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tamiflu effets secondaires

  • "Les profiteurs de la peur", leurs conflits d'intérêts et leur business autour de la grippe A H1N1. Intégralité du documentaire ARTE "Un virus fait débat"

    J'ai fait une brève présentation de ce documentaire dans cette note. Il esquisse les étapes de l'escalade qui nous a conduit à jouer les cobayes d'un commerce rendu possible par une OMS sous influence des laboratoires. Cette organisation, qui n'est que politique mais se fait passer pour une instance scientifique, a fort opportunément changé sa définition de ce qu'est une "pandémie".

    Le réseau de conflits d'intérêts tissé par l'industrie pharmaceutique dans chaque pays a fait le reste, et nous voilà avec des vaccins bâclés (Focetria, Pandemrix, Celvapan, Panenza...) et des médicaments (Tamiflu, Relenza) controversés et inutiles en l'état actuel de la pandémie. Sans parler de l'énorme gaspillage de finances pourtant mal en point. Et du discrédit que cette hystérie jette sur les procédures d'évaluation et de contrôle des médicaments et des vaccins, compte tenu des AMM (autorisations de mise sur le marché) tenues pour acquises avant même que les vaccins ne voient le jour, etc. Et du discrédit jeté sur tous ces experts et ces agences de régulation grevés de conflits d'intérêts, au vu du fondement scientifique quasi inexistant des décisions de vaccination massive. Le documentaire aborde beaucoup d'autres aspects, le mieux, c'est de le regarder.

    Je note avec plaisir la présence, parmi les intervenants, du Pr Peter Schönhöfer, pharmacologue aux états de service impressionnants, pourfendeur de la corruption en santé et rédacteur de ma principale référence médicale: la revue Arznei-Telegramm. Et de Gerd Glaeske, économiste de la santé dénonçant les conflits d'intérêts, que j'ai cité à plusieurs reprises, notamment s'agissant de critiquer cette autre expérimentation grandeur nature qu'est la vaccination systématique des jeunes filles par Gardasil.

    Les vaccins sont devenus une source centrale de revenus pour des laboratoires qui n'innovent plus et dont les pipelines sont vides... Plus que jamais comptent les slogans d'une "prévention" déformée, qui n'a plus grand chose de scientifique et dégénère en propagande. Il en faut afin de mettre en oeuvre le pharmacommerce de la peur à l'échelle voulue - y compris à l'échelle planétaire, comme on le voit avec la grippe porcine. Et pour ce faire, il suffit que les firmes se rappellent au bon souvenir de tous ceux qu'elles paient et qui sont leurs obligés par quelque moyen que ce soit. Hommes politiques ayant des liens (Roselyne Bachelot, Nicolas Sarkozy, etc.), experts consultants pour Sanofi, Baxter, GSK..., autorités sanitaires serviles dont le budget dépend des pharmas, leaders d'opinion, organisations professionnelles sponsorisées parfois à 100%, groupes de travail et comités techniques de vaccination sous influence, journalistes qui font des "ménages pour l'industrie" ou ne font pas leur travail... - c'est un système parfaitement verrouillé par l'industrie pharmaceutique. Il y a beaucoup de notes sur Pharmacritique traitant de ces aspects, accessibles à partir de la liste de catégories à gauche de la page.

    A propos, le même système verrrouillé par les experts ayant des conflits d'intérêts qui en bloquent toutes les articulations est dénoncé par le réseau interassociatif ETAL, dont la Fondation Sciences Citoyennes fait partie. La description de ce système a semblé "effrayante" au vice-président du Sénat, Jean-Léonce Dupont, lors d'une audition du réseau ETAL le 29 septembre. (Voir le compte-rendu public). Et pourtant, la réalité dépasse les contes d'horreur.

    Il suffit que l'OMS, instance de tous les pantouflages et liaisons dangereuses, donne l'alerte à la pandémie, et les firmes donnent l'alerte à leur valetaille, qui se charge aussi de la rétroaction sur l'OMS... Parler de ghost management n'est pas de la science-fiction: la gestion est là, invisible mais omniprésente, exerçant un contrôle total à tous les niveaux.

    Voici les quatre parties du documentaire diffusé le 20 octobre 2009 sur ARTE.

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  • La revue Prescrire met en garde contre une prévention démesurée face à une grippe A H1N1 de gravité modérée

    Voici enfin la position de la revue Prescrire (N° 312, octobre 2009).

    "GRIPPE A/H1N1 : GRAVITÉ MODÉRÉE

    L'expérience acquise dans le monde montre que la grippe A/H1N1 est de gravité clinique voisine de celle de certaines épidémies intenses de grippe saisonnière.

    Des actions de prévention de grande ampleur ont été mises en oeuvre et d'autres sont annoncées contre la grippe A/H1N1. La gravité de cette épidémie est le premier élément à analyser pour déterminer la balance bénéfices-risques de ces interventions.

    Dans son numéro d’octobre,Prescriresouligne que le taux de mortalité de 1 décès pour 2 000 cas de grippe notifiés, parfois donné pour les États-Unis d'Amérique et l'Europe, surestime ce taux car le nombre de cas de grippe notifiés est très inférieur au nombre de cas réels.

    En Nouvelle-Zélande, après l’épidémie de grippe de l’hiver austral, le taux de mortalité de l'épidémie a été évalué par les épidémiologistes locaux à 1 décès pour 20 000 cas de grippe.

    Une personne sur 330 a été hospitalisée, et une sur 2 700 a été hospitalisée en soins intensifs.

    Les situations cliniques associées à un risque accru d'hospitalisation sont les mêmes que pour la grippe saisonnière : grossesse au cours du 3èmetrimestre, diabète, maladie respiratoire ou cardiaque sévère, immunodépression.

    Les décès chez des personnes jeunes en bonne santé sont exceptionnels. Peu de cas ont été recensés chez des personnes âgées de plus de 65 ans, peut-être en raison d'une immunité acquise dans les années 1950.

    Au total, cette grippe est de gravité comparable à une grippe saisonnière intense. Gare donc aux actions préventives aux conséquences démesurées : par exemple une trop large utilisation des antiviraux, une utilisation indiscriminée de vaccins trop peu évalués, des mesures coercitives injustifiées.

    GRIPPE A/H1N1 : GARDER SON SANG-FROID

    L'emballement politico-médiatique autour de la grippe A/H1N1 est démesuré par rapport à sa gravité sans particularité.

    Durant tout l’été et la rentrée 2009, les préparatifs nationaux et internationaux en vue de la pandémie grippale A/H1N1 ont été omniprésents dans les médias. Dans son numéro d’octobre, Prescrires'interroge sur le raz-de-marée de dépêches, d'annonces, de plans, et de commentaires plus ou moins contradictoires, plus ou moins sous influences, qui a submergé grand public et professionnels, avec force promotion des antiviraux et des vaccins.

    Pourtant, dans les premiers pays touchés, les données montrent qu'en réalité la gravité clinique de cette grippe pandémique est du même ordre de grandeur qu’une grippe de forte épidémie saisonnière, sans catastrophe.

    Les antiviraux n’ont pas d’efficacité démontrée en termes de complications de la grippe saisonnière. Leur évaluation,mi-2009, était très pauvre dans la grippe pandémique, et aucun élément probant ne suggérait qu'ils en modifient de façon décisive l'évolution naturelle. Y compris l'oséltamivir(Tamiflu°), dont les effets indésirables graves sont de mieux en mieux connus, notamment neuropsychiques, cutanés et à type de saignements digestifs."

    Relations avec la Presse: Pierre Chirac - Tél : 01 49 23 72 63

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