociales et enseigne la sociologie à l'Institut d'études politiques de Rennes et à l'École nationale de la statistique et de l'analyse de l'information (ENSAI).
