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29/07/2008

Etude sur les blogs des médecins : confidentialité, image des patients, publicité… Incursion dans la médecine 2.0

"Malgré toutes leurs plaintes sur leur manque de temps à consacrer aux patients ou à se tenir informés des dernières innovations, certains docs 1145112384.jpgtrouvent le temps de bloguer énormément". C’est le début de l’article intitulé Doctor Blogs Reveal Patient Info & Endorse Products ("Des blogs tenus par des médecins donnent des informations sur les patients et recommandent des produits"), signé par Ed Silverman. Il poste sur son site l’intégralité d'une étude qui vient de paraître dans le Journal of General Internal Medicine : Content of Weblogs Written by Health Professionals (“Contenus des blogs écrits par des professionnels de santé”).

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21/06/2008

Et si le British Medical Journal balayait aussi devant sa porte?

Commentaires suite à l'article de Moynihan et à l'éditorial du dernier numéro du British Medical Journal. 

Ray Moynihan est une référence classique des pharma-critiques, sans aucun doute. Pas de doute sur son intégrité, même s'il peut être 1882688730.jpgconsidéré lui aussi comme un leader d'opinion. Mais le British Medical Journal est-il tout autant au-dessus de tout soupçon? Voilà qui n’est pas exempt de doutes… La question se pose lorsqu'on lit l'éditorial de Fiona Goodle qui dénonce des leaders d'opinion devenus vendeurs d'élite pour les firmes pharmaceutiques auxquelles ils sont inféodés. Editorial du dernier numéro du BMJ, abordé dans cette note.

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19/04/2008

La politique de santé publique face au lobby agro-alimentaire... La prévention de l'obésité infantile ne pèse pas lourd face aux intérêts privés

Prenons un extrait d'un article publié il y a un an par Marie Bénilde, Quand les lobbies (dé)font les lois, qui esquisse les enjeux et revient sur quelques étapes de la loi sur la santé publique:

« En ce mois de juillet 2004, le projet de loi sur la santé publique soumis au Parlement est loin d’imposer aux annonceurs de boissons, barres chocolatées ou biscuits des contraintes prohibitives en matière de communication publicitaire. Le nombre des jeunes de 6 à 15 ans victimes de surcharge pondérale et multipliant de ce fait leurs risques de maladies cardio-vasculaires a beau avoir triplé en un quart de siècle (pour atteindre 16 % de cette tranche d’âge), l’urgence ne semble pas s’imposer. Bien que le député (et médecin) Jean-Marie Le Guen (Parti socialiste, PS) alerte l’opinion sur un phénomène qu’il juge gravissime et qui touche un enfant de 8 ans sur cinq (…), le projet de loi présenté par le ministre de la santé de l’époque, M. Philippe Douste-Blazy, reste relativement modéré. Contrairement à la Suède ou au Québec, la France choisit en effet de ne pas interdire la publicité dans les programmes destinés aux moins de 12 ans. Le gouvernement s’est laissé gagner par les avocats de l’industrie alimentaire, qui mettent en balance leurs 140 milliards d’euros de chiffre d’affaires, leurs quatre cent vingt mille salariés et leur... 1,7 milliard d’euros bruts d’investissements publicitaires ».

Marie Bénilde parle de Douste-Blazy. Mais Xavier Bertrand n’a pas fait mieux lorsqu’il était ministre de la Santé, alors que des rapports officiels préconisaient l’interdiction pure et simple de la publicité encourageant les enfants à la consommation de sucreries. Cette séquence de l’émission de Canal+ « Faites passer l’info » montre Bertrand en train de se faire rappeler à l’ordre par le lobby agroalimentaire. Le ton de Jean-René Buisson (président de l’Association nationale des entreprises de l’agroalimentaire) oscille entre menace voilée et promesse de renvoi d’ascenseur. En tout cas, on n’a aucun mal à se rendre compte qui décide. Et, bien entendu, c'est l'intérêt privé des multinationales qui l'a emporté. La publicité se porte comme un charme - nous enfants un peu moins... - et le bandeau qui défile en bas pour dire qu'il faut bouger plus est en lettres tellement petites qu'il faudrait une loupe pour le voir...


Lobby agro
envoyé par lilalilou

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04/04/2008

Le Conseil canadien de la santé maintient son avis négatif sur la publicité directe pour les médicaments (2006).

Pour plus de détails sur les enjeux de la publicité directe sur les médicaments, voici un rapport rendu en 2006 par des chercheurs du Centre de recherche sur les politiques et les services de santé de l’Université de Colombie Britannique au Canada. Rapport demandé et financé par des fonds publics venant du Conseil canadien de la santé, structure créée par le ministère canadien de la santé pour éclairer les choix stratégiques en la matière. Il analyse la situation au Canada ainsi que dans les deux pays où la publicité directe aux consommateurs (PDC ou DTCA: "direct-to-consumer advertising") est autorisée, à savoir les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande. Les recommandations préconisent le maintien de l’interdiction de cette publicité, qui n'est qu'un outil commercial, sans aucun bénéfice éducatif ou autre, et le durcissement des réglementations actuelles sur certains aspects.  

Publicité directe aux consommateurs des médicaments d’ordonnance au Canada. Quelles en sont les conséquences sur la santé publique ?

Le rapport fait 47 pages. Voici quelques extraits pour ceux qui n’ont pas le temps de tout lire:

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