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loi réforme psychiatrie

  • Pétition du Collectif des 39 contre "une déraison d’Etat" : le projet de loi Sarkozy - Bachelot réformant la psychiatrie

    Je me joins à tous les citoyens soucieux de la préservation des libertés fondamentales – c’est-à-dire entre autres d’un Etat de droit, où les principes républicains sont respectés et non bafoués tous les jours au moyen de méthodes de flicage et de fichage, de « soins » sous contrainte et autres ségrégations visant les personnes les plus vulnérables, à tous les citoyens soucieux d’une médecine non dévoyée en gardienne de prison pourvoyeuse de camisoles chimiques et autres outils de contrôle social – pour appeler à signer et à diffuser la pétition mise en ligne le 20 février 2011 par le Collectif des 39 contre les dérives sécuritaires de la psychiatrie. L’intitulé du texte pointe déjà l’étendue des enjeux : « Réforme de la Psychiatrie : Une déraison d’Etat ». La photo qui accompagne le texte original

    Pétition collectif des 39 réforme psychiatrie.jpg

    en dit long sur le respect des libertés dans le cadre de soins contraints en ambulatoire... C'est à cela que correspond, en réalité, la berceuse que nous chante Nora Berra sur le renforcement des droits des patients...

    Il s'agit de mobiliser le plus largement possible afin d'empêcher l'adoption du texte présenté par Roselyne Bachelot et accessible sur cette page de l'Assemblée nationale: "Projet de loi relatif aux droits et à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge". Le dossier législatif contenant les travaux préliminaires se trouve sur cette page.

    Pour en savoir plus, on peut consulter, outre les nombreux textes et vidéos sur le site du Collectif, les articles parus sur le site de l’Union syndicale de la psychiatrie (USP), à commencer par la dépêche APM qui rend compte des grandes lignes de cette réforme de la loi de 1990, présentée en mai 2010 à l’Assemblée nationale et qui devient encore plus restrictive et arbitraire du fait d’une disposition adoptée le 26 janvier en Conseil des ministres en réponse à une objection du Conseil constitutionnel.

    Dès lors qu’un juge interviendra lorsque les hospitalisations sous contrainte dépasseront 15 jours et se prononcera tous les six mois en cas d'internement de longue durée, ces « soins [sic] sans consentement » pourront être facilement renouvelés. Cette nouvelle loi qui devrait entrer en vigueur devrait concernent pas moins de 70.000 personnes…

    Le Syndicat des psychiatres d’exercice public (SPEP) et l’Intersyndicale Nationale des praticiens hospitaliers (INPH) ont eux aussi manifesté, dans un communiqué commun, leur inquiétude face à cette judiciarisation des soins et appelé tous les professionnels de santé comme les autres citoyens à « faire barrage à ce projet de loi d’essence sécuritaire ».

    Le projet de loi intégrant désormais cette restriction supplémentaire sera débattu prochainement au Parlement. C’est dire qu’il est urgent de soutenir le mouvement de protestation tel qu’il est mené par le Collectif des 39, qui laisse les euphémismes de côté pour présenter les vrais enjeux.

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