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28/11/2008

La recherche publique de l’université Bordeaux 2 aux ordres de l’industrie pharmaceutique. Le LEEM remercie Mme Pécresse

Si quelqu’un pense que Pharmacritique exagère dans les notes de la catégorie "Université SARL", voici une preuve de plus : le L€€M (syndicat Troupe aux ordres Préfecture Savoie.jpgde l’industrie pharmaceutique) a signé il y a une semaine "une convention de partenariat [sic] public/privé dont l'objectif est de mettre l'université Bordeaux II en phase [re sic] avec les besoins de l'industrie pharmaceutique", ce qui veut dire "adapter en permanence les contenus de formation aux besoins des entreprises" (Romandie News). Adieu la recherche fondamentale et la production de connaissances, vive les applications technologiques immédiatement profitables !

Le L€€M publie un dossier de presse sur son site et précise que "cet accord est une application exemplaire des voies ouvertes par la Loi Pécresse". Ca, c'est certain ! Il est question d’ajuster les formations d’enseignement supérieur afin de répondre aux "besoins de la compétitivité mondiale". Si on y pense, le lean management y répond à sa façon, la précarisation des chercheurs et les délocalisations aussi... Sans parler des usagers qui se fichent des conflits d'intérêts, adorent les grands pontes de la médecine qui servent de VRP aux firmes et gobent la pilule sans jamais rechigner.

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09/07/2008

"Money Talks. Le profit avant la sécurité des patients". Documentaire sur l'emprise des firmes pharmaceutiques

Des extraits d'un documentaire de 2008, écrit et réalisé par Kathleen Slattery-Moschkau, ancienne visiteuse médicale aux Etats-Unis. Elle a aussi produit un film appelé "Side effects". Détails sur le site Money Talks.

31/05/2008

Universités à vendre aux industriels les plus offrants. Bachelot et Pécresse font du marketing

Le dernier numéro d’Impact Médecine étale Valérie Pécresse sur toute sa une. Et son sourire m’a rappelé une lecture récente, en rapport avec la note précédente sur ce médecin australien censuré par une université arrosée de liquide par l’industrie pharmaceutique.

C’est là qu’on voit ce que devient une université, une recherche publique, dès lors qu’elle est financée par de l’argent industriel… J’avais parlé en passant de Mme Pécresse, en évoquant ce numéro de février de PharmaNetwork, qui a eu le privilège d’avoir deux ministres d’un coup...

C'est un magazine d'"information" précieuse sur les tendances lourdes de l'industrie pharmaceutiques, à l'exemple du "lean management"... Et, parlant "management", j'avais mentionné aussi les techniques magiques de gestion que Roselyne Bachelot s'applique à elle-même... Puisqu'elle y est allée pour évoquer à la une de PharmaNetwork l’avenir de la visite médicale, sans mentionner son propre passé de visiteuse médicale. Il a tout bonnement disparu de son CV. L’avenir de ce métier serait-il de disparaître de la sorte ?

Mais on peut douter que notre ministre de la privatisation de la santé puisse nourrir de telles idées subversives… Entre les paroles et les actes… Il y a par exemple le ratage tout récent sur les dépassements d’honoraires, qui pourraient augmenter au lieu de diminuer comme prévu. Il y a aussi ces phrases sur les changements dans la formation médicale continue que personne ne sait comment interpréter, du moins d’après le Quotidien du Médecin d’hier… (J’espère que tout le monde a remarqué le sérieux et l'indépendance de mes sources dans cette note ;-) Mais je voulais aller là où étaient ces deux ministres, et force est de constater qu’elles ne sont pas allées prêter main forte à la rédaction du dernier numéro de Prescrire, et pas non plus dans un laboratoire miteux du CNRS qui dépérit dans l'indifférence ministérielle, alors…)

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25/05/2008

L’irrationalité des prescriptions en France, conséquence de la désinformation par l’industrie pharmaceutique. Constat de l'UFC Que choisir et de l’IGAS

(Un problème technique a rendu les textes réunis sous la catégorie « Prescriptions irrationnelles au profit des firmes », datant de février/mars, inaccessibles par le bouton de recherche ou les catégories. La seule solution est de les reposter… Occasion de les (re)lire ;-) Cette note est parue d'abord sur cette page, sur laquelle on peut lire à la fin les commentaires critiques d'une visiteuse médicale, et c'est pourquoi on ne la supprime pas).

Le 15 janvier 2008, l’UFC Que choisir, association de défense des consommateurs, a publié les résultats de son étude intitulée « Prescriptions de médicaments : Des prescriptions irrationnelles, un constat confirmé par la Cour des Comptes ». L’association rappelle ses propres analyses tout en rendant compte de la parution de deux rapports alarmants sur les dérapages en matière de (dés)information médicale et de filière du médicament, les deux complètement dominées par l’industrie pharmaceutique : le rapport de la Cour des Comptes, paru en septembre 2007, et celui de l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales), paru en octobre).

On peut aussi voir dans l’irrationalité des prescriptions - donc de la majeure partie du système de soins - l’un des symptômes de cette "liberté" sans limites du médecin que nous évoquions dans cette note, quoique sous un autre angle. Pour beaucoup de médecins, cette liberté justifie même leurs conflits d’intérêts, donc le consentement à la corruption pharmaceutique… Cette liberté-là est absolutisée au point de devenir de l'arbitraire pur, négation de la liberté des patients, qui en subissent les conséquences. Rappelons encore une fois qu'aucune firme n'a jamais obligé un professionnel de santé à accepter son argent, ses "honneurs" ou ses visiteurs médicaux... Non, la corruption se fait en toute "liberté"... Corruption d'une médecine qui comprend le mot "libéral" au sens d'"ultralibéral": profitons sans entraves...

Le marketing des firmes pharmaceutiques fait en sorte de contourner les génériques et incite les médecins – à l’aide de petits ou grands cadeaux – à prescrire des médicaments nouveaux, très chers, dont ni l’efficacité ni la sécurité d’emploi ne sont sûres et suffisamment testées. La médecine tend à devenir une activité commerciale comme une autre, organisée autour de la vénération du profit, et mettant en danger la santé des usagers par le recours trop rapide et irréfléchi à des « nouveautés » qui n’ont pas fait leurs preuves. Les usagers ont aussi à payer le coût du marketing des firmes pharmaceutiques, compris dans le prix des médicaments, par exemple. Et encore, si les médicaments récemment autorisés étaient de véritables nouveautés… Mais la plupart du temps, c’est loin d’être le cas. Cette note peut être lue en continuité avec la déclaration de l’ISDB (International Society of Drug Bulletins) sur le (très faible) progrès thérapeutique, dont nous avons résumé les grandes lignes.

Revenir à la raison, à un usage plus rationnel et raisonnable des médicaments, a pour condition nécessaire l'élimination pure et simple des conflits d’intérêts. Chaque médecin peut commencer par le refus de recevoir les visiteurs médicaux payés par les firmes. Il existe des délégués de l'assurance-maladie (DAM), par exemple, qui fournissent des informations sur les médicaments. 

Le texte de l'UFC Que choisir: Prescriptions de médicaments : Des prescriptions irrationnelles, un constat confirmé par la Cour des Comptes 

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24/05/2008

"Selling Sickness", documentaire sur le disease mongering ou façonnage de maladies. Médicaliser les bien-portants pour vendre plus de médicaments

Titre complet : “Selling Sickness. An Ill for Every Pill” (Vendre des maladies. Une maladie pour chaque médicament), 2005. Co-écrit par Ray Moynihan et inspiré du livre de Moynihan et Alan Cassels évoqué dans cette note.

Le documentaire peut être visionné sur cette page. A noter qu'une conférence internationale a eu lieu, sous le même titre (Selling Sickness), en avril 2006 à Newcastle (Australie). Les thèmes habituellement évoqués y ont été traités, c'est-à-dire des symptômes ou gênes divers vaguement définis comme des maladies ou des syndromes afin de vendre ou de recycler des médicaments ou des me-too - ou encore afin d'élargir la part de marché de telle classe de médicaments; il s'agit la plupart u temps d'antidépresseurs ou autres psychotropes.

Les maladies inventées en question sont telles que: dysfonction sexuelle féminine, trouble bipolaire (redéfinition d'une psychose maniaco-dépressive dont la vieille description ne faisait pas vendre et ne donnait pas envie de s'identifier aux symptômes...), mais aussi des entités controversées dont il n'est pas sûr qu'il s'agisse de maladies inventées: et je pense notamment au syndrome des jambes sans repos.

Les limites du concept sont visibles ici aussi, car si l'apport de cette critique de la médicalisation (surmédicalisation, surmédicamentation - surconsommation et consumérisme - marketing et conséquences de la recherche du profit à tout prix) est indéniable, il ne faudrait pas que le disease mongering / condition branding serve de prétexte pour ignorer ou rejeter des syndrômes ou des maladies que la médecine ne connaît pas bien ou ne peut pas suffisamment bien définir ni objectiver par l'imagerie ou la biologie médicale. 

A noter que la revue PLoS Medicine a publié les écrits de la conférence de 2006 à Newcastle, qui sont accessibles sur cette page.

*

Dans le documentaire, il est question - à partir de la critique du « disease mongering » ou « condition branding » (« branding diseases »: inventer / fabriquer des maladies ou élargir la définition de celles existantes) - des méthodes sans scrupules de l’industrie pharmaceutique pour augmenter ses profits et de leurs conséquences. Les psychotropes, et surtout les antidépresseurs tels le Deroxat/ Seroxat/ Paxil de la firme GSK, sont les exemples les plus significatifs. La médicalisation de l’enfance aussi, quand on diagnostique des troubles de comportement partout…

Et comme le dit le psychiatre David Healy, tant que les données brutes - et non édulcorées - des essais cliniques ne seront pas accessibles, le marketing continuera son travail d’érosion de la science médicale. Parce que, contrairement à ce que pense le grand public, on ne peut pas séparer la publicité, qui serait du marketing pur, des essais cliniques qui, eux, seraient de la science pure. Non, on en est arrivé au point où les essais cliniques eux-mêmes, manipulés et réécrits, sont le principal outil de marketing, souligne Healy.

(On peut se référer au récent éditorial du JAMA, traduit par Pharmacritique, pour voir qui écrit les études médicales et comment la manipulation se fait de la rédaction jusqu'à la publication et aux commentaires dans la presse médicale, bien avant d'en arriver aux campagnes de publicité directe...) 

Et la question fondamentale que pose cette médicalisation, cette normalisation par les médicaments, est celle d’une véritable mutation anthropologique que risque d’entraîner l’industrie pharmaceutique à travers la médecine : un changement profond de la perception de ce qu’est un être humain, conclut Healy.

 

L’humanité, c’est une infinité de potentialités, de nuances psychiques, comportementales, relationnelles, biologiques, psychosociales… C’est l’unicité et la spécificité de chaque être humain qui risque de disparaître au profit d’individus permutables, interchangeables, taillés dans le même moule et identifiés à leurs rôles socio-économiques, comme je l’ai dit dans les notes réunies sous la catégorie Normalité, contrôle social, culture psy.

 

Voir aussi les notes de la catégorie "Disease mongering, façonnage de maladies, invention de maladies", accessibles à partir de cette page, ainsi que les notes sur la prévention et l'abus de prévention, sur la surmédicalisation et surmédicamentation, etc. 

 

Elena Pasca

13/05/2008

Le DSM V en préparation regorge de conflits d'intérêts des experts psychiatres. Et l'APA fait de la com' pour noyer le poisson

Qu’on veuille ou non le reconnaître, l’APA (Association Américaine de Psychiatrie) tient les rênes de la psychiatrie mondiale parce que c’est elle qui a le pouvoir de définir les termes, de poser « les principes de vision et de division » (Bourdieu) en fonction desquels se fait la distinction / division entre le normal et le pathologique en termes de santé mentale. C’est un immense pouvoir que de définir la "normalité" et de décider de ce qui est ou non un trouble psychique qui entrera dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), édité et révisé par l’APA. Pouvoir d'abord idéologique. Et puisque nous vivons dans une idéologie néolibérale triomphante selon laquelle rien ne doit s'opposer à la maximisation des profits, force est de constater que ce pouvoir est entre les mains des marchands des diverses multinationales. 


Nous parlions dans cette note du fait que les psychiatres sont les médecins les plus financés par l’industrie pharmaceutique. Les conflits d’intérêts n’ont pas contourné le DSM, loin de là, ce qui a valu beaucoup de critiques à l’APA. La vague de protestations recommence, puisqu’un communiqué de presse de l’organisation a rendu publics début mai les noms des 28 psychiatres superviseurs et des 120 membres des groupes de travail chargés de préparer la 5ème édition du DSM, à paraître en 2012. Comme avant, 16 des 28 superviseurs ont de très forts liens financiers avec l’industrie pharmaceutique pour diverses activités promotionnelles.

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09/05/2008

La privatisation de la santé: une illusoire incantation. Déclaration et pétitions québécoises

Voici une pétition lancée par la Fédération des Travailleurs Québécois et la Confédération des Syndicats Nationaux pour la défense du 1522900024.jpgsystème de santé public et pour que toutes les questions soient abordées lors d’un débat public. Leurs sites contiennent beaucoup d'informations et de prises de position.  

Vous pouvez signer une autre déclaration /pétition sur le site Santé sans profit. Il s'agit de la Déclaration signée par Lorraine Guay et co-signée par plus de quatre-vingt personnalités (…) :  « Les appels à la privatisation accrue de notre système de santé se sont multipliés depuis au moins une dizaine d’année au Québec. Le jugement de la Cour suprême du Canada dans l’affaire Chaoulli a donné à ces appels un élan sous la forme d’une incantation de plus en plus insistante. Ce discours propose un privé parfait, efficace, sans faille... quasi désintéressé ! et qui serait la solution miracle à des problèmes complexes qui relèvent pourtant essentiellement d’une gestion publique et de choix politiques. Les signataires de cette Déclaration affirment qu’au contraire les faits portent à croire que l’incantation à la privatisation et le choix de cette voie constituent un recul, une sorte de «marche avant vers le passé» qui nous conduit dans un cul-de-sac dont nous aurons peine à nous extirper.

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Excellente vidéo sur les raisons de maintenir le privé et le profit hors du système de santé et de protection sociale

« Monsieur Charest, êtes-vous malade ? », s’intitule cette vidéo de la Fédération Interprofessionnelle de la santé au Québec (FIQ). Il suffit de remplacer Charest (premier ministre du Québec) par Sarkozy, Fillon, Bachelot et les autres… A part le nom, tout est identique: la volonté de tout privatiser, de démanteler la protection sociale, de marchandiser la médecine et les soins, de revenir à l'avant-guerre, d'aller vers le système américain alors que les Américains eux-mêmes constatent l'impasse. Le mot est faible: il s'agit du désastre du système assurantiel privé qui a fait exploser les coûts tout en diminuant la qualité des soins et en laissant 40 millions de personnes sans aucune couverture maladie... Ceux qui ont goûté à la privatisation (déjà fortement présente en France) cherchent à sortir la tête de l'eau... Au nom de quelle responsabilité et de quel intérêt nos hommes politiques nous imposent-ils un dogme néolibéral qui s'est révélé désastreux là où il a été traduit dans les faits?

 

Et voici une vidéo explicative réalisée par la Fédération des Travailleurs du Québec, qui remet les pendules à l'heure en démystifiant le discours apocalyptique des néolibéraux.

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Le privé lucratif détruit la solidarité et le monde commun. Excellent documentaire pour la défense du système public de santé, à l’exemple du Québec

Cette excellent documentaire d’à peine plus de 12 minutes croise des extraits de la conférence de Lorraine Guay au forum de la Coalition Solidarité Santé en mars 2008 et des images et discours poignants de la manifestation du 3 mai, à l’appel de cette même Coalition composée d’une quarantaine d’organismes réunis pour défendre le système public de santé et la protection sociale.

Je ne réussis plus à insérer des vidéos de Google, alors voici le lien: La lutte contre la privatisation du système de santé.

Des extraits de l’intervention de Lorraine Guay: « Mais pourquoi se mobiliser ? Parce que le retour en force du privé entraîne l’impossibilité d’un monde commun. La priorité du droit de propriété sur tous les autres droits humains façonne une société de plus en plus insupportable au point de rompre les équilibres de la vie en commun. La force aussi explosive, si on veut, du privé lucratif - on nomme pudiquement « privé lucratif » ce qui est en fait le capitalisme, la version dure du capitalisme – laissée à elle-même, ça entraîne une inégalité sociale irréparable de populations entières.

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03/05/2008

Bientôt les sondes urinaires pour ne pas interrompre le travail ? Le "lean management", cher à l'industrie pharmaceutique

Dans un article du numéro de février 2008 de PHARMAnetwork, Sylvie Ouziel, Directeur Général de l'Activité Management Consulting France 717039920.jpget Benelux, pose la question stratégique cruciale pour l’industrie pharmaceutique : "Laboratoires : comment réamorcer la machine à créer de la valeur?". Je pense que personne ne se trompe sur le sens du mot "valeur" : valeur d’échange, pas valeur d’usage. Valeur marchande, profit, valeur de l'action, etc. Tout cela compris comme une "machine". Je le souligne au cas où il y aurait encore des personnes qui se feraient des illusions sur la nature de l'activité des multinationales pharmaceutiques et leur prêterait des intentions philanthropiques...

L’une des réponses est le "lean management", dont le site Logistique Conseil donne la définition suivante : "Ensemble de techniques visant à l’élimination de toutes les activités à non valeur ajoutée. "Lean" en français signifie "Moindre"". Autrement dit, le principe du rendement et d’automatisation par élimination de toute humanité. PHARMAnetwork dit cyniquement que l’industrie pharmaceutique fait sienne cette orientation (et on verra où elle mène) : "Dans la tourmente des enjeux économiques et à la recherche constante de la maîtrise des coûts, les hommes et femmes de terrain ne restent pas inactifs. Pratique issue de l'aéronautique et de l'industrie automobile, le Lean management entre depuis quelques années dans nos entreprises et permet aux laboratoires d'être plus souples, d'accélérer les processus, de disposer de plus de capacité et d'optimiser la performance. Deux témoignages nous expliquent les enjeux de ces méthodes ou l'atout le plus précieux de l'entreprise : les hommes sont au coeur de cette nouvelle culture."

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26/04/2008

Les mensonges du néolibéralisme ou La marchécratie à son oeuvre de prédilection: la casse sociale

076a0a3af2e4c1447208c3039bb313f0.jpgA première vue, le rapport de ce livre avec notre thématique habituelle n’est pas évident. Il est majeur, parce que quand on veut critiquer une situation factuelle, et ce au nom de ce qui devrait être, il faut que la critique puisse dévoiler l’idéologie qui est derrière ce qui se présente comme réalisme ou pragmatisme économique, s’agissant par exemple des franchises médicales, des privatisations et autres coups portés à la protection sociale. La critique radicale n’est-elle par celle qui s’attaque à la racine et la met à nu ? L’idéologie néolibérale - qui a les moyens de s’imposer, donc de se rendre vraie, puisque sa position dominante lui permet d’exclure d’emblée toute alternative, même sur des détails - déforme la réalité pour présenter ses régressions programmatiques comme incontournables et salvatrices, faute de quoi le pays entier serait menacé… Au plus tard à ce moment, vous, lecteur, avez déjà fait le parallèle avec la façon de faire de l’industrie pharmaceutique : sans nous, sans ce médicament, c’est la fin, le chaos, la mort… Chaque domaine – l’industrie chimique, agroalimentaire, pétrolière, militaire, etc. – applique l’idéologie qui les porte tous en idéalisant le profit comme moteur et fin de l’économie. Or celle-ci doit être descendue de son piédestal ; elle est un moyen pour autre chose, pour des fins définies par la société, et non pas une fin en elle-même ! Mais chut ! Il ne faut pas le dire. A la médecine et à l’industrie pharmaceutique non plus… Certains auraient du mal à supporter l'idée que les patients ne sont pas là pour eux (et leur business), mais l'inverse... L'horreur...

Voici le compte-rendu fait par Elena Pasca de l’excellent livre de l’économiste Michaël Lainé, Les trente-cinq mensonges du libéralisme ou comment réfuter les idées reçues de l’économiquement correct. (Albin Michel 2002).

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19/04/2008

La politique de santé publique face au lobby agro-alimentaire... La prévention de l'obésité infantile ne pèse pas lourd face aux intérêts privés

Prenons un extrait d'un article publié il y a un an par Marie Bénilde, Quand les lobbies (dé)font les lois, qui esquisse les enjeux et revient sur quelques étapes de la loi sur la santé publique:

« En ce mois de juillet 2004, le projet de loi sur la santé publique soumis au Parlement est loin d’imposer aux annonceurs de boissons, barres chocolatées ou biscuits des contraintes prohibitives en matière de communication publicitaire. Le nombre des jeunes de 6 à 15 ans victimes de surcharge pondérale et multipliant de ce fait leurs risques de maladies cardio-vasculaires a beau avoir triplé en un quart de siècle (pour atteindre 16 % de cette tranche d’âge), l’urgence ne semble pas s’imposer. Bien que le député (et médecin) Jean-Marie Le Guen (Parti socialiste, PS) alerte l’opinion sur un phénomène qu’il juge gravissime et qui touche un enfant de 8 ans sur cinq (…), le projet de loi présenté par le ministre de la santé de l’époque, M. Philippe Douste-Blazy, reste relativement modéré. Contrairement à la Suède ou au Québec, la France choisit en effet de ne pas interdire la publicité dans les programmes destinés aux moins de 12 ans. Le gouvernement s’est laissé gagner par les avocats de l’industrie alimentaire, qui mettent en balance leurs 140 milliards d’euros de chiffre d’affaires, leurs quatre cent vingt mille salariés et leur... 1,7 milliard d’euros bruts d’investissements publicitaires ».

Marie Bénilde parle de Douste-Blazy. Mais Xavier Bertrand n’a pas fait mieux lorsqu’il était ministre de la Santé, alors que des rapports officiels préconisaient l’interdiction pure et simple de la publicité encourageant les enfants à la consommation de sucreries. Cette séquence de l’émission de Canal+ « Faites passer l’info » montre Bertrand en train de se faire rappeler à l’ordre par le lobby agroalimentaire. Le ton de Jean-René Buisson (président de l’Association nationale des entreprises de l’agroalimentaire) oscille entre menace voilée et promesse de renvoi d’ascenseur. En tout cas, on n’a aucun mal à se rendre compte qui décide. Et, bien entendu, c'est l'intérêt privé des multinationales qui l'a emporté. La publicité se porte comme un charme - nous enfants un peu moins... - et le bandeau qui défile en bas pour dire qu'il faut bouger plus est en lettres tellement petites qu'il faudrait une loupe pour le voir...


Lobby agro
envoyé par lilalilou

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11/04/2008

Les franchises: régression sociale aux effets économiques contre-productifs (inflation des coûts, privatisation anarchique, inégalité d'accès aux soins, illisibilité du système...)

Voici plusieurs analyses et décryptages des effets des franchises sur les soins, des objectifs cachés qui motivent le aba841728e29b8519225f4f4dd1bd321.jpgrecours à ce véritable impôt sur la maladie et de l'idéologie néolibérale qui cherche à les présenter comme incontournables. Tout comme elle cherche à nous faire gober l'idée que le démantèlement pas à pas de toutes les institutions et dispositifs sociaux qui forment notre système de protection sociale serait motivé par la volonté politique de sauver celui-ci... On détruit et privatise tout pour préserver... acquis sociaux et services publiques. Et "reponsabiliser" les personnes coupables d'une érosion de ceux-ci... Ecran de fumée? Non! Cynisme, mensonge et volonté de diviser et de stigmatiser, comme le dit parfaitement ActUp Paris:

« Affirmer qu’il faut « responsabiliser » les malades, c’est faire croire que ces derniers, comme les handicapés, consomment de façon irresponsable des médicaments que la société leur permettrait d’avoir gratuitement. Leur « irresponsabilité » coûterait trop cher à la société. Or une telle vision est fausse. Comme le montrent les rapports successifs du Haut Conseil pour l’Avenir de l’Assurance Maladie, les personnes les plus gravement malades sont celles qui ont le reste à charge le plus élevé, c’est-à-dire celles qui doivent le plus payer pour leur santé. Notre société, bien loin de se montrer solidaire, met donc déjà particulièrement à contribution les malades et les handicapéEs ».

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09/04/2008

Tous solidaires contre les franchises Sarkozy! Appel de Christian Lehmann et Bruno-Pascal Chevalier, initiateurs du mouvement

« Nous appelons à une journée d’actions contre les franchises, le samedi 12 avril, à Paris devant le ministère de la Santé, et en Province devant les préfectures. Nous invitons tous les malades à y déposer, symboliquement, leurs boîtes de médicaments videsNous appelons tous les citoyens, malades, professionnels de la santé, bien-portants, invalides et valides, à être solidaires et déterminés, et à se mobiliser, nombreux :

Le samedi 12 avril, à 14h00 devant le ministère de la Santé à Paris ou devant les préfectures ou sous-préfectures en région »

Extraits du communiqué: "Les franchises sont déjà "appliquées avec un tel zèle que certaines caisses de Sécurité Sociale continuent de les prélever au-delà du plafond de 50€, tandis que des patients renoncent à certains soins, amenant les communicants de la Sécu à vanter cet « effet franchise » qui améliorerait fictivement les comptes… en dégradant l’accès aux soins…

Et pendant ce temps, une nouvelle vague de déremboursements est décidée et appliquée dans la plus grande discrétion, tandis que l’on étudie sérieusement la restriction du cadre des Affections de Longue Durée, évoquant sans honte ni crainte du ridicule l’hypothèse de ne prendre en charge le diabète ou les maladies cardio-vasculaires qu’au stade des complications avérées (tout en pérorant sur la nécessité de mieux impliquer les médecins dans la prévention !).

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08/04/2008

Le samedi 12 avril à 14 heures, manifestation contre les franchises devant les préfectures et devant le ministère de la santé.

Pour protester contre les franchises sur les soins, dites aussi franchises "médicales" ou franchises Sarkozy : Le 0f3c24930b2ad99c1ea88f055d8daf90.jpgsamedi 12 avril à 14 h, allons déposer nos boîtes de médicaments vides devant les préfectures ! A Paris, rendez-vous toujours à 14 h devant le Ministère de la Santé : 8 avenue de Ségur, Paris, 7ème, Métro Ecole Militaire (ligne 8) ou Saint François-Xavier (ligne 13).

Bruno-Pascal Chevalier ne se soigne plus depuis la fin septembre; il met sa vie en danger pour protester contre les franchises Sarkozy. Pour comprendre les enjeux, on peut lire l'article de l'Humanité, Pas coupables d'être malades! ou encore surfer sur le site Grève des soins, à partir duquel on peut aussi imprimer des tracts. Voici celui pour Paris et l’Ile de France et celui pour les autres départements (boîtes de médicaments vides à déposer devant les préfectures respectives). Voici le message de Bruno-Pascal Chevalier:

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Franchises sur les soins: santé et médecine sont un commerce comme un autre pour les ultralibéraux. On est solvable, donc soigné. Certains gagnent, d’autres perdent…

Il restera, peut-être, la charité pour les perdants… Celle-là même que la République voulait faire disparaître en la 7ffa9fe08960463304c2043aa44a619c.jpgremplaçant par la solidarité, par l’égalité et l’égale dignité. Des mots, rien que des mots vides pour nos gouvernants. Notre Constitution fait du président Sarkozy le garant de notre (système de) santé. Or, la réalité semble bien différente, puisqu’il se préoccupe de la santé des intérêts privés des gros industriels de l’assurance, des firmes pharmaceutiques et autres « investisseurs » dans le système de santé. Qui attendent les dividendes, le « retour sur investissement », quitte à tailler à la hache dans les soins et à exclure les pathologies non rentables, à l’image de ce qui se passe dans les cliniques rachetées par des grosses firmes – et de ce qui se passera bientôt dans nos hôpitaux…

Vous trouverez sur cette page du site du « Collectif national Contre les Franchises et pour l’accès aux soins pour tous » plusieurs prises de position contre les franchises médicales. Celles-ci sont une énième attaque contre la protection sociale, après les franchises Douste-Blazy, les forfaits, le projet de "bouclier sanitaire", le projet "Hôpital 2012" visant à vider l'hôpital public de son essence de service public, le projet de réduction drastique de la prise en charge des maladies chroniques les plus graves, qui font partie des ALD (affections de longue durée; nous en avons parlé dans cette note). Sans parler du démantèlement plus général de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un service public.

Vous pouvez lire ici le texte Franchise sur les soins : la fausse compassion au secours de l’idéologie, par Christian Lehmann et Martin Winckler. Les auteurs sont médecins généralistes et écrivains et font partie des initiateurs de l’Appel contre la Franchise.

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03/04/2008

La Commission européenne abandonne l'information médicale aux firmes pharmaceutiques. Vive la publicité pour le profit! (Communiqué du Collectif Europe et Médicament)

"Le Collectif Europe et Médicament, Health Action International (HAI) Europe, l’International Society of Drug Bulletins (ISDB) et l’Association Internationale de la Mutualité (AIM) déplorent l’absence de véritable débat démocratique et le refus de la Commission de considérer les options privilégiant d’abord l’intérêt des patients et des citoyens européens."

Voici le document PDF intitulé "Les propositions de la Commission menacent la santé des citoyens européens et la pérennité financière des systèmes de santé des États membres" LettreOuverteInfoCommissairesEU Europe et médicament.pdf

Et la Lettre ouverte conjointe de 11 organisations aux membres de la Commission ENVI du Parlement européen, en particulier aux coordinateurs de cette Commission censée se soucier d'environnement, de santé publique et de sécurité alimentaire... Sans commentaires... La lettre s'intitule « "Information-patient" provenant des firmes pharmaceutiques : un débat confisqué ? LettreAuParlementRapport Europe et méd 31 mars 08.pdf

Lire aussi le communiqué du 22 février 2008:

Communication directe des firmes pharmaceutiques avec le public : La Commission européenne s’entête malgré l’opposition de la société civile

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31/03/2008

Pharmaceutiques et tiers-monde. La collusion entre politique et multinationales mène à un "génocide par abandon" (John le Carré)

1f9606f1f041d0d301a744dcdc181911.jpg« Une fois que je suis rentré dans le monde des multinationales pharmaceutiques, il m’a pris à la gorge et ne m’a plus lâché. Big Pharma, comme on l’appelle, peut tout offrir: les espoirs et les rêves qu’elle peut susciter ; son immense potentiel à faire le bien, partiellement réalisé ; et ses souterrains les plus obscurs, entretenus par son énorme richesse, sa propension pathologique au secret, sa corruption et sa cupidité », dit John le Carré dans une interview accordée au journal britannique The Guardian, en parlant de son roman "La Constance du jardinier" et de son adaptation cinématographique qui garde le titre original, "The Constant Gardener".

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30/03/2008

Les essais cliniques des firmes pharmaceutiques en Afrique. La Constance du jardinier, roman quasi-documentaire de ces agissements couverts par l’Occident

Dans cette note, nous avions présenté Sonia Shah, journaliste canadienne d’investigation, et son livre Cobayes 6ca579a8d3adc137d841c73d42ad6466.jpghumains, dévoilant les conditions de déroulement de certains essais cliniques au tiers-monde. Le livre de Shah est d’ailleurs préfacé  par John le Carré. Et celui-ci nous donne une parfaite illustration des activités des firmes pharmaceutiques là où personne ne peut le contrôler faute de législation adéquate et faute d’intérêt des « élites » corrompues, qui ne vont quand même pas tuer la poule aux œufs d’or pour la santé de quelques gueux... Activités telles que les perçoit John le Carré, par le prisme de la fiction, pourrait-on dire. Mais les frontières entre « fictum » et « factum » sont on ne peut plus floues…

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27/03/2008

Monsanto: nette augmentation des profits et forte croissance prévue grâce aux semences OGM

Monsanto n’en a cure des critiques et mises en cause, puisque les décideurs politiques et les agences de régulation sont acquis à sa cause (la cause de ses profits, faut-il le rappeler ?). On a vu que la Commission européenne devrait décider en faveur de ses nouveaux plants de maïs, pour l’alimentation humaine et animale. Tout sourit à Monsanto, qui revoit ses objectifs financiers nettement à la hausse, et pour la deuxième fois cette année...

Mais quelles sont donc les stratégies donnant autant de profits? Monsanto aurait-il une recette infaillible? Il se trouve que oui: la pollution durable! Vous en aurez un (énième) exemple concret en lisant la traduction française de l’article du Guardian « Monsanto, la pollution durable », juste après la dépêche AFP annonçant les brillants résultats financiers.

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19/03/2008

La Commission Européenne, acquise aux industriels, nuit gravement à la santé !

Voici un communiqué du Collectif Europe et Médicament critiquant les propositions faites par le Forum pharmaceutique européen et le manque de transparence de cette pseudo-institution. C'est en fait un écran de fumée érigé par les autorités européennes pour faire semblant de débattre démocratiquement, avec tous les acteurs impliqués, des questions essentielles concernant l’information médicale, l'intérêt thérapeutique des médicaments, leurs prix, l'accès direct ou non des industriels aux patients qu'ils aimeraient considérer comme des consommateurs comme les autres... Le texte se passe de commentaires, alors je me borne à le citer.

Vous trouverez des informations complémentaires dans ce dossier de la revue Prescrire : Mainmise des firmes pharmaceutiques sur l'information-santé en Europe. D'autres liens à la fin du communiqué cité ici.

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10/03/2008

Pétition à la Commission Européenne pour l’accès à la Cochrane Library en Europe. Urgent!

Attention : la pétition dure jusqu’au 21 mars seulement !! Il y a urgence ! 

La Cochrane Library est une base indépendante et transparente de données médicales. Elle n'est pas (et n'a jamais été) financée par l’industrie pharmaceutique. Cette "bibliothèque " médicale est produite par la Cochrane Collaboration, qui réunit 15.000 professionnels de santé volontaires partout dans le monde. L'objectif est d'offrir une information médicale systématisée, sélectionnée selon des critères de scientificité qui excluent le charlatanisme et l'improvisation. Des résumés en termes simples, évitant le jargon médical, accompagnent les textes et rendent les données compréhensibles pour le grand public. L’information porte sur des médicaments, des dispositifs médicaux, des procédures, interventions ou techniques médicales présentés dans diverses études, plus ou moins correctement menés. Il s'agit d'évaluer les différentes approches sur tel sujet et de dégager celle qui est la plus documentée, qui repose sur les bases scientifiques les plus solides, conformément à la "evidence-based médecine" (EBM: médecine basée sur des preuves). Et de critiquer les insuffisances, qu'elles soient méthodologiques ou autres. Pour ce faire, les spécialistes rassemblent toute la littérature médicale disponible sur tel sujet, choisissent les études qui correspondent à des critères scientifiques précis et soumettent ces études à des analyses systématiques et approfondies. A l’heure actuelle, il existe à peu près 3.000 analyses systématiques (« systematic reviews »). La Cochrane Library est une référence très respectée dans le monde médical, d'autant plus que ses analyses sont indépendantes et transparentes d'un bout à l'autre, comme les affiliations de leurs auteurs.

Pourquoi la pétition?

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05/03/2008

Marketing, "médecins sous perfusion" financière, trou de la Sécu... UFC-Que choisir (suite)

Voici un article de Rouba Naaman, paru sur le site Novethic fin janvier. L’auteure commente l’étude et les communiqués d’"UFC-Que choisir" et souligne des aspects intéressants de l’étude sur les cinq classes de médicaments dont les prescriptions ont été passées au crible. L’article contient aussi des commentaires de quelques dirigeants de l’association de consommateurs ainsi que de certains représentants des laboratoires pharmaceutiques et du syndicat de ces derniers, le LEEM. C’est ironique… A voir la grande solidarité entre les firmes et les médecins dès que quelqu’un pointe un doigt accusateur… Il n’y a que des innocents…

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24/01/2008

L'industrie pharmaceutique investit dans le marketing, plus profitable que la recherche. Ses intérêts financiers sont contraires à l'intérêt général

Il s'agit d'une étude canadienne de 2002 sur les conséquences de la politique de l'industrie pharmaceutique - le profit avant Argent Pharmalot.jpgtout! - sur l'économie et l'intérêt général canadiens. Voici la présentation qui en est faite sur le site de l'Université du Québec à Montréal:

 

"Le professeur titulaire de la Chaire d’études socio-économiques de l’UQAM, Léo-Paul Lauzon et le chercheur Marc Hasbani, ont rendu publics les résultats de leur étude intitulée : Analyse socio-économique de l’industrie pharmaceutique brevetée pour la période 1991-2000.

À partir d’une analyse rigoureuse sur une période de 10 ans des états financiers de ces neuf firmes pharmaceutiques majeures : Merck Co., Bristol-Myers Squibb Co., Pfizer Inc., Abbott Laboratories, Warner-Lambert Co., Eli Lilly Co., Schering-Plough Corp., SmithKline Beecham, et GlaxoWellcome, ils ont mis en évidence le rôle joué par ces compagnies sur l’augmentation du prix des médicaments et du coût des soins de santé publique. Voici les constats majeurs de cette étude, dont on pourra retrouver la publication intégrale sur le site de la Chaire.

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