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idéologie

  • La fonction sociale de la pauvreté et du chômage dans le néolibéralisme. Conseils de lecture

    Pas de pitié pour les gueux ! Sur les théories 1474208639.jpgéconomiques du chômage, par Laurent Cordonnier. Ed. Raison d’agir 2000, 124 pages, 5,70 euros. Présentation par Denis Gombert : « Le mal du siècle économique, c'est le chômage. Voilà une opinion partagée par le plus grand nombre. D'une certaine façon, des générations d'économistes nous ont appris à penser comme ça. (...) On voudrait nous faire croire que "le chômage est le produit de la paresse des travailleurs". Allons même plus loin, qu'"il existe des chômeurs par choix rationnel". Dans Pas de pitié pour les gueux, Laurent Cordonnier montre les crocs et gronde. Contre l'idée reçue que l'existence du chômage serait la faute des salariés. Très sceptique sur le prétendu équilibre rationnel de la loi du marché, l'auteur cherche à savoir à qui profite [le chômage]. Dans son essai économique très contestataire sur les mécanismes complexes du chômage, Laurent Cordonnier remarque que le stock des chômeurs est, comme par hasard, juste suffisant pour protéger les intérêts capitalistes... On en revient à la question première : à qui profite le crime ? Peut-on sérieusement soupçonner les chômeurs de tirer avantageusement parti des imperfections du marché du travail et leur faire porter si facilement le chapeau du chômage ? »

    La question fondamentale est: quelle est la fonction sociale de la « pauvreté » ? Réponse à partir de l'analyse de Georg Simmel, fondateur de la sociologie de la pauvreté.

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  • Les mensonges du néolibéralisme ou La marchécratie à son oeuvre de prédilection: la casse sociale

    076a0a3af2e4c1447208c3039bb313f0.jpgA première vue, le rapport de ce livre avec notre thématique habituelle n’est pas évident. Il est majeur, parce que quand on veut critiquer une situation factuelle, et ce au nom de ce qui devrait être, il faut que la critique puisse dévoiler l’idéologie qui est derrière ce qui se présente comme réalisme ou pragmatisme économique, s’agissant par exemple des franchises médicales, des privatisations et autres coups portés à la protection sociale. La critique radicale n’est-elle par celle qui s’attaque à la racine et la met à nu ? L’idéologie néolibérale - qui a les moyens de s’imposer, donc de se rendre vraie, puisque sa position dominante lui permet d’exclure d’emblée toute alternative, même sur des détails - déforme la réalité pour présenter ses régressions programmatiques comme incontournables et salvatrices, faute de quoi le pays entier serait menacé… Au plus tard à ce moment, vous, lecteur, avez déjà fait le parallèle avec la façon de faire de l’industrie pharmaceutique : sans nous, sans ce médicament, c’est la fin, le chaos, la mort… Chaque domaine – l’industrie chimique, agroalimentaire, pétrolière, militaire, etc. – applique l’idéologie qui les porte tous en idéalisant le profit comme moteur et fin de l’économie. Or celle-ci doit être descendue de son piédestal ; elle est un moyen pour autre chose, pour des fins définies par la société, et non pas une fin en elle-même ! Mais chut ! Il ne faut pas le dire. A la médecine et à l’industrie pharmaceutique non plus… Certains auraient du mal à supporter l'idée que les patients ne sont pas là pour eux (et leur business), mais l'inverse... L'horreur...

    Voici le compte-rendu fait par Elena Pasca de l’excellent livre de l’économiste Michaël Lainé, Les trente-cinq mensonges du libéralisme ou comment réfuter les idées reçues de l’économiquement correct. (Albin Michel 2002).

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