24.06.2009
Ritaline et risque de mort subite par arrêt cardiaque? Son usage dans l'hyperactivité n'est pas remis en cause. Motus en France
Une étude parue le 15 juin dans le American Journal of Psychiatry sous le titre "Sudden Death and Use of Stimulant Medications in Youths"
(Mort subite et usage de médicaments stimulants chez les jeunes), compare 564 enfants et adolescents décédés de mort subite avec 564 du même groupe d’âge décédés dans un accident de la route. Elle a été menée par une équipe du New York State Psychiatric Institute et de la Columbia University de New York et financée en partie par la FDA (agence américaine du médicament) et le National Institute for Mental Health (institut public, référence majeure en psychiatrie). Selon les chercheurs, la prise de Ritaline (méthylphénidate de Novartis) augmenterait le risque de mort subite par arrêt cardiaque chez les enfants et adolescents traités pour le trouble déficitaire d’attention avec hyperactivité (TDAH).
Cependant, la FDA et certains spécialistes considèrent que cette étude fait preuve d’un certain nombre de limitations méthodologiques et que ses résultats ne remettent pas en cause l’usage bien encadré des psychostimulants, notamment chez les enfants souffrant d’hyperactivité.
00:53 Publié dans Effets secondaires, iatrogénie, erreurs médicales, psychotropes (sauf antidépresseurs) somnifères tra | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
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19.05.2008
La marchandisation de la dépression (II). Médicalisation des humeurs, invention de nouveaux troubles, emprise financière de l’industrie sur la recherche et les soins…
Cette partie du texte de Janet Currie, La marchandisation de la dépression, illustre parfaitement les méthodes de l’industrie pharmaceutique : invention de nouvelles maladies ou redéfinition des anciennes pour englober plus de monde (disease mongering), des stratégies publicitaires qui médicalisent des aspects physiologiques ou des émotions justifiées et temporaires, des « tests » de dépistage à questions très floues et vagues pour que tout le monde se sente concerné… L’industrie pharmaceutique finance les associations de patients et les groupes d’entraide existants ou en crée d’autres pour les instrumentaliser dans la promotion de tel médicament. 85% des dépenses promotionnelles concernent les financements et autres cadeaux faits aux médecins, au moyen de la visite médicale, des voyages, cadeaux, rémunérations pour activités publicitaires, financements de leurs recherches… Enfin, les autorités sanitaires ne font rien pour limiter ces dérapages extrêmes et pour que médecins et patients aient une information médicale transparente. Elles devraient exiger que tous les résultats des essais cliniques et des recherches soient publiés, et pas seulement ceux positifs. Réglementer les campagnes "d’information" sur les maladies (qui sont en fait de la pub), assurer une information des médecins par des moyens autres que la visite médicale payée par les firmes, etc. Les agences du médicament devraient exiger une bonne information sur les risques et effets secondaires et réagir au moindre problème. Or seul 1% des médecins signalent des effets indésirables…
22:34 Publié dans Dépression, antidépresseurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
| Tags : dépression, antidépresseurs, disease mongering, marketing, santé mentale, troubles psychiques |
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La marchandisation d’une dépression redéfinie à des fins commerciales. Silence des firmes sur les risques de dépendance, d’effets secondaires graves, de syndrome de sevrage… Texte de Janet Currie (I)
La marchandisation de la dépression : la prescription des ISRS aux femmes. Par Janet Currie (Action pour la protection de la santé des femmes, mai 2005).
22:11 Publié dans Dépression, antidépresseurs | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
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