Avertir le modérateur

23/12/2010

Avastin n’est plus autorisé dans le cancer du sein (Etats-Unis). Rappel des problèmes des anticorps monoclonaux (Enbrel, Humira, Tysabri, Herceptin, Xolair...)

Avastin (bevacizumab de Roche) fait partie de ces médicaments issus des biotechnologies très à la mode, et notamment de la classe des avastin.jpganticorps monoclonaux, avec d’autres comme le Herceptin (trastuzumab de Roche), le Humira (adalimumab d'Abbott), le MabThéra (rituximab de Roche) ou encore les anti TNF (Enbrel (etanercept de Wyeth), Remicade (infliximab de Centocor), Raptiva (efalizumab), Tysabri (natalizumab d'Elan Pharma…) utilisés en dernière intention dans des maladies chroniques telles le psoriasis, la sclérose en plaques, l’arthrite rhumatoïde…

Dans les articles déjà parus sur Pharmacritique, j’ai critiqué l’absence d’évaluation digne de ce nom, évoqué les effets secondaires de classe, dont certains sont très graves, posé le problème du rapport coût – efficacité, compte tenu du coût astronomique de ces médicaments, surtout par rapport à leur efficacité plus que discutable et aux effets indésirables gravissimes de type leucoencéphalopathie multifocale, etc…

Le Raptiva, utilisé dans le psoriasis, a été récemment retiré du marché à cause d’effets secondaires de ce type (voir lien plus bas).

Et voici que la FDA (Food and Drug Administration : agence du médicament des Etats-Unis), qui avait accordé à l’Avastin une AMM (autorisation de mise sur le marché) conditionnelle dans le cancer du sein, décide le 16 décembre de la lui retirer, après avoir reporté plusieurs fois la décision, à cause des fortes pressions politiques et associatives. La raison? Les études faites par la suite montrent que l’Avastin n’apporte aucun bénéfice, tout en provoquant des effets secondaires graves, dont certains sont potentiellement mortels…

A noter qu’en Europe, les AMM ont été définitives d’emblée, malgré la quasi-inexistence de preuves de bénéfices apportés par ces médicaments, en particulier dans les cancers.

Lire la suite

19/07/2009

La FDA met en garde contre les troubles cardiovasculaires sous Xolair. Et toujours pas d'évaluation globale des anticorps monoclonaux en vue...

Des résultats intermédiaires de l’essai en cours EXCELS (Evaluating the Clinical Effectiveness and Long-Term Safety in Patients with Moderate to Xolair.jpgSevere Asthma), qui évaluent le Xolair° (omalizumab des firmes Genentech/Novartis), indiquent une "augmentation disproportionnée" des troubles cardiovasculaires chez les patients traités pour un asthme allergique sévère par rapport aux patients du groupe de contrôle.

Dans ces conditions d'alertes de sécurité répétées, d'un service médical rendu faible voir incertain et de données scientifiques insuffisantes quant au rapport bénéfice/risque, il est proprement irresponsable de voir fleurir la classe des anticorps monoclonaux humanisés sans aucune évaluation globale de leur profil de sécurité. Décidément, les autorités d'insécurité sanitaire font tout pour mériter ce surnom.

Lire la suite

22/02/2009

Tysabri: cinq cas de leucoencéphalopathie (LEMP), selon Santé Canada. Rappel du verdict d'Arznei-Telegramm et de Prescrire

Ce médicament de la classe des anticorps monoclonaux qui défrayent régulièrement la chronique ces temps-ci - et qui a déjà un retrait du anticorps mono Hopkins arthritis.gifmarché à son actif (en 2005) - fait de nouveau parler de lui. Son efficacité dans le ralentissement de la sclérose en plaques et dans la raréfaction des poussées n'est pas suffisamment démontrée, selon la revue Prescrire, qui dénonçait en 2007 "une AMM imprudente". Les suppositions d'une utilité dans les cas de sclérose en plaques agressive - à poussées rapprochées - justifient-elles le risque de décès et d'invalidité grave par leucoencéphalite multifocale progressive (LEMP, voir explications sur cette page ou sur celle-ci) ou par infections herpétiques? Selon Arznei-Telegramm, le Tysabri est une "substance toxique" dont l'utilisation en l'état est contraire à l'éthique et qui doit être "renvoyée au stades des tests" préliminaires (a-t 2006; 37: 69-71).

Lire la suite

05/01/2009

Raptiva: risque d’infections graves, telles la leucoencéphalopathie multifocale progressive, selon Santé Canada

Le 22 décembre 2008, la pharmacovigilance canadienne et la firme Serono ont rendue publique une mise en garde sur les effets Raptiva.jpgsecondaires de l’anticorps monoclonal humanisé éfalizumab, autorisé dans le traitement du psoriasis en plaques sous le nom de Raptiva°.

 

« Des infections, dont certaines graves et menant à des hospitalisations ou à des décès, ont été signalées chez des patients traités avec Raptiva. Ces infections comprennent des septicémies d’origine bactérienne, des méningites virales, le zona, des maladies fongiques invasives, des infections causées par le virus John Cunningham (JC) ayant mené à la LEMP [leucoencéphalopathie multifocale progressive] et d’autres infections opportunistes. La LEMP est une maladie progressive rare qui entraîne une démyélinisation du système nerveux central et qui peut provoquer la mort ou une invalidité grave. La LEMP est causée par la réactivation du virus JC, qui est généralement présent sous forme latente chez jusqu'à 80 % des adultes en santé.  Le virus JC ne cause en général la LEMP que chez les patients présentant un déficit immunitaire. »

Lire la suite

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu