10.06.2009
"Les Médicamenteurs" sur l'opacité de l'évaluation et de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) des médicaments: extraits vidéo
Voici quelques courts extraits, montés par Rue 89, du documentaire "Les Médicamenteurs", présenté par Pharmacritique dans la note "Les médicamenteurs: enquête sur l'influence du lobby pharmaceutique, marketing acharné, désinformation, conflits d'intérêts...". Note dans laquelle vous trouverez un extrait vidéo plus long et des explications et des liens permettant d'approfondir les questions évoquées dans le film.
La problématique de ces extraits-ci est celle décrite en détail dans notre note "Progrès thérapeutique nul en 2008, dit Prescrire. Multiples critiques des procédures d'AMM responsables de l'inflation de médicaments mal évalués". (AMM veut dire autorisation de mise sur le marché). A la fin de ces extraits du film et après Philippe Even et Bruno Toussaint, Gilles Bouvenot, président de la Commission de transparence de la Haute autorité de santé (HAS), souligne lui-même que, sur la centaine de médicaments soumise à l'évaluation de la HAS chaque année, les vraies innovations qui apportent un certain progrès thérapeutique se comptent sur les doigts d'une main. Tout le reste, ce sont des copies à peine modifiées de molécules anciennes - appelées "me too" ou "suiveurs" - ou d'autres pseudo-inventions bénéficiant uniquement à l'industrie pharmaceutique, pas à la santé. Les nouveaux médicaments sont présentés comme des révolutions par un marketing tout-puissant, ce qui entraîne une explosion des prix. Avec la complicité des autorités sanitaires qui octroient des autorisations de complaisance, sans véritable analyse des rapports coût/efficacité et bénéfice/risques.
Elena Pasca
04:38 Publié dans Documentaires labos pharmaceutiques santé médecine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : médicamenteurs, autorisation de mise sur le marché, coût-efficacité, bénéfice-risques, progrès thérapeutique, recherche et développement, marketing pharmaceutique, médicaments me too, bruno toussaint, philippe even |
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07.06.2009
"Les Médicamenteurs", enquête sur l’influence du lobby pharmaceutique et ses méthodes: marketing acharné, désinformation, conflits d’intérêts…
Le mardi 9 juin 2009 à 20 h 35 sera diffusé sur France 5 le documentaire "Les Médicamenteurs". L'extrait est tiré de cette page de Télérama, où il accompagne la présentation de Samuel Gontier. "Cette enquête, conduite par Brigitte Rossigneux, journaliste au Canard enchaîné, et coréalisée par Stéphane Horel et Annick Redolfi, dévoile les secrets de l'industrie pharmaceutique en suivant les pérégrinations des médicaments, depuis leur conception jusqu'à leur exploitation commerciale."
Lire aussi les commentaires de Pharmacritique, contenant des liens pour approfondir et/ou compléter les questions évoquées dans le documentaire.
20:43 Publié dans Documentaires labos pharmaceutiques santé médecine | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : conflits d'intérêts, surconsommation de médicaments, progrès thérapeutique, marketing pharma, course aux profits, lobby pharmaceutique, autorisation de mise sur le marché, autorités sanitaires, effets secondaires, amélioration du service médical rendu |
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03.02.2009
Progrès thérapeutique nul en 2008, dit Prescrire. Multiples critiques de l'autorisation de mise sur le marché de médicaments mal évalués
Le Monde reprend une dépêche AFP intitulée "Médicaments 2008 : pas de progrès thérapeutiques, selon la revue Prescrire". Nous irons au
texte original, mais il sera question aussi des critiques des procédures actuelles d'AMM (autorisation de mise sur le marché), accordée de plus en plus facilement à des médicaments qui n'apportent rien, pour la plupart d'entre eux. Nous citerons Prescrire, le Pr Claude Béraud, le Groupe de Recherche et d'Action en Santé (GRAS), le Collectif Europe et Médicament, le LEEM (L€€M) et des médecins américains, pour montrer comment la faiblesse des études avant AMM (autorisation de mise sur le marché) a son pendant dans la négligence coupable de l'évaluation des risques une fois que les médicaments sont sur le marché.
Et la Commission européenne, acquise aux industriels, comme nous le disions dans plusieurs notes de la catégorie "Autorités d'(in)sécurité sanitaire", veut affaiblir encore plus et les conditions d'AMM et le suivi post-commercialisation.
06:21 Publié dans Autorités de sécurité sanitaire: insécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : progrès thérapeutique, autorisation de mise sur le marché, innovation thérapeutique, surveillance post-marketing, étude de non infériorité, médicament me too, plan de gestion des risques, éthique médicale |
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01.02.2008
The Cost of Pushing Pills: Le marketing, cache-misère des firmes
Deux économistes canadiens, Marc-André Gagnon et Joel Lexchin, viennent de publier une étude très intéressante. Elle
met le doigt sur la quintessence de l’industrie pharmaceutique : la promotion, la publicité, les belles paroles… Toute la visée commerciale qu’elle fait passer sous le nom de campagne d’information médicale… Avec des bulles de savon marketing, jolies, mais qui finissent presque toutes par éclater. Et les éclats irritent les yeux qui les suivent trop longtemps du regard... L'industrie nous en met plein les yeux pour cacher la misère de la recherche, l'absence de médicaments innovants. Tout en justifiant le prix des médicaments par le coût de la recherche...
L’étude est accesible en anglais, puisqu'elle a été publiée dans la Public Library of Science (PLoS Medicine), sous le titre « The Cost of Pushing Pills: A New Estimate of Pharmaceutical Promotion Expenditures in the United States ». Comme d'habitude, ce qui vaut pour les Etats-Unis est un indicateur précieux pour d'autres pays occidentaux, parce que les firmes dont on parle ne sont pas des PME, mais des multinationales ayant les mêmes produits - et les mêmes méthodes pour les imposer! - partout où les individus et les régimes d'assurance-maladie sont solvables. Partout où les individus sont susceptibles de devenir des patients, y compris quand ils ne sont pas malades. Les études portent habituellement sur les Etats-Unis pour la simple raison que c'est là que les chiffres sont plus accessibles, que ce soit sur la iatrogénie, le marketing, les conflits d'intérêts... C'est là où l'opacité est un peu moins dense. Au pays des aveugles, le borgne est roi - c'est à peu près ça, non?












