08.06.2008
Une analyse économique des coûts cachés des réseaux interactifs ou "web 2.0" : on est loin de la gratuité et de la démocratisation…
Le web 2.0 (Wikipédia et d’autres sites interactifs, contributifs) suscite beaucoup d’engouement et une illusion de démocratisation des contenus, du savoir et du savoir-faire. Cette mise en commun égalitaire, non hiérarchique et désintéressée briserait le modèle pyramidal de transmission du savoir et éliminerait les nombreux intermédiaires dans cette transmission et dans le partage des connaissances (professeurs, journalistes, références qui font « autorité », etc.). Avec les intermédiaires disparaîtraient aussi les conflits d'intérêts.
Des applications sont tentées en médecine aussi (médecine 2.0, Health 2.0), pour contourner la mainmise d’un petit cercle de pontes et autres « autorités » sur l’opinion et sur la formation/ transmission du savoir médical. Ainsi que pour essayer d'assainir le terreau nourricier des conflits d'intérêts et de se débarrasser de certains problèmes que pose la evidence-based medicine (EBM).
Il est certain que la circularité des références, l’argument d’autorité et les autres scories qui résultent de la forte structuration hiérarchique de la médecine finissent par discréditer celle-ci et l’entraîner dans l’irrationalité, comme l’avaient bien vu McCormick et Skrabanek (cf. notre note). Mais la médecine 2.0 est-elle plus démocratique, plus transparente, moins soumise au diktat du profit ?
06:55 Publié dans Médecine 2.0 / web 2.0 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : néolibéralisme, web 2.0, médecine 2.0, gratuité, interactivité, subjectivité, démocratisation |
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12.05.2008
Antidépresseurs : médicaments les plus prescrits aux Etats-Unis. Une sorte de psychisme artificiel sert d'idéal de normalité
Ces commentaires partant des chiffres exacts extraits du dernier rapport du CDC (Center for Disease Control des Etats-Unis) sur les soins
ambulatoires aux Etats-Unis, pour l’année 2005. Le rapport inclut la raison de la consultation, les prescriptions, etc. Il y est question aussi de l’évolution de la consommation d’antidépresseurs et de leur arrivée en première position.
01:37 Publié dans Normalité,contrôle social, culture psy | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
| Tags : psychotropes, normalité, antidépresseurs, vide, dépression, abus, subjectivité |
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