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intérêt public

  • Documentaire "Le bien commun": la logique marchande du néolibéralisme et ses lobbies détruisent les ressources naturelles et l'humanité

    Cet excellent documentaire canadien réalisé en 2002 par Carole Poliquin sous le titre "Le Bien commun. L'assaut final" met à nu la tendance historique à l'autodestruction de l'humanité au moyen de ses (pires) produits technoscientifiques, façonnés par le néolibéralisme à des fins de profits privés incompatibles avec toute notion d'intérêt général ou d'intérêt public. Toutes les ressources naturelles sont privatisées et font l'objet de brevets et droits d'exploitation par des Monsanto, des Myriad Genetics et autres multinationales pharmaceutiques, agro-alimentaires, chimiques, ainsi que par les compagnies d'assurances et les prestataires privés de santé et de soins...

    L'OMC (organisation mondiale du commerce) chaperonne l'ensemble et veille à ce que la spoliation faite par "la main invisible" du marché se fasse sous l'apparence de la légalité... Et avec cette marchandisation qui détruit tout bien commun, c'est l'idée même d'humanité qui disparaît. Très facilement, comme on l'apprend dès l'introduction: "Dieu créa le monde en sept jours. Quelques années plus tard (...), pour l'homme d'affaires, cette idée de biens communs constituait (...) l'ultime frontière le séparant de son but: transformer le monde entier en marchandise et proclamer enfin le marché total". Ce ne sont pas les services publics qui vont résister à ce raz de marée... Pour les démolir, l'homme d'affaires, qui flaire dans la santé et ailleurs un filon de profits infinis, "organise patiemment la pénurie" et fait en sorte que les citoyens eux-mêmes se détournent des services publics perçus comme trop chers et inefficaces.

    Comme le dit une intervenante vers la fin: les biens communs ne sont pas qu'une question de patrimoine: "Sans une notion de biens communs, nous ne survivrons pas".

    Voici le documentaire en plusieurs parties:

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  • Médecine: l’autarcie, la liberté sans limites n’est-elle pas le contraire de l’éthique ?

    Je pose cette question après avoir entendu beaucoup de médecins défendre bec et ongles la liberté du médecin, sa liberté de prescription, de refuser ou d’accorder telle chose à un patient, etc. J'ai remarqué que le terme "liberté" n'était jamais réfléchi, mais reflétait plutôt un individualisme en accord avec l'époque, voire même un arbitraire qui se refuse à toute règle. Et il me semble que, sous couvert de liberté - malmenée pour "arranger" et justifier des pratiques individuelles - certains médecins s’aménagent un territoire où ils sont seuls à décider. Un territoire de l'arbitraire. Comme si médecins et médecine pourraient s’autodéterminer en vase clos, se définir et définir les termes de leur fonction sociale et l’avenir de celle-ci en toute autarcie. La "vieille" médecine pouvait encore se définir en termes de "mission", de fonction sociale, de valeurs; celle que la tendance historique est en train d'imposer - non sans la participation active de la plupart de médecins qu'il ne faut pas styliser en victimes - est individualisée à l'extrême. Et c'est aussi ce qui leur permet de la concevoir comme un commerce dans lequel le médecin règne en maître, en businessman soucieux de ses intérêts financiers et autres. Le reste (l'intérêt de la santé du patient) passe après, si ça "cadre" avec les objectifs de rentabilité...

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