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24/03/2017

Opérer l'endométriose sous médicaments: échec garanti. Contre-productif, néfaste pour les ovaires et la fertilité, avec des effets indésirables systémiques...

Je reprends ici un texte publié en 2009 sur le blog de l'association AVEAG de victimes des horace roman,isabella chanavaz-lacheray,pierre collinet,endométriose conflits d'intérêt,endométriose traitement,endométriose chirurgie,endométriose décapeptyl,décapeptyl effets indésirables,chirurgie cancer prostate médicaments,chirurgie décapeptyl,décapeptyl effets ovaires,décapeptyl effets fertilité,décapeptyl fiv,endométriose traitement hormonal,endométriose traitement médical,chirurgie énergie plasma,endométriose chu de rouen,endométriose médicaments atrophie,endométriose plans de clivage,chirurgie dégâts ovaires,enantone chirurgie,visanne endométriose,visanne effets indésirables,progestatifs effets indésirablesanalogues agonistes GnRH (Enantone, Décapeptyl,...) et repris en 2016 parce qu'il a connu quelques péripéties techniques. J'ai fait quelques ajouts fin 2016, qui sont en bleu dans le texte, soit pour compléter l'argumentation, soit pour évoquer l'exacerbation de tendances décelées en 2009.

Et c'est pourquoi, lors de la reprise en 2016, j'ai évoqué le Pr Horace Roman, la Dr Isabella Chanavaz-Lacheray et leurs pratiques généralisées au CHU de Rouen, mais aussi le Pr Pierre Collinet et d'autres du réseau G4 et d'ailleurs, menant à une marchandisation et une chronicisation de l'endométriose dans un contexte d'une soumission totale de la recherche médicale à l'industrie pharmaceutique et d'un niveau de conflits d'intérêts ahurissant.

On ne peut même plus parler véritablement de "recherche" - qui veut dire tester un produit pour éventuellement le déclarer inutile, néfaste, moins bon que d'autres, etc. Puisque la nature du contrat signé par le G4 - le groupement d'hôpitaux publics et privés de Rouen, Caen, Lille et Amiens, ayant pour cobayes la cohorte de femmes CIRENDO - fait qu'il ne s'agit plus vraiment de tester des médicaments, des instruments et des dispositifs médicaux pour voir si ils peuvent avoir un intérêt clinique et un bénéfice pour les patientes, et si oui, lequel; tester si  ils sont meilleurs que ceux existants; si ils sont bien tolérés; tester si il y a un bénéfice clinique à administrer longuement - sachant que la prudence du "d'abord ne pas nuire" impose de limiter les prescriptions à la durée minimale - et ainsi de suite.

Non, la nature du contrat one-stop shop - formule de services tout-compris - exclut le rejet d'un produit et oblige les équipes de soignants à jouer les communicants, certes en faisant carrière au passage et en bénéficiant de rémunérations personnelles, déjà grâce à "l'incitation financière à l'inclusion" (de toute nouvelle patiente dans la cohorte CIRENDO), etc... Ce type de contrat les oblige à faire en sorte que les produits des industriels qui paient - et qui détiennent même la structure cadre des essais cliniques (le CeNGEPS) - soit "reconnus" utiles, meilleurs, nécessaires, etc., qu'il y ait une communication scientifique et médiatique très large autour d'eux, que leurs ventes soient optimales et qu'ils soient implémentés dans le schéma thérapeutique conseillé par les sociétés savantes et les autorités sanitaires. Ce qui implique de les faire adouber par les recommandations officielles de prise en charge, fort opportunément en cours de changement, par un groupe de travail mis en place par la Haute Autorité de Santé; il est composé de praticiens ayant des "liens d'intérêt", comme on le dit pudiquement, et dont plusieurs viennent notamment du G4. Le groupe n'était même pas encore constitué lorsque le Pr Loïc Marpeau comme d'autres ont annoncé dans les media que leur schéma de traitement de médicamentation en continu et de chirurgie au Plasma Jet serait repris par les recommandations, qui doivent sortir fin 2017...

La médicamentation continue serait interrompue de temps à autre par des chirurgies d'ablation horace roman,isabella chanavaz-lacheray,pierre collinet,endométriose conflits d'intérêt,endométriose traitement,endométriose chirurgie,endométriose décapeptyl,décapeptyl effets indésirables,chirurgie cancer prostate médicaments,chirurgie décapeptyl,décapeptyl effets ovaires,décapeptyl effets fertilité,décapeptyl fiv,endométriose traitement hormonal,endométriose traitement médical,chirurgie énergie plasma,endométriose chu de rouen,endométriose médicaments atrophie,endométriose plans de clivage,chirurgie dégâts ovaires,enantone chirurgie,visanne endométriose,visanne effets indésirables,progestatifs effets indésirablesou d'exérèse incomplète à l'énergie plasma (Plasma Jet) faites sous agoniste GnRH (surtout Décapeptyl, car c'est IPSEN qui paie massivement, et partout en France), dont l'incomplétude connue d'avance serait compensée par une médicamentation jusqu'à la ménopause, en alternant les produits de tous les laboratoires pharmaceutiques: progestatifs, contraceptifs cycliques ou en continu, d'autres "cures" de Décapeptyl, etc. C'est selon les industriels qui achètent des formules de one-stop shop, comme les y invite Horace Roman au nom du G4.

Des pauses sont prévues pour les grossesses - ce qui fait de la place à d'autres médicaments et dispositifs d'autres industriels pharmaceutiques. Après quelques mois d'"autorisation de conception spontanée" - forcément insuffisants, puisque la chirurgie à l'énergie plasma baisse le taux d'hormone antimullerienne, diminuant ainsi la fertilité, et que cette hormone met du temps à éventuellement remonter toute seule - Horace Roman, Isabella Chanavaz-Lacheray et les autres du CHU de Rouen et du G4 préconisent la procréation médicalement assistée, sachant qu'ils préfèrent le protocole long de fécondation in vitro, celui qui utilise le plus de médicaments, notamment le plus d'agonistes GnRH: Décapeptyl ou Synarel à libération immédiate, éventuellement après des mois d'Enantone ou de Décapeptyl à libération prolongée... C'est ce protocole long qui est le plus décrié pour ses effets indésirables, y compris toxiques pour les grossesses et les enfants. Je traduirai des textes là-dessus comme sur d'autres effets indésirables dans d'autres indications.

De toutes façons, des informations sont données depuis 2005, y compris aux autorités de santé et aux associations, de même que sur des listes de discussion et de forums privés et publics. A la suite d'une rencontre en septembre 2007, obtenue après plusieurs années de bataille (et d'ignorance de la part des associations de patient(e)s, si ce n'est des attaques, comme celles venant d'EndoFrance), l'AFSSAPS s'est engagée à compléter les informations dans le Vidal, quasiment inexistantes auparavant. Et elles ont changé en bonne partie.

Mais même les informations disponibles dans le Vidal ne sont pas prises en compte par les médecins, par les patients, sur les sites d'associations de patient(e)s, sur les réseaux sociaux, etc. Où est la responsabilité d'associations de femmes souffrant d'endométriose, par exemple, qui ne disent rien des conflits d'intérêts des médecins qu'elles conseillent? Et qui ne disent quasiment rien des effets indésirables, mais reprennent le marketing médico-pharmaceutique en disant qu'il y aurait un consensus de tous les spécialistes (?!) sur le fait qu'"il convient de priver l'organisme des oestrogènes", et ce à long terme, puisque l'endométriose est une maladie oestrogénodépendante?

EndoFrance oublie de dire que l'on peut mourir dès la première heure après une injection de Décapeptyl, même à petite dose de 0,1mg à libération immédiate utilisée en procréation médicalement assistée. C'est dans le Vidal depuis près de dix ans, entre maintes autres informations qui ont été communiquées dès 2005 à cette association, sans aucune réaction, puis évoquées sur son forum (avec des réactions de rejet), mais qui ont été validées par les autorités de santé. Douleurs musculaires, articulaires, osseuses, troubles neurologiques, cardiovasculaires, immunitaires, troubles endocriniens (de l'hypophyse, de la thyroïde, ...), troubles psychiatriques et bien d'autres... 

Est-ce que la privation d'oestrogènes vaut la peine de risquer une apoplexie hypophysaire qui peut tuer ou entraîner un dysfonctionnement hormonal à vie? Sachant que le blocage de la production d'oestrogènes par les ovaires n'empêche pas les lésions d'endométriose, puisqu'elles ont la capacité de transformer localement, grâce à l'enzyme aromatase, l'androsténédione en estradiol... Prendre Décapeptyl ou un autre médicament pour induire une aménorrhée (la mal nommée "ménopause artificielle") prive tout l'organisme des oestrogènes, sauf les lésions d'endométriose... Pourquoi les associations ne parlent-elles pas de cela? Et pourquoi le Dr Erick Petit - qui défile au premier rang avec les associations lors de la marche annuelle - n'en parle-t-il pas dans la brochure qu'il co-signe avec le Dr Eric Sauvanet pour le compte du laboratoire IPSEN (fabricant du Décapeptyl)?

Côtoyer ainsi les médecins - comme lors de galas de charité et d'autres manifestations témoignant de la marchandisation - augmente manifestement le risque d'oublier de poser les questions qui fâchent sur les conflits d'intérêts, en créant une proximité et des obligations plus ou moins conscientes, comme celles entre les médecins et les visiteurs médicaux... Il faudrait éviter toute fréquentation de ce genre, toute promotion de médecins sur les sites associatifs, toute promotion de traitements et de discours biaisés sur la maladie et ne dire que ce qui correspond aux standards internationaux et a été vérifié conforme à la médecine fondée sur le niveau de preuves. Tout le reste n'est que publicité, plus ou moins directe. Comme les textes de Horace Roman publiés par EndoFrance, qui malmènent la littérature médicale pour promouvoir les objectifs des nombreux laboratoires pharmaceutiques avec lesquels Horace Roman a des liens d'intérêts et dont il reçoit même des rémunérations personnelles non déclarées dans la base de données gouvernementale Transparence Santé (cf. l'enquête  évoquée plus bas, qui détaille les conflits d'intérêts et les réseaux, précisant que Horace Roman est rémunéré même par deux sociétés de lobbying et de communication médicale, qui ont l'industrie pharmaceutique pour clients. La boucle est bouclée).

Rien n'est évoqué qui puisse troubler le discours marketing de chronicisation et de marchandisation de l'endométriose. Pourtant, les associations se veulent oecuméniques, ouvertes à tous, sauf aux critiques, qui disparaissent vite fait... Par contre, ceux qui proposent des recettes commerciales dans le genre médicaments, mais aussi sophrologie ou coachings et d'autres régimes, sont les bienvenus. Et tout se vaut. J'ai ainsi appris que le moment était venu d'une recette détox du printemps... Les prescriptions gratuites d'esprit critique ne font pas recette, elles. Je conseille, quant à moi, à toute personne de compter les sommes qu'elle dépense en régimes, plantes, livres de régimes hypotoxiques, homéopathie, sophrologie, etc. Il y a de quoi se payer des vacances, qui auront une efficacité certaine, elles. Et sans risques.

Je reviendrai en détail sur la responsabilité des associations. Sensibiliser à l'existence de la maladie est une très bonne chose, mais cela devrait s'arrêter aux symptômes et aux conseils d'ordre général. Avec mention des conflits d'intérêts, etc. Les associations savent que les campagnes de sensibilisation sur telle maladie (disease awareness campaign) sont un moyen privilégié de publicité pour les médicaments, de façon détournée, d'autant plus efficace qu'elle passe par les associations et leur prétentions de "neutralité".

Conseiller des médecins et reprendre le discours marketing des laboratoires sans un mot sur les conflits d'intérêts, de même que soutenir des "candidatures spontanées" au titre d'expert - comme l'a fait EndoFrance pour Horace Roman et le CHU de Rouen - cela est totalement différent. Si EndoFrance procède comme avec le Dr Jean Belaisch, les femmes endométriosiques sont mal barrées... A savoir diffuser sur leur site des inepties pendant plus de dix ans et ne les effacer que lorsque Jean Belaisch a disparu de la scène médicale... Comme si de rien n'était. Et sans réparer les dégâts induits pour toutes les femmes, qui continuent d'ailleurs de s'aggraver. Faudra-t-il attendre la retraite du Pr Horace Roman et des autres du comité scientifique et/ou avec lesquels EndoFrance fait des soirées de gala?

Aucune association, aucun médecin, aucun usager qui fait une recherche tant soit peu sérieuse sur les effets indésirables du Décapeptyl, Enantone et les autres, et ce dans toutes les indications (cancer de la prostate et du sein, fibromes en préopératoire, puberté précoce centrale, endométriose...), bref, personne ne peut dire ne pas avoir eu les informations sur les effets indésirables des analogues agonistes GnRH, largement diffusées depuis 2005 et transmises aussi directement à bon nombre d'entre eux. La responsabilité d'EndoFrance, par exemple, est entière, pour ne pas avoir tenu compte de ces informations, sans oublier les attaques à l'égard de ceux qui les ont données.

Ces aspects et beaucoup d'autres sont évoqués dans le texte très détaillé qui aborde toutes les dimensions de l'approche de l'endométriose et de son traitement en France, y compris côté associations et leur instrumentalisation dans la stratégie marketing de désinformation sur la maladie et ses traitements, côté effets indésirables des médicaments, sans oublier la psychologisation pour servir d'alibi au travail mal fait et à l'inefficacité des "traitements", etc. : "Endométriose: exérèse curative vs marchandisation à vie. Critiques de la chirurgie à l'énergie plasma du Pr Horace Roman. Effets indésirables des médicaments." Les autres textes sur l'endométriose sont accessibles en descendant sur cette page. La première section de ce texte concerne les effets contre-productifs des médicaments sur la chirurgie, tels que les dégâts sur le tissu ovarien sain, etc. D'autres sections concernent les effets toxiques en matière de reproduction (fausses couches, malformations, troubles du comportement de enfants et/ ou altération de leur fertilité, etc.). Les effets indésirables à proprement parler sont évoqués à plusieurs endroits, tout particulièrement dans la dernière section du texte.

Le texte initial de 2009 aborde un aspect important, laissé de côté parce qu'il est un puissant argument contre l'utilisation des analogues agonistes de la GnRH en préopératoire : les enseignements tirés de la chirurgie du cancer de la prostate. Pendant une bonne dizaine d'années après la mise sur le marché du premier agoniste GnRH, Enantone (acétate de leuproréline, appelé Lupron aux Etats-Unis et au Canada), qui s'est faite avec une AMM (autorisation de mise sur le marché) dans l'indication cancer de la prostate hormonodépendant, toutes les interventions chirurgicales sur la prostate ont été faites avec Enantone/Lupron en préopératoire, l'intention affichée étant de baisser le taux de testostérone, diminuer la taille des tumeurs, etc., de la même façon que baisser le taux d'oestrogènes en endométriose et diminuer (temporairement) la taille des lésions... D'autres formes de leuproréline et d'autres agonistes de la GnRH (Décapeptyl, Zoladex, Bigonist, Eligard, Synarel, Viadur...) ont eux aussi été utilisés, avec les mêmes résultats, puisqu'ils sont tous bonnet blanc et blanc bonnet.

Or de nos jours, la chirurgie du cancer de la prostate n'est plus du tout faite sous traitement hormonal (blocage androgénique), et une telle hormonosuppression est déconseillée par les sociétés savantes et les diverses recommandations de bonne pratique. Elle est contre-productive, condamnant d'avance les chances de succès d'une chirurgie avec un rapport bénéfice-risques correct, et ce quelle que soit la technique et l'instrument chirurgicaux. Le chirurgien emportera soit trop - avec des dégâts pour les tissus et les structures nerveuses voisines - soit pas assez, laissant donc en place des cellules malades. Une intervention soit incomplète, soit trop invasive, donc. Voici pourquoi:

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11/01/2017

Endométriose: exérèse curative vs marchandisation à vie. Critiques de la chirurgie à l'énergie plasma du Pr Horace Roman. Effets indésirables des médicaments

S'il y a des problèmes d'affichage, il faut passer par Mozilla Firefox. Je complète au fur et à mesure certaines sections, notamment sur les conflits d'intérêt. Un rajout concerne le Dr Erick Petit, auteur (avec le Dr Eric Sauvanet) d'une brochure écrite pour le compte de IPSEN (fabricant du Décapeptyl), que ce labo utilise dans un mailing de désinformation massive. Le mail renvoie aussi au CHU de Rouen et cible les généralistes en utilisant Antoine Quibel, auteur d'une thèse qui les évalue en fonction de leur adhésion aux thèses de Horace Roman (enfin, des industriels qui paient le G4 depuis son origine, pour que leurs produits soient vantés, vendus, reconnus par les recommandations. Non pas testés, mais vantés).

Au 5 février 2017, le texte revu et augmenté progressivement fait autour de 90 pages, avec des images endométriose traitement,endométriose chirurgie,endométriose traitement médical,endométriose traitement hormonal,endométriose exérèse,endométriose conflits d'intérêt,horace roman endométriose,isabella chanavaz lacheray endométriose,endométriose décapeptyl,plasma argon endométriose,ablation de l'endométriose,endométriose plasma jet,endométriose guérison,endométriose contraceptifs en continu,enantone effets indésirables,décapeptyl effets indésirables,endométriose emile darai,cancer de la prostate médicaments,pierre panel endométriose,endométriose industrie pharmaceutique,endométriose chirurgie énergie plasma,énergie plasma horace roman,endométriose infertilité,chirurgie endométriose grossesse,progestatifs effets indésirables,endométriose ovaires traitement,endométriose digestive,endométriose causeexplicatives. Les parties sur la chirurgie d'exérèse versus l'ablation et sur les effets indésirables seront complétées dans les jours à venir. Certains points controversés et/ou plus difficiles à comprendre sont abordés à plusieurs endroits, avec des arguments différents, afin d'aider les femmes concernées à être mieux armées face aux pratiques du complexe médico-pharmaceutique. Le format blog ne permet pas la pagination habituelle. Après une introduction générale, chaque point est abordé dans l'une des douze parties distinguées par des titres en majuscules rouges, divisées en sous-parties grâce à des intertitres en gras et en italiques.

Il faut tirer la sonnette d'alarme au plus vite quant à une régression spectaculaire qui se prépare dans le traitement de l'endométriose: le schéma de traitement anachronique, grevé de conflits d'intérêts et biais multiples, proposé par les praticiens du G4 (CHU de Rouen, Lille, Caen, Amiens), ce parfait exemple de complexe médico-industriel à échelle régionale, autour du Pr Horace Roman et utilisant les femmes de la cohorte CIRENDO du Nord-Ouest comme cobayes du shopping industriel, dans les termes du Pr Roman lui-même: one-stop shops. Tous les termes seront expliqués dans les chapitres dédiés.

Le Pr Horace Roman et le G4 ne sont qu'un point de départ, parce qu'il est question de leur influence sur les recommandations que la Haute Autorité de Santé doit émettre dans les mois à venir. L'endométriose illustre toutes les tares du système de santé français, depuis la misogynie, la "maltraitance ordinaire" et la médicalisation jusqu'aux conflits d'intérêts sous toutes leurs formes et aux méthodes de falsification et de manipulation de la recherche, de la formation et de l'information médicales. 

Par conséquent, j'évoque beaucoup d'autres praticiens ayant des conflits d'intérêts, partout en France, et des pratiques médicales et de recherche clinique dont les travers sont occultés grâce aux procédés rhétoriques communs dans la campagne d'influence. J'essaie de décortiquer les éléments de langage formant le discours marketing médico-pharmaceutique sur l'endométriose chronicisée et ses traitements chronicisants, discours utilisant de façon très sélective les données de la recherche, puisqu'il est  façonné pour satisfaire un maximum d'intérêts autres que ceux de la santé des patientes. J'expose les principales dimensions de la marchandisation de l'endométriose et de son industrialisation, comparable à celle du cancer du sein, y compris du côté d'associations sous influence.

L'on assiste à une forme de disease mongering/façonnage de maladies/invention de maladies, puisque l'endométriose est réinventée sous un angle d'opportunités (de carrière, commerciales, ...), avec un storytelling qui permet d'imposer comme inévitables (et à très long terme) des médicaments dont l'efficacité n'a jamais été prouvée. Cela va de pair avec le discrédit jeté sur l'EBM (au nom du bon sens qui n'aurait pas besoin de démonstration) et sur les avancées en matière d'exérèse préservant les nerfs et en matière de connaissances et d'applications possibles de techniques de réparation de nerfs lésés par divers moyens. Le Pr Marc Possover (français exerçant à Zurich) a théorisé cela dans la nouvelle spécialité dont il met les bases: la neuropelvéologie. C'était une étape nécessaire au vu de sa pratique d'exérèse d'endométrioses sans traitement médicamenteux. Il est le meilleur espoir en Europe.  

INTRODUCTION

Le G4 mène une campagne de communication tous azimuts afin de devenir LA référence et de faire adouber ses pratiques par les recommandations officielles. Or toutes les études proposées comme preuve ont un très faible niveau de preuve, une méthodologie faible, sans parler du fait qu'au moins six auteurs principaux (Mathieu Auber, Maud Vassilieff, Julie Ness, Solène Quibel, Isabelle Motte, Mathilde Saint-Ghislain) de ces études "de référence" sont des... étudiants qui ont expérimenté l'ablation à l'énergie plasma, ont théorisé l'exérèse partielle vs celle radicale et le traitement médicamenteux pendant leur internat. Leur travail a été repris par le principal auteur senior, le Pr Horace Roman, et quelques autres signataires d'articles circulaires. Mais lui-même nous dit avoir "découvert l'endométriose en 2002, pendant [son] internat" (cf. l'interview donnée à ce site roumain). Les conflits d'intérêts de ce médecin sont à toutes les étapes du traitement qu'il propose, puisqu'il est consultant et membre du speakers bureau de plusieurs firmes, reçoit aussi des rémunérations personnelles de plusieurs autres et bénéficie d'avantages de nombreux industriels. Lui et les autres d'une vingtaine d'hôpitaux bénéficient même d'une rémunération personnelle en plus de toutes les autres: une "incitation financière à l'inclusion", dont le montant augmente avec la notoriété des praticiens: ils gagnent de l'argent pour chaque femme incluse dans la cohorte pour tester les produits pour le développement et la vente desquels la cohorte a été mise en place.  

Ainsi, en cinq ans de chirurgie gynécologique généraliste, Horace Roman a été capable de tout apprendre sur toutes les pathologies et d'acquérir en même temps une expertise telle en endométriose qu'elle justifie de changer les pratiques courantes en France et à l'international. Puisqu'il préconise, dès novembre 2007, de remplacer la résection colorectale par des pratiques d'exérèse plus conservatrice (shaving, résection en pastille, résection superficielle) mais avec un risque fortement augmenté de persistance de l'endométriose. En 2009, il en arrive à l'ablation au Plasma Jet, au shaving par Plasma Jet sous agoniste GnRH, combinant ainsi les pires possibilités. Le changement de paradigme se base donc sur le travail d'étudiants, là où l'expérience des chirurgiens est cruciale. Pas étonnant que ces internes se rabattent sur des techniques incomplètes dont on peut effacer les traces (l'ablation brûle tout) et occulter les conséquences par des médicaments. L'exérèse radicale leur est inaccessible avant quelques dizaines d'années de pratique. 

Les analogues agonistes de la GnRH - Enantone, Décapeptyl, Gonapeptyl, Synarel, Zoladex, dont l'homologation en endométriose et en fibromes se base sur une fraude - ne devraient même pas être autorisés dans l'endométriose. Ils sont inutiles, extrêmement risqués, et même contre-productifs. Takeda Abbott/AbbVie musèle les critiques et achète le silence de la plupart des victimes qui intentent des procès et ont des chances de l'emporter. Lorsque la bulle éclatera, le scandale des effets indésirables sera énorme. Combien d'invalides, de morts, d'années de souffrance, combien de fausses couches, d'enfants souffrant de neurotératologie fonctionnelle (troubles du comportement,...)?

Il y a urgence. Il faut empêcher que les recommandations annoncées pour 2016/2017 reprennent et consacrent le schéma de traitement régressif, mais lucratif proposé par le Pr Horace Roman et le G4, qui inspire beaucoup d'autres. On renoncerait à vouloir apprendre l'exérèse radicale sous prétexte qu'elle fait trop de dégâts. Mais c'est le cas lorsque ce sont des praticiens inexpérimentés qui la pratiquent, et dans des conditions qui en limitent l'effet.

Où sont les déontologues de la Haute Autorité de Santé, censés veiller à l'indépendance des recommandations par rapport à l'industrie? 

Les autorités sanitaires (DGOS, ministère de la Santé, ...) ainsi que l'association Endo France (soutien de première heure) et le Pr Loïc Marpeau ont déjà annoncé plus ou moins officiellement que l'expérimentation régionale de Normandie (autour du CHU de Rouen) constituera le fondement des recommandations de prise en charge de l'endométriose par la Haute Autorité de Santé, notamment par "l'évaluation des méthodes de prise en charge (médicaments ou chirurgie)" faite par le G4. Des praticiens ayant des conflits d'intérêts à tous les niveaux de la prise en charge de l'endométriose évaluent, avec leurs étudiants, les méthodes de traitement pour le compte des autorités sanitaires... Outre les financements industriels des études, de la cohorte et de l'ensemble de l'organisation de leurs activités, Horace Roman et les autres de la vingtaine d'hôpitaux du Nord-Ouest, mais aussi de Clermont-Ferrand et d'ailleurs ont des rémunérations personnelles non déclarées dans Transparence Santé, mais ils ont aussi - en tant que promoteurs médicaux des produits des promoteurs industriels avec lesquels ils sont liés par contrat - des obligations contractuelles à obtenir des résultats favorables en termes d'implémentation et de recommandation officielles des produits des firmes qui les paient, paient tout le réseau G4 et qui leur dictent le cahier des charges et contrôle tout, selon les modalités du contrat unique/one-stop shop possible depuis quelques années.

Rien n'est oublié dans l'intéressement: depuis la technique d'ablation jusqu'au Plasma Jet, en passant par le gel anti-adhérences Hyalobarrier de Nordic Pharma, sans oublier les médicaments de toutes sortes, que les femmes prendront tout le temps en alternance. Outre les financements et les rémunérations personnelles habituels, le contrat prévoit des "incitations financières à l'inclusion" (donc incitant à inclure le plus de femmes possible pour un maximum de produits testés et aussi longtemps que possible). Le montant de ces incitations financières à l'inclusion est calculé selon la réputation d'expertise de chaque médecin.

Pas étonnant que Horace Roman et Isabella Chanavaz-Lacheray se soient adressés à EndoFrance pour la communication/médiatisation comme pour le soutien de la "candidature spontanée" visant la labellisation du CHU de Rouen en tant que centre expert... Les conflits d'intérêts sont détaillés plus bas, dans une section en perpétuel changement, parce que je trouve de plus en plus de choses non déclarées à Transparence Santé...

Deux expérimentations et les recommandations de la HAS qui devraient les adouber sont même censées être les fondements d'un "nouveau modèle de prise en charge de l'endométriose", selon un communiqué de la ministre Marisol Touraine. On peut craindre la chronicisation, la marchandisation et l'industrialisation définitives de l'endométriose.

 

Régression à un schéma thérapeutique désavoué car cumulant trop de risques

Il y a deux variantes d'une même régression thérapeutique, ce qui la rend encore plus intéressante - dans tous les sens du terme "intérêt" - pour les praticiens de plusieurs disciplines, là où seuls quelques rarissimes chirurgiens expérimentés étaient légitimes. Sous le prétexte très à la mode d'une "prise en charge pluridisciplinaire", le Pr Horace Roman nous propose une régression

- soit à un traitement purement médicamenteux de l'endométriose, à l'efficacité non prouvée, qui peut être pratiqué par des généralistes, des gynécologues, des endocrinologues, etc. avec divers médicaments choisis en fonction des liens d'intérêt avec tel industriel ou parce que les praticiens auront été influencés par la communication d'influence des leaders d'opinion ayant des conflits d'intérêts (dans la formation médicale continue, la presse spécialisée, ...)

- soit à un schéma de traitement en trois temps, auquel évidemment toutes les spécialités médicales ont intérêt. Tout le monde peut y trouver son compte, sauf les femmes concernées. D'autant que le Pr Horace Roman veut faire tomber l'exigeante exérèse radicale et la remplacer par des techniques d'exérèse partielle ou d'ablation me-too avec des instruments me-too qui peuvent être expérimentés à l'infini sur les cohortes inter-régionales de femmes par des formules de services tout-compris (one-stop shops) que le G4 propose aux industriels d'acheter.

Ce schéma de traitement en trois temps relève du passé; contrairement à ce qui est dit par ces praticiens et les associations qui les soutiennent, il est déconseillé partout, car maximisant les risques, et ce pour une efficacité moindre que l'exérèse complète seule, dont seuls quelques praticiens en fin de carrière et ultraspécialisés sont capables en France. Il se compose de : 1/ un traitement préopératoire par analogue agoniste GnRH, 2/ une technique d'ablation lucrative (à la place d'une exérèse radicale trop difficile à apprendre et à généraliser et qui se pratique à perte), ablation dont l'incomplétude serait compensée par 3/ un traitement médicamenteux jusqu'à la endométriose traitement,endométriose chirurgie,endométriose traitement médical,endométriose traitement hormonal,endométriose exérèse,endométriose chronicisation,endométriose exérèse marges saines,enantone préopératoire,décapeptyl préopératoire,marchandisation de l'endométriose,endométriose conflits d'intérêt,cancer de la prostate agonistes gnrh,horace roman endométriose,rouendométriose industrie pharmaceutique,isabella chanavaz lacheray endométriose,endométriose décapeptyl,endométriose chirurgie plasma,plasma argon endométriose,ablation de l'endométriose,endométriose plasma jet,endométriose plasma horace roman,endométriose plasma fertilitéménopause.

Ce schéma en trois étapes a été préconisé il y a 20-30 ans, lorsque les médicaments de type danatrol (Danazol), puis les agonistes GnRH, puis les progestatifs ont été mis sur le marché ou étendus à l'indication "endométriose". C'est à ce moment-là qu'a commencé le storytelling tel qu'il est diffusé encore aujourd'hui. Les spin doctors du complexe médico-pharmaceutique ont tissé un discours fait de pseudo-évidences visant à jeter le discrédit sur la chirurgie (qui traitait fort bien l'endométriose, mais par laparotomie), afin de créer un marché aux médicaments. Et de faire une place sur le marché à la longue série d'instruments chirurgicaux me-too expérimentés par la voie laparoscopique, avec des prétentions à la minimisation de l'impact (minimally invasive surgery inspirée de la microchirurgie), mais sans les compétences particulières qui vont avec. Et comme la chirurgie effectivement pratiquée - par des chirurgiens non formés et par les internes qui font le gros du travail en secteur public - est loin de donner ce qu'elle donne lorsqu'elle est faite par les chirurgiens experts, toutes techniques confondues, les industriels ont proposé à tous un cache-misère médicamenteux en continu ainsi que des techniques d'ablation moins exigeantes. C'est l'involution que décrit le Dr David Redwine dans l'article traduit sur cette page: "Redéfinir l'endométriose à l'âge moderne", concluant que le traitement médical est la marque de fabrique de ceux qui ne savent pas traiter l'endométriose.  

Ces techniques d'ablation ont plusieurs mérites, mais pas tellement en tant que traitements... Elles sont très lucratives, et leurs fabricants sont prêts à investir beaucoup pour les promouvoir. Chaque chirurgien peut donc inscrire son nom dans l'histoire en communicant sur l'expérimentation de l'instrument de l'industriel qui le paie (et paie la campagne de communication et d'influence). Elles ont un autre intérêt: la thermodestruction ne laisse aucune trace. Tout est brûlé, personne ne peut donc dire s'il s'agissait vraiment d'endométriose, par exemple. On doit croire les chirurgiens sur parole. Même chose quant à l'exérèse incomplète: si l'on ne fait pas de résection segmentaire, qui peut dire qu'il n'y a pas un autre nodule à côté de celui excisé en pastille? 

Voilà où nous en sommes.

 

Mulleriose et métaplasie coelomique: une causalité qui fait de l'endométriose une maladie curable par une exérèse radicale sans médicaments

Il faudrait que les recommandations annoncées soient l'occasion d'une refonte du modèle explicatif des causes et de l'histoire naturelle de l'endométriose, intégrant les informations qui confirment une théorie dont les praticiens n'expliquent pas les conséquences aux patientes, parce que cela exclut tout médicament: les anomalies embryonnaires, les résidus des canaux de Muller. Le Dr David Redwine parle de mulleriose dans ce texte et dans celui-ci: Mulleriosis: the single best fit model of origin of endometriosis. J Reprod Med 1988;33:915-920.). Il y a des processus de métaplasie cœlomique, sous l'influence de plusieurs facteurs, parmi lesquels l'exposition de l'embryon à des perturbateurs endocriniens. Ces anomalies mulleriennes deviennent symptomatiques à la puberté chez les femmes et lors d'un traitement par œstrogènes chez les hommes. Les études détaillées comparant l'endomètre eutopique (muqueuse utérine) et des lésions censées être de l'endomètre ectopique prouvent qu'ils ne sont pas identiques; ils se ressemblent parce qu'ils ont un précurseur commun.

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24/07/2011

Endométriose: l’exérèse complète sans traitement hormonal, seul traitement efficace (Dr Harry Reich)

Mise à jour du 3/12/2016 Outre cet article, il faut lire deux autres textes très détaillés sur le même thème:

- l'un qui inclut la traduction d'un article du Dr David Redwine abordant toutes les dimensions importantes, depuis les causes et les symptômes jusqu'aux traitements médicaux (inutiles) et au seul traitement utile: la chirurgie d'exérèse complète, faite dans certaines conditions, en dehors et à distance de tout traitement médicamenteux hormonal: "Redéfinir l'endométriose à l"âge moderne". Il est évoqué plus bas dans l'article, mais l'affichage de la page a été défectueux pour tous les lecteurs utilisant des navigateurs autres que Mozilla Firefox. Ce n'est qu'il y a quelques semaines que j'ai réussi à réparer cela. 

- un autre, posté le 24 novembre 2016, qui complète le premier: "Exérèse curative vs. marchandisation à vie. Risques de la chirurgie sous traitement hormonal"

Les deux abordent l'exérèse versus les techniques d'ablation de l'endométriose, les risques d'un traitement médicamenteux préopératoire (Décapeptyl, Enantone, ...), les effets indésirables des traitements médicamenteux y compris dans d'autres indications (cancers de la prostate, fibromes en préopératoire, puberté précoce centrale, procréation médicalement assistée). Dans ces deux articles et dans celui-ci, il est question aussi de l'impact délétère sur la fertilité et des effets toxiques sur la grossesse: fausse couche et autres effets foetotoxiques (malformations (effets tératogènes)), ainsi que de la neuro-tératologie fonctionnelle (troubles neurologiques et neuropsychologiques, notamment des troubles du comportement apparaissant plusieurs années après la naissance, voire même à la puberté).

Cet article est un compte-rendu commenté d’une vidéo filmée lors d’une réunion de l’Association Américaine de Chirurgie Laparoscopique Harry Reich.jpg(American Association of Laparoscopic Surgery), qui a eu lieu en 2007 à Washington. Le Dr Paul Indman (à gauche de l’image) discute avec le Dr Harry Reich des traitements de l’endométriose, et la conclusion est claire : le traitement médical hormonal n’a aucune efficacité, aucun intérêt, « l’Enantone, c’est zéro », comme n’importe quel analogue agoniste GnRH. En France, à cause de l'offensive d'Ipsen, qui paie beaucoup de chirurgiens, gynéologues médicaux et autres, c'est le Décapeptyl qui est massivement prescrit. Tout aussi "zéro" côté efficacité, tout aussi risqué et contre-productif pour la chirurgie.

« Ca ne marche pas du tout », insiste le Dr Harry Reich. Seule l’exérèse complète de l’ensemble des lésions, nodules, endométriomes, etc., qui conserve les organes et est faite en dehors et à distance de tout traitement hormonal offre la possibilité d'une guérison définitive de l’endométriose. Cela rejoint le point de vue du Dr David Redwine - exposé dans les articles mentionnés, qui incluent des traductions de deux de ses textes - et de tous les chirurgiens états-uniens spécialisés dans le traitement de l'endométriose et indépendants à la fois de l'industrie pharmaceutique et des industriels qui fabriquent des instruments chirurgicaux. Le schéma est toujours le même: ceux-ci mettent en place des campagnes publicitaires et d'influence et paient des chirurgiens pour promouvoir une énième version d'instrument chirurgical pour faire non pas de l'exérèse, mais une ablation de l'endométriose, généralement par thermodestruction (carboniser, "vaporiser" l'endométriose). Une ablation sous traitement médicamenteux, c'est combiner le pire, en tout cas, c'est exclure toute chance de chirurgie complète, donc exclure toute chance de guérison.

J’ai détaillé certaines des questions soulevées ici et abordé la question de l’inutilité et des effets indésirables des analogues agonistes GnRH dans l’ensemble des indications (fibromes en préopératoire, cancer de la prostate, cancer du sein, procréation médicalement assistée, puberté précoce centrale, endométriose) dans l’introduction à la traduction d’un texte du Dr David Redwine, soulignant que ces pseudo-traitements médicamenteux hormonaux rendent la chirurgie incomplète, puisque le chirurgien ne peut enlever que ce qu’il peut voir, et induisent un cercle vicieux infernal pour les femmes qui souffrent d’endométriose. Maladie chronicisée pour le profit des laboratoires pharmaceutiques et de toute sorte de praticiens et de guérisseurs qui vivent de cette chronicisation. L’article en question est « Endométriose : le combat du Dr David Redwine contre les pseudo-traitements hormonaux, la psychologisation et la chronicisation ».

Le texte le plus clair et le plus argumenté est celui paru sur cette page, sous le titre ""Redéfinir l'Endométriose à l'âge moderne": le Dr David Redwine sur l'endométriose et son traitement par exérèse complète conservant les organes". Il contient une longue introduction et la traduction d'un texte synthétique du Dr David Redwine, portant sur les points les plus importants: sur les symptômes et les localisations de l'endométriose, sur son pseudo-traitement médicamenteux inefficace mais ayant beaucoup d'effets indésirables, sur la cause de l'endométriose, avec l'historique de l'étude de cette maladie et les diverses théories causales démenties par les faits mais toujours utilisées. Pourquoi? Parce qu'une explication telle que la théorie de John Sampson, parlant d'un reflux menstruel de l'endomètre qui irait se greffer sur des organes pelviens sert d'excuse aux médecins pour les traitements inappropriés: un reflux menstruel chronique ferait de l'endométriose une maladie impossible à guérir. Si l'endométriose revient tant qu'il y a des règles, il n'y a pas d'autre choix que de prendre jusqu'à la ménopause des traitements hormonaux supprimant les règles... Mais les maillons de la chaîne de vente - allant des industriels jusqu'aux médecins prescripteurs et aux associations influencées par les membres de leurs comités scientifiques - ne disent pas que cette théorie non seulement n'a jamais été prouvée, mais a été infirmée de plusieurs points de vue. Il faudra revenir sur les détails dans un autre article.

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17/07/2011

Endométriose: Dr David B. Redwine contre le traitement médicamenteux, la psychologisation et la chronicisation

Mise à jour du 3 décembre 2016: Les articles sur l'endométriose sont accessibles à partir de cette page. Le dernier, en date du 24 novembre 2016, vaut le détour : "Endométriose: exérèse curative vs. marchandisation à vie. Risques d'une chirurgie sous traitement hormonal."

La marchandisation à vie est plus que jamais d'actualité, compte tenu de l'offensive marketing et financière tous azimuts des industriels fabricant des instruments chirurgicaux tels que Plasma Surgical (pour l'instrument de thermodestruction par énergie plasma au gaz argon Plasma Jet), Ethicon et d'autres, ainsi que des laboratoires pharmaceutiques fabricant toutes les classes de médicaments hormonaux que l'on peut prescrire chez une femme endométriosique médicamentée en continu jusqu'à la ménopause, pour "compenser" l'utilisation de techniques de thermodestruction lucratives, mais inaptes à éradiquer l'endométriose. Le Pr Horace Roman, son équipe du CHU de Rouen et tout son réseau réuni dans l'association RouEndométriose, dont fait partie aussi le Dr Isabella Chanavaz-Lacheray (chantre d'une "stratégie thérapeutique à vie" , ont des liens d'intérêt avec beaucoup de laboratoires. En matière d'agonistes GnRH, c'est Ipsen qui paie le plus, quasiment à tous les chirurgiens en France; alors est-ce un hasard si c'est le Décapeptyl (triptoréline) d'Ipsen qui est désormais beaucoup plus prescrit que l'Enantone d'AbbVie?

Des articles contenant des informations utiles ont été postés dans divers articles parus sur le blog de l'association AVEAG (Victimes Enantone, Décapeptyl (agonistes GnRH)), par exemple sur cette page.

Sur Pharmacritique, il faut lire un article particulièrement clair et synthétique : "Redéfinir l'endométriose à l'âge moderne: Dr David Redwine sur l’endométriose et son traitement par exérèse complète conservant les organes". Il s'agit d'une traduction en français d'un exposé scientifique (illustrations et explications à l'appui) des principales dimensions de l'endométriose David Redwine endosurgeon.jpg(causes, symptômes, analyse des techniques chirurgicales efficaces, dénonciation de l'inefficacité et de l'inutilité des "traitements" médicamenteux, critique des préjugés et de la méconnaissance de cette maladie par les médecins, etc. La traduction est précédée d'une très longue introduction faite par moi, exposant les principaux problèmes que posent les diverses théories sur les causes de l'endométriose et les divers traitements chirurgicaux, ainsi que le traitement médical: les traitements de blocage ovarien par analogues agonistes de la GnRH et par progestatifs). 

Le texte qui suit n’est que le premier d’une série d’articles consacrés à l’endométriose (où le nom du Dr David B. REDWINE reviendra souvent) et à ses pseudo-traitements hormonaux qui la chronicisent pour le plus grand bonheur de Takeda Abbott (AbbVie), Ipsen, AstraZeneca, Ferring, Organon, Plasma Surgical, Ethicon… et des médecins qu’ils paient.

Un nombre très important de praticiens vivent de cette chronicisation (gynécologues médicaux, radiologues, urologues, psychosomaticiens, psychiatres, psychanalystes, endocrinologues, guérisseurs de toute sorte…). Guérir l'endométriose, mettre un terme à cette véritable industrie de l’endométriose, impliquerait une énorme diminution de revenus de ces satellites des labos et des praticiens désinformés par le discours dominant, par une formation médicale continue assurée par des leaders d’opinion qui donnent leurs avis d’experts depuis des congrès luxueux qui ont lieu à Monte Carlo ou sur d’autres plages. Voici un exemple patent:

Le Dr Jean BELAISCH, promoteur de la psychologisation de l’endométriose en France, avec le soutien inexplicable d’une EndoFrance contestée, contente tous les acteurs de cette industrie : ceux qui vivent de la chronicisation par les médicaments et ceux qui vivent de l’absence patente de l’efficacité de ces derniers (psys, guérisseurs, etc.)... Le Dr Jean Belaisch a proposé de contourner la chirurgie et privilégier un « traitement empirique » médicamenteux pendant des années, avec des progestatifs et des analogues agonistes GnRH. Contourner la chirurgie veut dire médicamenter lourdement à l’aveugle, en prenant, outre le risque d'effets indésirables, le risque d'une erreur de diagnostic. Car on ne peut diagnostiquer l'endométriose que par la chirurgie, sans parler du diagnostic différentiel par rapport à un cancer des ovaires, par exemple, que seule l'analyse anatomopathologique permet d'exclure.

De plus, le Dr Belaisch a fait ces propositions en 2007 lors des « Gynovations », luxueuse formation médicale continue annuelle, sponsorisée cette année-là par pas moins de 42 laboratoires pharmaceutiques et avec un « programme social » très opulent...

Je me demande pourquoi veut-il médicamenter lourdement et pendant des années des femmes souffrant d'une maladie dont il suppose qu'elle aurait pour cause (!) un « traumatisme psycho-sexuel » (viols, incestes, d'autres sévices sexuels) ou un abandon par les parents, dans la moitié des cas. Curieuse « cause » qui ne s'appliquerait qu'à la moitié des patientes du Dr Jean Belaisch, avec tous les biais de recrutement existant dans la patientèle d'un médecin étiqueté depuis des décennies comme mettant tout ou presque sur le dos du psychisme, pour justifier les mauvais résultats des traitements médicamenteux, et sans la moindre étude pour étayer ses suppositions.

Cette "cause" est frappée de nullité d'emblée pour tous ceux qui ont des notions de psychologie et de psychanalyse, car la relation de causalité ne s'applique pas au psychisme. C'est de la spéculation, au mauvais sens du terme. J'y reviendrai.

La seule chance de guérison, c’est une chirurgie d'exérèse complète faite selon certaines règles strictes, dont la première est qu’elle soit faite sans aucun « traitement » hormonal préopératoire et se base sur des examens qui cartographient les lésions et qui n’ont de chance de les voir toutes que lorsqu’ils sont faits en dehors (et même à distance) de tout pseudo-traitement hormonal. L'imagerie et l'examen clinique devraient être faits de préférence juste avant ou pendant les règles, lorsque le taux d'oestrogènes est au plus haut et que, par conséquent, les lésions d'endométriose atteignent leur maximum de visibilité. C'est là que les inflammations en surface indiquent aux chirurgiens qu'il faut creuser en profondeur, c'est là que les plans de clivage peuvent être très nets, que l'étendue des lésions apparaît, etc.

Je commence la série de textes par la traduction d’un texte de l’excellent Dr David B. Redwine (voir aussi son site, Endopaedia): « Endométriose, ignorance, politique et "le choix de Sophie" » (c’est-à-dire un choix impossible). Il illustre parfaitement le calvaire des femmes endométriosiques et la torture psychologique et morale qu’elles ont à subir de la part de bon nombre de médecins, en plus de celle physique. Car les principaux symptômes de l’endométriose sont les douleurs pelviennes, la dysménorrhée; une hypofertilité arrive dans 30 à 40% des cas. Le problème de fertilité n’est autant mis en avant que parce que la misogynie – dont l’un des symptômes est la réduction des femmes à des utérus sur pattes, pondeuses d'hommes - est fortement enracinée dans nos cultures (voir mon article sur les racines de cette misogynie médicale, à partir du livre de Guy BECHTEL, « Les quatre femmes de Dieu : la putain, la sorcière, la sainte et Bécassine », dans lequel j’ai abordé aussi des aspects liés à l’endométriose).

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