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02/07/2009

Le spectre de la fraude aux arrêts de travail brandi pour limiter ce droit. Des médecins appellent à protester. Pétition

Prescrire plus d’arrêts de travail que la moyenne expose des médecins à être attaqués et stigmatisés pour un « délit statistique », depuis médecin contrôle sécu.gifque la Caisse nationale d’assurance-maladie a annoncé un contrôle renforcé des arrêts maladie… Or on assiste, dénoncent Christian Lehmann et les co-signataires du « Manifeste des 49 délinquants statistiques », à une manipulation des chiffres par l’assurance-maladie, qui calcule cette moyenne ainsi que le taux d’arrêts de travail qui seraient injustifiés et relèveraient de la fraude. Au nom de quels critères les médecins chargés de contrôle dans les CPAM (voir ci-contre) seraient-ils en mesure de juger à eux seuls si un arrêt maladie est légitime ou pas ?

Retour aussi sur la pétition de la revue Pratiques et sur d'autres détails importants dans ce contexte.

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29/05/2009

Sanofi-Aventis: 95,5 millions de dollars d'amende pour une nouvelle fraude sur le dos des Américains les plus pauvres et les plus malades

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La justice des Etats-Unis a mis fin à une nouvelle "escroquerie" de Sanofi-Aventis à la protection sociale des plus pauvres. Le laboratoire est obligé de payer une nouvelle amende, de 95,5 millions de dollars, alors qu'il est toujours soumis au contrôle de la justice suite aux fraudes précédentes, soldées par 190 millions, puis par 22,7 millions de dollars d'amende. Elles datent de septembre 2007 et de février 2008 et touchent l'assurance-maladie des handicapés, des malades chroniques et des personnes âgées ainsi que celles des enfants pauvres et des adultes pauvres.

La "moralisation du capitalisme" n'est pas pour demain, et les codes de bonne conduite et autres promesses ne sont que des écrans de fumée. Sanofi-Aventis pratique là une redistribution qui va toujours dans le même sens: des pauvres vers les riches. Pourquoi? Mais parce que "Le capital, c'est capital", dit ce dessin tiré d'UMA70. C'est à peu près le niveau intellectuel des explications qui nous sont données...

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28/10/2008

Résultats de la privatisation de la santé et de l’assurance-maladie : 18 millions d’enfants états-uniens sans accès aux soins au moins pendant une période de l’année!

Dans un communiqué de presse, l’Observatoire états-unien de la qualité et de la recherche en santé (Agency for Pleurer.gifHealthcare Research and Quality) rend publics les résultats d’une étude qu’elle a commandité. Elle est parue dans le JAMA du 22 octobre et Pharmacritique vous propose quelques extraits.

Voici de quoi faire réfléchir tout pays qui s’engage sur la voie de la dérégulation des structures étatiques de soin et d’assurance-maladie : 9 millions d’enfants n’ont aucune couverture maladie aux Etats-Unis ! Si l’on compte ceux qui ont des assurances ne couvrant pas toute l’année, on arrive à 18 millions d’enfants qui n’ont pas accès aux soins, avec toutes les conséquences imaginables en termes de santé !!

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31/05/2008

Universités à vendre aux industriels les plus offrants. Bachelot et Pécresse font du marketing

Le dernier numéro d’Impact Médecine étale Valérie Pécresse sur toute sa une. Et son sourire m’a rappelé une lecture récente, en rapport avec la note précédente sur ce médecin australien censuré par une université arrosée de liquide par l’industrie pharmaceutique.

C’est là qu’on voit ce que devient une université, une recherche publique, dès lors qu’elle est financée par de l’argent industriel… J’avais parlé en passant de Mme Pécresse, en évoquant ce numéro de février de PharmaNetwork, qui a eu le privilège d’avoir deux ministres d’un coup...

C'est un magazine d'"information" précieuse sur les tendances lourdes de l'industrie pharmaceutiques, à l'exemple du "lean management"... Et, parlant "management", j'avais mentionné aussi les techniques magiques de gestion que Roselyne Bachelot s'applique à elle-même... Puisqu'elle y est allée pour évoquer à la une de PharmaNetwork l’avenir de la visite médicale, sans mentionner son propre passé de visiteuse médicale. Il a tout bonnement disparu de son CV. L’avenir de ce métier serait-il de disparaître de la sorte ?

Mais on peut douter que notre ministre de la privatisation de la santé puisse nourrir de telles idées subversives… Entre les paroles et les actes… Il y a par exemple le ratage tout récent sur les dépassements d’honoraires, qui pourraient augmenter au lieu de diminuer comme prévu. Il y a aussi ces phrases sur les changements dans la formation médicale continue que personne ne sait comment interpréter, du moins d’après le Quotidien du Médecin d’hier… (J’espère que tout le monde a remarqué le sérieux et l'indépendance de mes sources dans cette note ;-) Mais je voulais aller là où étaient ces deux ministres, et force est de constater qu’elles ne sont pas allées prêter main forte à la rédaction du dernier numéro de Prescrire, et pas non plus dans un laboratoire miteux du CNRS qui dépérit dans l'indifférence ministérielle, alors…)

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10/05/2008

Lettre ouverte dénonçant l’ignominie des politiques et autres responsables de la misère et l'exclusion des handicapés, pauvres, malades...

Lettre ouverte de Janine Thombrau, à l'esprit et à la lettre de laquelle Pharmacritique adhère complètement. 

"HANDICAP … EN TOUTE FRANCHISE … JE 1482972021.jpgDENONCE

Moi, Janine Thombrau, rongée par une Sclérose En Plaques, n’ayant pas choisi d’être handicapée ni de ne pouvoir travailler, en mon nom et celui de milliers d’autres exclus, malades, travailleurs précaires, citoyens sans toit….
JE DENONCE…
- Je dénonce le pouvoir de notre pays incapable d’assurer la protection de ses citoyens les plus fragiles.
- Je dénonce le pouvoir législatif, Députés et Sénateurs, qui, malgré leurs belles paroles tricotées de condescendance et de compassion de théâtre, ignorent totalement le vécu d’une grande part de leurs concitoyens.
- Je dénonce le pouvoir exécutif qui, avec la complicité des deux assemblées, prend aux plus pauvres pour donner aux plus riches…. Et ce même pouvoir de n’être rien de plus qu’un pantin au service des plus riches.
- Je dénonce les dirigeants d’un pays qui dans quelques jours sera à la présidence de l’Union Européenne et j’ai honte pour nous quand ces mêmes osent dire que le handicap sera une de leurs priorités.

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09/05/2008

La privatisation de la santé: une illusoire incantation. Déclaration et pétitions québécoises

Voici une pétition lancée par la Fédération des Travailleurs Québécois et la Confédération des Syndicats Nationaux pour la défense du 1522900024.jpgsystème de santé public et pour que toutes les questions soient abordées lors d’un débat public. Leurs sites contiennent beaucoup d'informations et de prises de position.  

Vous pouvez signer une autre déclaration /pétition sur le site Santé sans profit. Il s'agit de la Déclaration signée par Lorraine Guay et co-signée par plus de quatre-vingt personnalités (…) :  « Les appels à la privatisation accrue de notre système de santé se sont multipliés depuis au moins une dizaine d’année au Québec. Le jugement de la Cour suprême du Canada dans l’affaire Chaoulli a donné à ces appels un élan sous la forme d’une incantation de plus en plus insistante. Ce discours propose un privé parfait, efficace, sans faille... quasi désintéressé ! et qui serait la solution miracle à des problèmes complexes qui relèvent pourtant essentiellement d’une gestion publique et de choix politiques. Les signataires de cette Déclaration affirment qu’au contraire les faits portent à croire que l’incantation à la privatisation et le choix de cette voie constituent un recul, une sorte de «marche avant vers le passé» qui nous conduit dans un cul-de-sac dont nous aurons peine à nous extirper.

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Excellente vidéo sur les raisons de maintenir le privé et le profit hors du système de santé et de protection sociale

« Monsieur Charest, êtes-vous malade ? », s’intitule cette vidéo de la Fédération Interprofessionnelle de la santé au Québec (FIQ). Il suffit de remplacer Charest (premier ministre du Québec) par Sarkozy, Fillon, Bachelot et les autres… A part le nom, tout est identique: la volonté de tout privatiser, de démanteler la protection sociale, de marchandiser la médecine et les soins, de revenir à l'avant-guerre, d'aller vers le système américain alors que les Américains eux-mêmes constatent l'impasse. Le mot est faible: il s'agit du désastre du système assurantiel privé qui a fait exploser les coûts tout en diminuant la qualité des soins et en laissant 40 millions de personnes sans aucune couverture maladie... Ceux qui ont goûté à la privatisation (déjà fortement présente en France) cherchent à sortir la tête de l'eau... Au nom de quelle responsabilité et de quel intérêt nos hommes politiques nous imposent-ils un dogme néolibéral qui s'est révélé désastreux là où il a été traduit dans les faits?

 

Et voici une vidéo explicative réalisée par la Fédération des Travailleurs du Québec, qui remet les pendules à l'heure en démystifiant le discours apocalyptique des néolibéraux.

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Le privé lucratif détruit la solidarité et le monde commun. Excellent documentaire pour la défense du système public de santé, à l’exemple du Québec

Cette excellent documentaire d’à peine plus de 12 minutes croise des extraits de la conférence de Lorraine Guay au forum de la Coalition Solidarité Santé en mars 2008 et des images et discours poignants de la manifestation du 3 mai, à l’appel de cette même Coalition composée d’une quarantaine d’organismes réunis pour défendre le système public de santé et la protection sociale.

Je ne réussis plus à insérer des vidéos de Google, alors voici le lien: La lutte contre la privatisation du système de santé.

Des extraits de l’intervention de Lorraine Guay: « Mais pourquoi se mobiliser ? Parce que le retour en force du privé entraîne l’impossibilité d’un monde commun. La priorité du droit de propriété sur tous les autres droits humains façonne une société de plus en plus insupportable au point de rompre les équilibres de la vie en commun. La force aussi explosive, si on veut, du privé lucratif - on nomme pudiquement « privé lucratif » ce qui est en fait le capitalisme, la version dure du capitalisme – laissée à elle-même, ça entraîne une inégalité sociale irréparable de populations entières.

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La privatisation de la santé: illusion destructrice de l'intérêt général pour augmenter le profit des industriels et assureurs. La résistance citoyenne québécoise

Quelques articles, tribunes et réactions tirés des media québécois. Parce que le Québec est lui aussi entraîne par des politiciens privatisation Presse toi à gauche.jpgnéolibéraux vers l'impasse de la privatisation du système de santé et qu’on peut apprendre beaucoup de la mobilisation citoyenne qui s'y organise.

Autant commencer par la réponse à la question essentielle : à qui profite le crime ? A ceux qui voient que – contrairement à ce qu’on veut nous faire croire – le système de santé public se porte très bien si on ne cherche pas à le saboter - en le privant des financements par les revenus du capital (stock options, etc.), par exemple - qu’il a un excellent potentiel de croissance et peut donc générer énormément de profits : « Mais qui veut du privé en santé ? Le système de santé public coûte 21 milliards $ annuellement au Québec. Si vous êtes propriétaire d'une compagnie d'assurance et que vous visez seulement 10 % du marché, cela vous donnera un petit 2 milliards $ de profit. Assez pour motiver bien du monde. », dit un syndicaliste québécois dans un article en date du 17 avril 2008 intitulé Non au privé en santé.

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05/05/2008

Acide sarkozyque : corrosif pour les drois sociaux, la santé, le droit du travail, l’environnement, la laïcité, la République…

L’acide sarkozyque est toxique pour les gueux, exclus, malades, étrangers, chômeurs, RMIstes et autres pauvres. Les patrons, les convives de Fouquet’s et autre Bolloré, 250571195.jpgLagardère et Bouygues, bref, tous les CACarentistes ont une réaction différente : l’acide sarkozyque les nettoye - comme au Kärcher - et les rend plus blancs que blancs. En faisant disparaître des pages entières du droit des affaires. Il semblerait que le solvant universel - l'argent - neutralise la toxicité de cet acide à valences patronales multipes.

Plus on descend dans l'échelle de solvabilité, plus l'acide sarkozyque devient toxique.

Merci à Janine Thombrau pour cette photo que je me permets de reprendre. Il y en à d’autres sur son très beau site Mots pour maux.  

01/05/2008

La fonction sociale de la pauvreté et du chômage dans le néolibéralisme. Conseils de lecture

Pas de pitié pour les gueux ! Sur les théories 1474208639.jpgéconomiques du chômage, par Laurent Cordonnier. Ed. Raison d’agir 2000, 124 pages, 5,70 euros. Présentation par Denis Gombert : « Le mal du siècle économique, c'est le chômage. Voilà une opinion partagée par le plus grand nombre. D'une certaine façon, des générations d'économistes nous ont appris à penser comme ça. (...) On voudrait nous faire croire que "le chômage est le produit de la paresse des travailleurs". Allons même plus loin, qu'"il existe des chômeurs par choix rationnel". Dans Pas de pitié pour les gueux, Laurent Cordonnier montre les crocs et gronde. Contre l'idée reçue que l'existence du chômage serait la faute des salariés. Très sceptique sur le prétendu équilibre rationnel de la loi du marché, l'auteur cherche à savoir à qui profite [le chômage]. Dans son essai économique très contestataire sur les mécanismes complexes du chômage, Laurent Cordonnier remarque que le stock des chômeurs est, comme par hasard, juste suffisant pour protéger les intérêts capitalistes... On en revient à la question première : à qui profite le crime ? Peut-on sérieusement soupçonner les chômeurs de tirer avantageusement parti des imperfections du marché du travail et leur faire porter si facilement le chapeau du chômage ? »

La question fondamentale est: quelle est la fonction sociale de la « pauvreté » ? Réponse à partir de l'analyse de Georg Simmel, fondateur de la sociologie de la pauvreté.

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26/04/2008

Les mensonges du néolibéralisme ou La marchécratie à son oeuvre de prédilection: la casse sociale

076a0a3af2e4c1447208c3039bb313f0.jpgA première vue, le rapport de ce livre avec notre thématique habituelle n’est pas évident. Il est majeur, parce que quand on veut critiquer une situation factuelle, et ce au nom de ce qui devrait être, il faut que la critique puisse dévoiler l’idéologie qui est derrière ce qui se présente comme réalisme ou pragmatisme économique, s’agissant par exemple des franchises médicales, des privatisations et autres coups portés à la protection sociale. La critique radicale n’est-elle par celle qui s’attaque à la racine et la met à nu ? L’idéologie néolibérale - qui a les moyens de s’imposer, donc de se rendre vraie, puisque sa position dominante lui permet d’exclure d’emblée toute alternative, même sur des détails - déforme la réalité pour présenter ses régressions programmatiques comme incontournables et salvatrices, faute de quoi le pays entier serait menacé… Au plus tard à ce moment, vous, lecteur, avez déjà fait le parallèle avec la façon de faire de l’industrie pharmaceutique : sans nous, sans ce médicament, c’est la fin, le chaos, la mort… Chaque domaine – l’industrie chimique, agroalimentaire, pétrolière, militaire, etc. – applique l’idéologie qui les porte tous en idéalisant le profit comme moteur et fin de l’économie. Or celle-ci doit être descendue de son piédestal ; elle est un moyen pour autre chose, pour des fins définies par la société, et non pas une fin en elle-même ! Mais chut ! Il ne faut pas le dire. A la médecine et à l’industrie pharmaceutique non plus… Certains auraient du mal à supporter l'idée que les patients ne sont pas là pour eux (et leur business), mais l'inverse... L'horreur...

Voici le compte-rendu fait par Elena Pasca de l’excellent livre de l’économiste Michaël Lainé, Les trente-cinq mensonges du libéralisme ou comment réfuter les idées reçues de l’économiquement correct. (Albin Michel 2002).

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10/04/2008

Le mythe du "trou de la Sécu". Extraits du livre de Julien Duval

Julien Duval est chargé de recherche au CNRS. Ses travaux portent sur le journalisme et sur la protection sociale. Coauteur du "Décembre" trou de la sécu.jpgdes intellectuels français (Raisons d'agir, 1998), il collabore aux Actes de la recherche en sciences sociales et enseigne la sociologie à l'Institut d'études politiques de Rennes et à l'École nationale de la statistique et de l'analyse de l'information (ENSAI).
Sur le site "Le choix des libraires", vous pouvez écouter un enregistrement de Julien Duval exposant les grandes lignes du livre Le Mythe du « trou de la Sécu » et les enjeux de l'analyse.

La note précédente contient une présentation générale de l'ouvrage dont voici quelques extraits (pp. 17-19 et pp. 21-24), tirés du Blog Goudouly.

Source de l'illustration: le blog de Didih.

[...] « Depuis une vingtaine d’années, quelques idées très répandues structurent le débat public en matière de protection sociale : les difficultés financières de la Sécurité sociale, ses sombres perspectives d’avenir, les effets négatifs sur l’économie d’un trop haut niveau des prélèvements... Si ces idées, qui reposent en partie sur des faits avérés, peuvent présenter une certaine cohérence logique, on ne saurait les comparer à des propositions scientifiquement validées.

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Le "trou de la Sécu": le néolibéralisme en fait une catastrophe pour justifier la casse de la protection sociale et la privatisation du système de santé

Le mythe du « trou de la Sécu », par Julien Duval. Ed. Raisons d’agir 2007, 6 euros.f573b29b4e2e43d6745eafb979664a24.jpg

Présentation par l’éditeur : « A en croire les médias et les débats politiques, la Sécurité sociale serait menacée de faillite par un déficit abyssal. Pour faire face à l'augmentation des dépenses et au vieillissement de la population, notre système de protection sociale, créé en 1945 pour donner « ta garantie à chaque homme qu'en toutes circonstances il pourra assurer sa subsistance et celle de personnes à sa charge », serait condamné à se «réformer» sans cesse : déremboursements, réduction des prestations, hausse des cotisations, voire privatisation. Chercheur au CNRS, Julien Duval renverse les termes du problème : il n'y a pas de « déficit de la Sécu » mais « un besoin de financement » que les gouvernements successifs ont décidé de ne pas satisfaire en multipliant depuis 1993 les exonérations de charges sociales. En effet, l'affaiblissement de la protection sociale découle non pas d'arbitrages techniques mais d'un choix politique : le transfert généralisé des « risques » du capital vers le travail. »

Suivent deux décryptages:

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09/04/2008

Tous solidaires contre les franchises Sarkozy! Appel de Christian Lehmann et Bruno-Pascal Chevalier, initiateurs du mouvement

« Nous appelons à une journée d’actions contre les franchises, le samedi 12 avril, à Paris devant le ministère de la Santé, et en Province devant les préfectures. Nous invitons tous les malades à y déposer, symboliquement, leurs boîtes de médicaments videsNous appelons tous les citoyens, malades, professionnels de la santé, bien-portants, invalides et valides, à être solidaires et déterminés, et à se mobiliser, nombreux :

Le samedi 12 avril, à 14h00 devant le ministère de la Santé à Paris ou devant les préfectures ou sous-préfectures en région »

Extraits du communiqué: "Les franchises sont déjà "appliquées avec un tel zèle que certaines caisses de Sécurité Sociale continuent de les prélever au-delà du plafond de 50€, tandis que des patients renoncent à certains soins, amenant les communicants de la Sécu à vanter cet « effet franchise » qui améliorerait fictivement les comptes… en dégradant l’accès aux soins…

Et pendant ce temps, une nouvelle vague de déremboursements est décidée et appliquée dans la plus grande discrétion, tandis que l’on étudie sérieusement la restriction du cadre des Affections de Longue Durée, évoquant sans honte ni crainte du ridicule l’hypothèse de ne prendre en charge le diabète ou les maladies cardio-vasculaires qu’au stade des complications avérées (tout en pérorant sur la nécessité de mieux impliquer les médecins dans la prévention !).

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08/04/2008

Le samedi 12 avril à 14 heures, manifestation contre les franchises devant les préfectures et devant le ministère de la santé.

Pour protester contre les franchises sur les soins, dites aussi franchises "médicales" ou franchises Sarkozy : Le 0f3c24930b2ad99c1ea88f055d8daf90.jpgsamedi 12 avril à 14 h, allons déposer nos boîtes de médicaments vides devant les préfectures ! A Paris, rendez-vous toujours à 14 h devant le Ministère de la Santé : 8 avenue de Ségur, Paris, 7ème, Métro Ecole Militaire (ligne 8) ou Saint François-Xavier (ligne 13).

Bruno-Pascal Chevalier ne se soigne plus depuis la fin septembre; il met sa vie en danger pour protester contre les franchises Sarkozy. Pour comprendre les enjeux, on peut lire l'article de l'Humanité, Pas coupables d'être malades! ou encore surfer sur le site Grève des soins, à partir duquel on peut aussi imprimer des tracts. Voici celui pour Paris et l’Ile de France et celui pour les autres départements (boîtes de médicaments vides à déposer devant les préfectures respectives). Voici le message de Bruno-Pascal Chevalier:

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Franchises sur les soins: santé et médecine sont un commerce comme un autre pour les ultralibéraux. On est solvable, donc soigné. Certains gagnent, d’autres perdent…

Il restera, peut-être, la charité pour les perdants… Celle-là même que la République voulait faire disparaître en la 7ffa9fe08960463304c2043aa44a619c.jpgremplaçant par la solidarité, par l’égalité et l’égale dignité. Des mots, rien que des mots vides pour nos gouvernants. Notre Constitution fait du président Sarkozy le garant de notre (système de) santé. Or, la réalité semble bien différente, puisqu’il se préoccupe de la santé des intérêts privés des gros industriels de l’assurance, des firmes pharmaceutiques et autres « investisseurs » dans le système de santé. Qui attendent les dividendes, le « retour sur investissement », quitte à tailler à la hache dans les soins et à exclure les pathologies non rentables, à l’image de ce qui se passe dans les cliniques rachetées par des grosses firmes – et de ce qui se passera bientôt dans nos hôpitaux…

Vous trouverez sur cette page du site du « Collectif national Contre les Franchises et pour l’accès aux soins pour tous » plusieurs prises de position contre les franchises médicales. Celles-ci sont une énième attaque contre la protection sociale, après les franchises Douste-Blazy, les forfaits, le projet de "bouclier sanitaire", le projet "Hôpital 2012" visant à vider l'hôpital public de son essence de service public, le projet de réduction drastique de la prise en charge des maladies chroniques les plus graves, qui font partie des ALD (affections de longue durée; nous en avons parlé dans cette note). Sans parler du démantèlement plus général de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un service public.

Vous pouvez lire ici le texte Franchise sur les soins : la fausse compassion au secours de l’idéologie, par Christian Lehmann et Martin Winckler. Les auteurs sont médecins généralistes et écrivains et font partie des initiateurs de l’Appel contre la Franchise.

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ALD en danger ! Sarkozy veut « réformer » le système au profit des assureurs privés. Autre coup mortel porté à l’assurance-maladie solidaire et à la protection sociale

Le "Collectif national contre les Franchises et pour l’Accès aux soins pour tous" est composé de plusieurs dizaines d’associations et syndicats, réunis pour protester contre les coups mortels portés à notre protection sociale par le président Sarkozy et son gouvernement. 

Le Collectif a émis un communiqué informant des intentions de Sarkozy d'attenter au système de prise en charge des affections de longue durée (ALD). Le texte apporte un argument supplémentaire à la nécessite de résister aux franchises et à tous ces coups portés contre la protection sociale, l’assurance-maladie, l’hôpital public, les services publics en général, au nom du profit des assureurs privés. Mettre l’intérêt privé des assureurs avant l’intérêt général d’un accès aux soins pour tous, d’une solidarité nationale et d’une éthique de la médecine qui ne doit pas se réduire à un commerce, c’est piétiner un par un les principes républicains. C’est pousser les plus malades et les plus faibles encore plus dans l’exclusion, du fait d’assurances privées inaccessibles et des nouvelles charges financières imposées aux patients. Charges que même les classes moyennes seront incapables d’assumer en plus de toutes les « responsabilisations » déjà existantes.

Quant à la prise en charge à 100% des affections de longue durée (ALD) - qui n’existe comme telle que sur papier, de toute façon, vu tout ce que ces malades doivent payer de leur poche -, elle disparaîtra complètement à terme. C’est une mort déjà annoncée. Toute la question est : allons-nous laisser faire ?

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05/04/2008

Les psys se penchent sur le cas Sarkozy (caricature)

Nous parlions de psychiatrie, de maladie mentale, mais aussi de la volonté des hommes politiques à démanteler la protection sociale, défaire les hôpitaux publics et la Sécurité sociale basée sur la solidarité nationale pour les laisser en proie aux assurances privées et aux profiteurs de tout poil. Mais quelle tête a bien pu penser de telles calamités ? Cette caricature tirée de Sarkostique nous donne un aperçu du fait que Sarkozy incarne le conflit d’intérêts absolu… Les lobbies, les millionnaires, les affaires... Rien de cela ne lui est inconnu, à ce bienfaiteur des multinationales et autres organismes à but fort lucratif, qui voulait les protéger d'une justice déjà pas très regardante en la matière, en réformant "le droit des affaires"... Pour mieux entériner le droit aux affaires, sans doute... La perspective d'endiguer un jour les débordements de l'industrie pharmaceutique, de celle agrochimique, etc., par voie juridique-législative s'éloigne de plus en plus...

 

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18/03/2008

La mort annoncée de la Sécurité sociale, par franchises et « bouclier sanitaire » interposés…

Après les franchises dites "médicales" (contre lesquelles vous pouvez signer la pétition) et la destruction progressive de l'hôpital public, voici maintenant le « bouclier sanitaire ». C'est une idée de Martin Hirsch, qui, décidément, n’est pas pour rien dans un gouvernement de droite… Ou alors c’est l’ENA qui l’a pourri ? En tout cas, que ce soit par le RSA ("revenu de solidarité active") ou par le « bouclier sanitaire », c’est un démantèlement de la protection sociale et de l'assurance-maladie des plus pauvres qui se met en place avec le concours de celui que l'Abbé Pierre aurait du mal à reconnaître.

Décidément, on court après les Etats-Unis, où 40 millions de personnes n'ont pas d'assurance-maladie au moins pour une partie de l'année et où tout le système de santé suit une logique marchande. Aux dépens des malades, mais pour le grand bonheur de l'industrie pharmaceutique et de celle des assurances privées. De plus en plus de voix critiques s'élevent là-bas pour protester contre les coûts humains et socio-économiques de cette libéralisation outrancière. N'empêche, la droite française ne les entend pas et continue son chemin vers l'impasse.

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