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27/01/2012

Publicité directe sur les médicaments sous prétexte d’information des patients: la Commission européenne persiste

Cela fait partie des nombreuses informations reçues pendant ma période d’inactivité (sur ce blog, du moins), qui restent actuelles et devraient être largement diffusées

Voici un communiqué du Collectif Europe et Médicament, de l’ISDB (International publicité directe aux consommateurs,dtca direct-to-consumer advertising,publicité pharmaceutique,paquet pharmaceutique europe,commission européenne industrie pharmaceutique,information directe aux patients,marketing pharmaceutique,médicaments directive européenneSociety of Drug Bulletins) et de Health Action International, daté du 1er décembre 2011 :  « Proposition modifiée de Directive sur l'“information” des patients : quelques améliorations, mais toujours le risque d’une publicité directe aux patients ».

Inutile de faire une longue introduction. Les risques d‘une publicité directe pour les médicaments d’ordonnance (DTCA : direct-to-consumer advertising) ont été abordés en détail sur Pharmacritique, dans les notes accessibles à partir de cette page et de celle-ci, et en particulier dans cet article, qui contient beaucoup de liens et références : « Que vaut l’"information" par les firmes ou "publicité directe aux consommateurs"? Rien pour les patients, tout pour l'industrie! »

 J’ai aussi relayé d’autres communiqués du Collectif Europe et Médicament protestant contre le « paquet pharmaceutique » : ces mesures que la Commission européenne persiste à vouloir faire passer sous des formes plus détournées, malgré les nombreuses critiques (qui ont quand même réussi à éviter le pire). Il s’agit principalement d’abandonner la pharmacovigilance aux laboratoires pharmaceutiques et d’autoriser ceux-ci à se faire une publicité directe, donc sans le filtre critique des professionnels de santé, sous prétexte d’être une source d’information pour les patients, de contribuer à l'éducation thérapeutique et d'aider à une meilleure observance aux traitements.

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03/10/2008

Marketing illégal du Deroxat/Seroxat par GSK et occultation du risque suicidaire: 40 millions de dollars d'amende

Nous parlions dans la note précédente du suicide comme effet secondaire de plusieurs antidépresseurs et autres Deroxat suicide final.jpgmédicaments. Cela colle parfaitement avec l’actualité…

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11/08/2008

L’Ordre des médecins allemand critiqué par l’Office antitrust pour des publicités en guise de formation médicale continue

Voici un article du journal Süddeutsche Zeitung (à peu près l’équivalent de notre Libération), en loi antitrust pharmaceutique,monopole pharmaceutique,concurrence industrie pharmaceutique,formation médicale continue prestataires,marketing pharmaceutique,office antitrust industrie pharmaceutique,formation médicale continue allemagne,formation médicale industrie pharmaceutique,ordre des médecins conflits d'intérêts,ordre des médecins formation médicale continue,ordre des médecins allemagne,ordre des médecins industrie pharmaceutique,conflits d'intérêts formation médicale continue,facultés de médecine industrie pharmaceutique,corruption médecins,publicité pharmaceutique,conseil de l'ordre des médecins conflits d'intérêts,formation médciale continue en ligne,e-learning médecine,ordre des médecins critiquedate du 2 juillet 2008 : Werbung in Schulungen (« Des publicités dans les programmes de formation »).

 

Je traduis le texte de Kristina Läsker, qui a été cité par la revue médicale indépendante Arznei-Telegramm dans un article mettant l’accent sur les conséquences de cette désinformation publicitaire pour l’ensemble de l’information-santé : La formation médicale continue accréditée par l’ordre des médecins : foire publicitaire et capitulation devant les firmes.

 

Pas besoin de commentaires détaillés. Si ce n'est pour souligner l'évidence: la situation est la même en France, parce que l'ordre des médecins (le CNOM: Conseil national de l'Ordre des médecins) est le garant des relations des médecins avec les laboratoires pharmaceutiques. Tout médecin qui signe une convention avec une firme pharmaceutique - pour être consultant, recevoir de l'argent pour intervenir lors d'une formation médicale continue, lors d'un congrès, etc. - doit soumettre cette convention au conseil départemental de l'Ordre des médecins. Qui est totalement libre de refuser. Mais qui ne refuse jamais, dans les faits...

 

Les médecins ne sont pas des victimes des industriels.

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