Avertir le modérateur

24/03/2017

Opérer l'endométriose sous médicaments: échec garanti. Contre-productif, néfaste pour les ovaires et la fertilité, avec des effets indésirables systémiques...

Je reprends ici un texte publié en 2009 sur le blog de l'association AVEAG de victimes des horace roman,isabella chanavaz-lacheray,pierre collinet,endométriose conflits d'intérêt,endométriose traitement,endométriose chirurgie,endométriose décapeptyl,décapeptyl effets indésirables,chirurgie cancer prostate médicaments,chirurgie décapeptyl,décapeptyl effets ovaires,décapeptyl effets fertilité,décapeptyl fiv,endométriose traitement hormonal,endométriose traitement médical,chirurgie énergie plasma,endométriose chu de rouen,endométriose médicaments atrophie,endométriose plans de clivage,chirurgie dégâts ovaires,enantone chirurgie,visanne endométriose,visanne effets indésirables,progestatifs effets indésirablesanalogues agonistes GnRH (Enantone, Décapeptyl,...) et repris en 2016 parce qu'il a connu quelques péripéties techniques. J'ai fait quelques ajouts fin 2016, qui sont en bleu dans le texte, soit pour compléter l'argumentation, soit pour évoquer l'exacerbation de tendances décelées en 2009.

Et c'est pourquoi, lors de la reprise en 2016, j'ai évoqué le Pr Horace Roman, la Dr Isabella Chanavaz-Lacheray et leurs pratiques généralisées au CHU de Rouen, mais aussi le Pr Pierre Collinet et d'autres du réseau G4 et d'ailleurs, menant à une marchandisation et une chronicisation de l'endométriose dans un contexte d'une soumission totale de la recherche médicale à l'industrie pharmaceutique et d'un niveau de conflits d'intérêts ahurissant.

On ne peut même plus parler véritablement de "recherche" - qui veut dire tester un produit pour éventuellement le déclarer inutile, néfaste, moins bon que d'autres, etc. Puisque la nature du contrat signé par le G4 - le groupement d'hôpitaux publics et privés de Rouen, Caen, Lille et Amiens, ayant pour cobayes la cohorte de femmes CIRENDO - fait qu'il ne s'agit plus vraiment de tester des médicaments, des instruments et des dispositifs médicaux pour voir si ils peuvent avoir un intérêt clinique et un bénéfice pour les patientes, et si oui, lequel; tester si  ils sont meilleurs que ceux existants; si ils sont bien tolérés; tester si il y a un bénéfice clinique à administrer longuement - sachant que la prudence du "d'abord ne pas nuire" impose de limiter les prescriptions à la durée minimale - et ainsi de suite.

Non, la nature du contrat one-stop shop - formule de services tout-compris - exclut le rejet d'un produit et oblige les équipes de soignants à jouer les communicants, certes en faisant carrière au passage et en bénéficiant de rémunérations personnelles, déjà grâce à "l'incitation financière à l'inclusion" (de toute nouvelle patiente dans la cohorte CIRENDO), etc... Ce type de contrat les oblige à faire en sorte que les produits des industriels qui paient - et qui détiennent même la structure cadre des essais cliniques (le CeNGEPS) - soit "reconnus" utiles, meilleurs, nécessaires, etc., qu'il y ait une communication scientifique et médiatique très large autour d'eux, que leurs ventes soient optimales et qu'ils soient implémentés dans le schéma thérapeutique conseillé par les sociétés savantes et les autorités sanitaires. Ce qui implique de les faire adouber par les recommandations officielles de prise en charge, fort opportunément en cours de changement, par un groupe de travail mis en place par la Haute Autorité de Santé; il est composé de praticiens ayant des "liens d'intérêt", comme on le dit pudiquement, et dont plusieurs viennent notamment du G4. Le groupe n'était même pas encore constitué lorsque le Pr Loïc Marpeau comme d'autres ont annoncé dans les media que leur schéma de traitement de médicamentation en continu et de chirurgie au Plasma Jet serait repris par les recommandations, qui doivent sortir fin 2017...

La médicamentation continue serait interrompue de temps à autre par des chirurgies d'ablation horace roman,isabella chanavaz-lacheray,pierre collinet,endométriose conflits d'intérêt,endométriose traitement,endométriose chirurgie,endométriose décapeptyl,décapeptyl effets indésirables,chirurgie cancer prostate médicaments,chirurgie décapeptyl,décapeptyl effets ovaires,décapeptyl effets fertilité,décapeptyl fiv,endométriose traitement hormonal,endométriose traitement médical,chirurgie énergie plasma,endométriose chu de rouen,endométriose médicaments atrophie,endométriose plans de clivage,chirurgie dégâts ovaires,enantone chirurgie,visanne endométriose,visanne effets indésirables,progestatifs effets indésirablesou d'exérèse incomplète à l'énergie plasma (Plasma Jet) faites sous agoniste GnRH (surtout Décapeptyl, car c'est IPSEN qui paie massivement, et partout en France), dont l'incomplétude connue d'avance serait compensée par une médicamentation jusqu'à la ménopause, en alternant les produits de tous les laboratoires pharmaceutiques: progestatifs, contraceptifs cycliques ou en continu, d'autres "cures" de Décapeptyl, etc. C'est selon les industriels qui achètent des formules de one-stop shop, comme les y invite Horace Roman au nom du G4.

Des pauses sont prévues pour les grossesses - ce qui fait de la place à d'autres médicaments et dispositifs d'autres industriels pharmaceutiques. Après quelques mois d'"autorisation de conception spontanée" - forcément insuffisants, puisque la chirurgie à l'énergie plasma baisse le taux d'hormone antimullerienne, diminuant ainsi la fertilité, et que cette hormone met du temps à éventuellement remonter toute seule - Horace Roman, Isabella Chanavaz-Lacheray et les autres du CHU de Rouen et du G4 préconisent la procréation médicalement assistée, sachant qu'ils préfèrent le protocole long de fécondation in vitro, celui qui utilise le plus de médicaments, notamment le plus d'agonistes GnRH: Décapeptyl ou Synarel à libération immédiate, éventuellement après des mois d'Enantone ou de Décapeptyl à libération prolongée... C'est ce protocole long qui est le plus décrié pour ses effets indésirables, y compris toxiques pour les grossesses et les enfants qui ne seraient pas tués au stade d'embryon. Je traduirai des textes là-dessus comme sur d'autres effets indésirables dans d'autres indications.

De toutes façons, des informations sont données depuis 2005, y compris aux autorités de santé et aux associations, de même que sur des listes de discussion et de forums privés et publics. A la suite d'une rencontre en septembre 2007, obtenue après plusieurs années de bataille (et d'ignorance de la part des associations de patient(e)s, si ce n'est des attaques, comme celles venant d'EndoFrance), l'AFSSAPS s'est engagée à compléter les informations dans le Vidal, quasiment inexistantes auparavant. Et elles ont changé en bonne partie.

Mais même les informations disponibles dans le Vidal ne sont pas prises en compte par les médecins, par les patients, sur les sites d'associations de patient(e)s, sur les réseaux sociaux, etc. Où est la responsabilité d'associations de femmes souffrant d'endométriose, par exemple, qui ne disent rien des conflits d'intérêts des médecins qu'elles conseillent? Et qui ne disent quasiment rien des effets indésirables, mais reprennent le marketing médico-pharmaceutique en disant qu'il y aurait un consensus de tous les spécialistes (?!) sur le fait qu'"il convient de priver l'organisme des oestrogènes", et ce à long terme, puisque l'endométriose est une maladie oestrogénodépendante?

En reprenant ce discours, présenté comme une vérité scientifique, EndoFrance oublie de dire ne serait-ce qu'un mot sur les effets indésirables. Alors que l'on peut mourir dès la première heure après une injection de Décapeptyl, même à petite dose de 0,1mg à libération immédiate utilisée en procréation médicalement assistée. C'est dit dans le Vidal (dictionnaire des médicaments) depuis près de dix ans, entre maintes autres informations qui ont été communiquées dès 2005 à cette association, sans aucune réaction, puis évoquées sur son forum (avec des réactions de rejet), mais qui ont été validées par les autorités de santé et ont été rajoutées aux notices. Douleurs musculaires, articulaires, osseuses, troubles neurologiques, cardiovasculaires, immunitaires, troubles endocriniens (de l'hypophyse, de la thyroïde, ...), troubles psychiatriques, fatigue intense, troubles visuels et bien d'autres... 

Est-ce que la privation d'oestrogènes vaut la peine de risquer une apoplexie hypophysaire qui peut tuer ou entraîner un dysfonctionnement hormonal à vie? Sachant que le blocage de la production d'oestrogènes par les ovaires n'empêche pas les lésions d'endométriose, puisqu'elles ont la capacité de transformer localement, grâce à l'enzyme aromatase, l'androsténédione en estradiol... Prendre Décapeptyl ou un autre médicament pour induire une aménorrhée (la mal nommée "ménopause artificielle") prive tout l'organisme des oestrogènes, sauf les lésions d'endométriose... Pourquoi les associations ne parlent-elles pas de cela? Et pourquoi le Dr Erick Petit - qui défile au premier rang avec les associations lors de la marche annuelle - n'en parle-t-il pas dans la brochure qu'il co-signe avec le Dr Eric Sauvanet pour le compte du laboratoire IPSEN (fabricant du Décapeptyl)?

Côtoyer ainsi les médecins - comme lors de galas de charité et d'autres manifestations témoignant de la marchandisation - augmente manifestement le risque d'oublier de poser les questions qui fâchent sur les conflits d'intérêts, en créant une proximité et des obligations plus ou moins conscientes, comme celles entre les médecins et les visiteurs médicaux... Il faudrait éviter toute fréquentation de ce genre, toute promotion de médecins sur les sites associatifs, toute promotion de traitements et de discours biaisés sur la maladie et ne dire que ce qui correspond aux standards internationaux et a été vérifié conforme à la médecine fondée sur le niveau de preuves. Tout le reste n'est que publicité, plus ou moins directe. Comme les textes de Horace Roman publiés par EndoFrance, qui malmènent la littérature médicale pour promouvoir les objectifs des nombreux laboratoires pharmaceutiques avec lesquels Horace Roman a des liens d'intérêts et dont il reçoit même des rémunérations personnelles non déclarées dans la base de données gouvernementale Transparence Santé (cf. l'enquête  évoquée plus bas, qui détaille les conflits d'intérêts et les réseaux, précisant que Horace Roman est rémunéré même par deux sociétés de lobbying et de communication médicale, qui ont l'industrie pharmaceutique pour clients. La boucle est bouclée).

Rien n'est évoqué qui puisse troubler le discours marketing de chronicisation et de marchandisation de l'endométriose. Pourtant, les associations se veulent oecuméniques, ouvertes à tous, sauf aux critiques, qui disparaissent vite fait... Par contre, ceux qui proposent des recettes commerciales dans le genre médicaments, mais aussi sophrologie ou coachings et d'autres régimes, sont les bienvenus. Et tout se vaut. J'ai ainsi appris que le moment était venu d'une recette détox du printemps, proposée par une "nana naturopathe" et endocoach. D'autres coachs proposent d'autres recettes.  Les prescriptions gratuites d'esprit critique ne font pas recette, elles. Je conseille, quant à moi, à toute personne de compter les sommes qu'elle dépense en régimes, plantes, livres de régimes hypotoxiques, homéopathie, sophrologie, etc. Il y a de quoi se payer des vacances, qui auront une efficacité certaine, elles. Et sans risques.

Je reviendrai en détail sur la responsabilité des associations. Sensibiliser à l'existence de la maladie est une très bonne chose, mais cela devrait s'arrêter aux symptômes et aux conseils d'ordre général. Avec mention des conflits d'intérêts, etc. Les associations savent que les campagnes de sensibilisation sur telle maladie (disease awareness campaign) sont un moyen privilégié de publicité pour les médicaments, de façon détournée, d'autant plus efficace qu'elle passe par les associations et leur prétentions de "neutralité". Je pense notamment à EndoMind qui revendique une "neutralité" quant aux traitements, tout en conseillant, entre maints autres, des projets industriels d'intérêt plus que douteux pour les patientes, ainsi que tout l'annuaire de praticiens de plusieurs services du CHU de Rouen. Hôpital pivot dans la stratégie de soumission totale à l'industrie pharmaceutique et dont mon investigation a montré, liens et preuves à l'appui, que les écrits d'"expertise" - visant à implémenter un traitement médicamenteux à vie - se basent sur des travaux d'étudiants financés par l'industrie pharmaceutique et les fabricants de dispositifs médicaux... Sans oublier la brochure du Dr Erick Petit et du Dr Eric Sauvanet, payée et diffusée par le laboratoire IPSEN (fabricant du Décapeptyl), qui finance massivement toute la campagne médiatique d'information sur l'endométriose comme maladie chronique et la marchandisation qui va avec. EndoMind a eu les informations et ne peut pas dire, elle non plus, qu'elle n'était pas au courant. Viendra le moment où tout le monde devra faire un examen de conscience face aux victimes de leurs "conseils".)

Conseiller des médecins et reprendre le discours marketing des laboratoires sans un mot sur les conflits d'intérêts, de même que soutenir des "candidatures spontanées" au titre d'expert - comme l'a fait EndoFrance pour Horace Roman et le CHU de Rouen - cela est totalement différent. Si EndoFrance procède comme avec le Dr Jean Belaisch, les femmes endométriosiques sont mal barrées... A savoir diffuser sur leur site des inepties injurieuses pour les femmes pendant plus de dix ans et ne les effacer que lorsque Jean Belaisch a disparu de la scène médicale... Comme si de rien n'était. Et sans réparer les dégâts induits pour toutes les femmes, qui continuent d'ailleurs de s'aggraver, parce que ds charlatans ont repris les idées de causalité psychique. Et le Dr Alain Audebert fait lui aussi partie du comité scientifique d'EndoFrance, tenant le même type de thèses. Faudra-t-il attendre la retraite du Pr Horace Roman et des autres du comité scientifique et/ou avec lesquels EndoFrance fait des soirées de gala?

Aucune association, aucun médecin, aucun usager qui fait une recherche tant soit peu sérieuse sur les effets indésirables du Décapeptyl, Enantone et les autres, et ce dans toutes les indications (cancer de la prostate et du sein, fibromes en préopératoire, puberté précoce centrale, endométriose...), bref, personne ne peut dire ne pas avoir eu les informations sur les effets indésirables des analogues agonistes GnRH, largement diffusées depuis 2005 sur internet et transmises aussi directement à bon nombre d'entre eux. La responsabilité d'EndoFrance, par exemple, est entière, pour ne pas avoir tenu compte de ces informations, sans oublier les attaques à l'égard de ceux qui les ont données.

Ces aspects et beaucoup d'autres sont évoqués dans le texte très détaillé qui aborde toutes les dimensions de l'approche de l'endométriose et de son traitement en France, y compris côté associations et leur instrumentalisation dans la stratégie marketing de désinformation sur la maladie et ses traitements, côté effets indésirables des médicaments, sans oublier la psychologisation pour servir d'alibi au travail mal fait et à l'inefficacité des "traitements", etc. : "Endométriose: exérèse curative vs marchandisation à vie. Critiques de la chirurgie à l'énergie plasma du Pr Horace Roman. Effets indésirables des médicaments." Les autres textes sur l'endométriose sont accessibles en descendant sur cette page. La première section de ce texte concerne les effets contre-productifs des médicaments sur la chirurgie, tels que les dégâts sur le tissu ovarien sain, etc. D'autres sections concernent les effets toxiques en matière de reproduction (fausses couches, malformations, troubles du comportement de enfants et/ ou altération de leur fertilité, etc.). Les effets indésirables à proprement parler sont évoqués à plusieurs endroits, tout particulièrement dans la dernière section du texte.

Le texte initial de 2009 aborde un aspect important, laissé de côté parce qu'il est un puissant argument contre l'utilisation des analogues agonistes de la GnRH en préopératoire : les enseignements tirés de la chirurgie du cancer de la prostate. Pendant une bonne dizaine d'années après la mise sur le marché du premier agoniste GnRH, Enantone (acétate de leuproréline, appelé Lupron aux Etats-Unis et au Canada), qui s'est faite avec une AMM (autorisation de mise sur le marché) dans l'indication cancer de la prostate hormonodépendant, toutes les interventions chirurgicales sur la prostate ont été faites avec Enantone/Lupron en préopératoire, l'intention affichée étant de baisser le taux de testostérone, diminuer la taille des tumeurs, etc., de la même façon que baisser le taux d'oestrogènes en endométriose et diminuer (temporairement) la taille des lésions... D'autres formes de leuproréline et d'autres agonistes de la GnRH (Décapeptyl, Zoladex, Bigonist, Eligard, Synarel, Viadur...) ont eux aussi été utilisés, avec les mêmes résultats, puisqu'ils sont tous bonnet blanc et blanc bonnet.

Or de nos jours, la chirurgie du cancer de la prostate n'est plus du tout faite sous traitement hormonal (blocage androgénique), et une telle hormonosuppression est déconseillée par les sociétés savantes et les diverses recommandations de bonne pratique. Elle est contre-productive, condamnant d'avance les chances de succès d'une chirurgie avec un rapport bénéfice-risques correct, et ce quelle que soit la technique et l'instrument chirurgicaux. Le chirurgien emportera soit trop - avec des dégâts pour les tissus et les structures nerveuses voisines - soit pas assez, laissant donc en place des cellules malades. Une intervention soit incomplète, soit trop invasive, donc. Voici pourquoi:

Lire la suite

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu